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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

«Vous avez allongé votre série à 9 matches sans victoire !» Entendu vers 18h30, autour de D'Ornano. Le supporter normand est chambreur…Hier soir, effectivement, Toulouse n'a pas pris de points à Caen, mais il n'a pas perdu pour autant. Pour cause : il n'a pas joué, tout simplement. Pour quelle(s) raison(s) ? Le principe de précaution – et de prévision, ajoutera-t-on.

 


16h10, le ciel tombe sur Caen

Le 15e SMC-TFC de l'histoire en L1 a ainsi été remis à une date prochaine eu égard aux intempéries. En l'occurrence un gros orage (qui s'est abattu sur la ville et en particulier le stade à 16h10) suivi de deux autres épisodes de fortes averses – en amont de la rencontre. Comme à des «annonces météorologiques défavorables» – pendant le déroulé des débats et au-delà (de 20 heures à minuit).

C'est l'article 532 du règlement de la LFP qui s'intitule «Procédure en cas de doute sur la praticabilité du terrain».

Au vrai : si l'officialisation du report n'a été rendue publique qu'à 18 heures par le délégué du match, Patrick Guagliardi, lors d'un mini point-presse improvisé dans les entrailles de Michel-d'Ornano et qui aura duré exactement 2 minutes et 17 secondes, la décision était intervenue plus d'une heure plus tôt.


16h53, c'est le verdict

«Après une première visite de terrain à 16h40 qui nous avait déjà alertés sur une possible non-tenue du match, détaille M. Guagliardi, j'ai appelé les services météo à 16h53. Des précipitations abondantes étaient à venir. J'ai alors réuni un représentant des deux clubs et l'arbitre pour constater, après une nouvelle visite des installations, que les conditions n'étaient pas jugées satisfaisantes.»

Une fois encore, c'est l'article 532 qui fait loi. Y est stipulé que «jusqu'à deux heures du coup d'envoi, le délégué principal est seul compétent pour décider de la tenue ou non de la rencontre au regard des conditions générales de sécurité ». Après, la seule personne habilitée est l'arbitre, en l'occurrence hier M. Nicolas Rainville.

Bref, tout ça pour dire que le terrain à ce moment-là (17 heures si vous avez suivi) faisait bien grise mine – «il était très abîmé, concédait une heure et demie plus tard le président caennais Jean-François Fortin devant le tunnel des vestiaires. De grandes flaques recouvraient toute une bande de pelouse ainsi qu'une des deux surfaces de réparation. Donc, oui, je ne conteste pas la décision prise. La sécurité des acteurs est toujours à privilégier. Après, sourit-il en levant les yeux au ciel redevenu clément voire bleu (!), c'est vrai aussi qu'on a joué dans des conditions bien pires…»


19 heures, ciel bleu et mouettes

A 19 heures passée, alors que le crachin a cessé (et à 23h, il ne repleuvait pas, d'ailleurs…), les mouettes s'en donnent à cœur joie. Et le gazon ne semble en effet pas si impraticable même si l'on prend de la hauteur et que l'image nous suggère autre chose. Alors, pourquoi ne pas avoir (re)jouer aujourd'hui dimanche, c'est-à-dire le lendemain, tel que le veut l'article-là 534 ?…

M. Guagliardi d'expliciter : «J'ai à nouveau eu Météo France qui m'a dressé un tableau maussade de la journée de dimanche. Car après une accalmie matinale, il allait recommencer à pleuvoir de 11 heures jusqu'à 18 heures. Soit 7 heures d'averses avec 8mm de précipitations. Ce qui nous a obligés à reporter définitivement la partie.» CQFD. Bien que l'entraîneur du Stade Malherbe, venu se mouiller les pieds par lui-même, afficha une colère qu'on peut qualifier de noire : «La rencontre ne pouvait pas se disputer aujourd'hui (samedi, ndlr), c'est normal. Mais pour dimanche, gronde Patrice Garande, je trouve que le délégué s'est décidé trop vite ! Il fallait faire un point dimanche fin de matinée. Les deux équipes é-taient prêtes à jouer demain (dimanche donc). Dommage…»


21h30, les Toulousains redécollent

En attendant, avant de programmer une séance d'entraînement normal ce matin à 10h30, le TFC qui a avancé son avion de 2 heures, aura eu du sommeil en plus la nuit dernière. Déjà ça de gagné…


Le chiffre : 17e

Lille qui concède l'égalisation du Guingampais Jimmy Briand (2-2) à la 90+3, chez lui à Villeneuve-d'Ascq, après pourtant avoir mené 2-0 à la 57e… Encore, on vous passe sous silence le moment de la réduction de la marque bretonne (90e) ainsi que son auteur (un… Dogue). Mais c'est le Tef qui sourit car grâce à ce score de parité il ne se retrouve pas ce matin dans la zone rouge. Barragiste, en l'espèce (18e). Il lui faudra maintenant, aujourd'hui quoi, surveiller le résultat de Troyes. Si l'Estac ne bat pas l'OM, les Téfécistes –qui ne se sont pas rendus au stade car ils ont appris la «nouvelle» à l'hôtel– resteront 17es. Et pourront en quelque sorte considérer leur rencontre remise comme un vrai match-bonus.

 

Ce que dit le règlement de la Ligue


Sur la praticabilité du terrain (art. 532)

« Lorsque les services de la LFP l'estiment nécessaire (notamment en raison de prévisions météorologiques défavorables), ils pourront mandater un délégué ou un officiel de la Ligue sur le stade pour assurer le suivi de l'état de la pelouse et visiter l'équipe-ment concerné (…) Tout doit être mis en œuvre pour éviter les déplacements inutiles (équipes ou public). »


Sur le report au jour suivant (art. 534)

« Quand le match est remis pour cause d'intempéries, il est joué le lendemain (hors conditions extrêmes) à une heure librement consentie par les deux clubs en présence de l'arbitre et du délégué principal (…) Cette disposition ne s'applique pas si une rencontre de championnat, de Coupe de France, de Coupe de la Ligue ou encore d'une compétition europé-enne est prévue par le calendrier pour l'un au moins des deux clubs en présence, dans les deux jours suivants celui au cours duquel la rencontre ainsi remise devait se dérouler. »


Sur la reprogrammation ultérieure (art. 514)

« Pour les matches qui ne peuvent pas se disputer à la date initialement prévue, la Commission des Compétitions fixe, en règle générale, la rencontre à la première date disponible – et avant les deux dernières journées de Championnat. »

Caen-TFC rejoué le 24 ou 25 avril ?


Comme l'entend encore et toujours le règlement, le match doit – a priori – être refixé à la première date libre pour les deux clubs. Moralité : étant donné que le SM Caen dispute ce mercredi – à D'Ornano – sa de-mi-finale de Coupe de Fran-ce face au PSG (un critère qui a également compté dans le report de la rencontre hier, nous a assuré le président caennais), le premier «choix» serait mardi 24 ou mercredi 25 avril. Le suspense ne durera pas longtemps, la Commission des compétitions de la Ligue ayant prévu de statuer en tout début de semane.


Bastia au Stadium, il y a 4 ans

Touché, coulé, reporté. Le précédent cas d'un rendez-vous n'ayant pu avoir lieu concernant le Toulouse Football-Club remonte à 2014, le samedi 25 janvier exactement. C'était à l'occasion d'un TFC - SC Bastia, comptant pour la 22e joute de L1. Et s'il s'agissait déjà, là, d'une histoire d'eau, ce n'était pas une question de praticabilité du gazon mais de dange-rosité d'accessibilité au site. «Un arrêté a été pris fermant l'île du Ramier et donc le Stadium de Toulouse» précisait à l'époque la Ligue de football professionnel. En clair : crue de la Garonne oblige, le problème était l'acheminement à l'enceinte. Là également, les prévisions avaient interdit le match de se jouer le lendemain, dimanche. Là enfin, l'événement s'était disputé à la première date libre sur les deux agendas. Sale souvenir : le TFC s'était incliné 1-3. Ben Basat avait bien répondu à Cissé, mais Modesto puis Bruno avaient damé le pion aux Violets. Et Chantôme s'était même fait exclure en 2 minutes !

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