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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Le chemin – du maintien – est encore long, entendu, mais les Violets l'ont repris. Au terme d'un week-end tout bénef : ils ont fait le job face à leur adversaire préféré (7-0 sur leurs 3 dernières confrontations) pendant que les autres scores leur faisaient signe de la main. On résume : Troyes et Lille qui chaque journée inversent leur position de barragiste et relégable, accusent ce matin 4 unités de retard sur le 17e et 1er non-relégable, Toulouse. Alors que Strasbourg (16e, 34pts) qui devance le Tef, n'est plus qu'à 1 longueur de fusil. On peut parler d'«embellie» violette. En voici les raisons.

Un pour tous...

«On est des chiens, on a la rage.» Lâché samedi par Christopher Jullien. De retour dans le XI depuis sa sortie à la mi-temps de la première période d'OL-TFC le 1er avril, l'axial gauche a tout dit. Dans le money-time, assez de paroles, justement, des actes – forts, de préférence. C'était, en substance, le message délivré par Max-Alain Gradel il y a quinze jours avant la réception de Dijon (0-1). Malgré une débauche d'efforts louable, l'effet escompté n'avait pas eu lieu ; la partie été remisée pour avant-hier, donc. L'entraîneur en chef (Mika Debève) ne cesse de répéter que «les garçons ont à cœur de s'en sortir», le meneur de la meute (Cahu) de le verbaliser sur le pré. Face à Angers qui est tout sauf une proie facile, les attitudes furent bonnes. Chronologiquement : accolade Diop/Sanogo avant le coup d'envoi, Lafont qui s'empresse de faire une remise en jeu, Delort bagarreur en diable, Imbula accrocheur à souhait, etc.


... et tous pour un

Corollaire : quand le collectif brille, les individualités ressortent. C'est la loi du foot. Contre le SCO, le match n'a pas dérogé à la règle. Sanogo a ouvert le score parce que Gradel est revenu à la charge pour le servir sur un plateau ; Gradel a breaké parce que Sanogo s'est arraché pour provoquer le penalty. Renvoi d'ascenseur. Il n'y a pas de secret, une alchimie si. Bien sûr il ne s'agit pas de tirer de conclusion hâtive et, déjà, attendre confirmation en Normandie dans deux jours. En tout cas, sevré de victoires depuis 2 mois et demi, le supporter violet ne boudera pas son plaisir… jus-qu'à la prochaine rencontre.


Travées à l'unisson

Le public, parlons-en. Vendredi, mine de rien, Michaël Debève avait lancé un petit appel du pied : «à Toulouse, les supporters nous ont toujours soutenus. Leur aide est précieuse.» L'écho fut grand, sa résonance dans le virage Est à la hauteur de l'importance de l'événement. Le jour et la nuit eu égard à la dernière fois où les joueurs avaient été chahutés. «C'est tous ensemble qu'on se sauvera» dixit Alban Lafont, une mi-temps tous les quinze jours avec le kop «sur» le dos.


Du vécu, coco !

L'expression est triviale, on le reconnaît. Mais elle a le mérite de la clarté. La L1 ne s'apprend pas en un claquement de doigts. Cet été Yannick Cahuzac a été détaché de son port bastiais pour ça, quand bien même on ne saurait réduire son influence uniquement à l'aspect expérience. Imbula aussi, pour sa capacité à impulser le tempo d'un match. Sanogo enfin, pour – en dehors de ses qualités de finisseur – sa faculté à faire remonter le bloc de par sa conservation du ballon dos au but ou son rôle de point d'appui. Les oisillons de la pépinière violette ont besoin de patrons !


La roue tourne

Le penalty est un fait de jeu, le Toulouse FC a obtenu son 11e –totalement justifié, comme le fait de ne pas siffler de sanction suprême sur Jullien en première mi-temps suite à un cafouillage sur corner (28e). Et «MAG» l'a transformé sans sourciller : «Depuis un petit moment, la chance ne nous souriait pas. Là, ç'a a changé.» Rappelons que devant le DFCO, c'est dans les pieds adverses que la parade de Lafont était revenue tel un boomerang… Hier aussi, Troyes a mené dans le Chaudron jusqu'à un quart d'heure de la fin…


Sanogo manquera la réception de Lille

S'il y avait un bémol à la soirée de samedi, c'est bien celui-ci : averti pour un crampon en retard certes mais qui a semble-t-il seulement effleuré les chevilles de Thomas (les ralentis ne sont pas formels), Yaya Sanogo – victime de la règle des 3 avertissements en l'espace de 10 matches – sera suspendu pour affronter les Dogues au Stadium dimanche 6 mai (17h, multiplex beIN1 et en intégralité sur MAX).

Michaël Debève : «On mettrait Troyes et Lille à 7 points »


Un grand ouf de soulagement,on imagine…

Naturellement. On attendait la victoire depuis un petit moment. Notre situation l'exigeait, on a répondu présents – c'est ce qui est aussi intéressant. Nous n'avions pas su devant Dijon ; là, on a fait ce qu'il fallait, en réussissant à être efficaces sur les plans défensif comme offensif.

Un clean-sheet, toujours que du plaisir, non ?

(sourire) Derrière, on a très bien travaillé en laissant peu d'espaces à cette équipe et surtout à leur attaquant Toko Ekambi. On l'a vraiment neutralisé. Forcément, ça rend le match plus facile.

Avec la réception de Caen (même score), c'est le plus large succès depuis le début du Championnat – pourtant, effectivement vous n'avez pas eu des tonnes d'occasions !

Même si on aurait pu au bout de 6 minutes ouvrir le score (face-à-face Sanogo/Butelle, ndlr). Malgré tout, sur notre deuxième opportunité on y est parvenus.

On parlait de l'arrière-garde. Qu'avez-vous pensé de Christopher Jullien qui retrouvait une place de titulaire en charnière ?

Il a sorti une grosse partie. à l'instar de toute la ligne défensive y compris Alban (Lafont) en dépit du peu qu'il eut à accomplir (0 tir cadré pour Angers). Cela signifie que les défenseurs l'ont bien protégé. à commencer donc par l'axe central : franchement, je crois qu'on a retrouvé le Christopher de la saison passée. Alors, oui, il a peut-être eu deux-trois relances hasardeuses. Or, il ne faut pas se tromper de sujet : c'est un arrière, il faut d'abord le juger sur les gestes défensifs et il aura gagné tous ses duels.

Le milieu, également, était à l'honneur.

Les trois ont bien œuvré de concert. Lorsque Yannick (Cahuzac) gère et organise tel que je le souhaite, Giannelli (Imbula) accélère ou ralentit le jeu et Ibrahim (Sangaré) apporte sa touche technique, ses orientations et ses percussions ou percées, l'entrejeu est performant.

Qui dit effectif complet, dit éliminations à l'arrivée. Blin et Jean n'étaient pas convoqués…

Un groupe de 20 joueurs avaient préparé le match. Tous méritaient d'être couchés sur la feuille. Après, à moi de trancher en effet : j'avais décidé de ne mettre qu'1 milieu sur le banc, je ne pouvais pas non plus prendre 4 attaquants.

On a l'impression que vous tenez votre équipe-type.

Oui. Il s'agissait de trouver un équilibre au sein de mon 4-3-3. Et ce XI-là se rapproche de ce que j'attends et de ce que je veux faire.

Bon, le maintien est en bonne voie ?

Il faut rester prudent. Même si on avait dit que ça se jouerait cette semaine – pour nous. On raisonne étape par étape. On a gagné Angers. Place maintenant à Caen qui est à 3 points devant. Si on a le bonheur de l'emporter, on passera devant Strasbourg et, au goal-average, les Caennais. Surtout on mettrait Troyes et Lille – qu'on reçoit dans quinze jours – à 7 points.

 

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