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Patrick Desprez, Géraldine Jammet, XAVIER THOMAS et JEAN COHADON pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Incapables de sortir de leur moitié de terrain toute la deuxième mi-temps alors qu'ils menaient à la pause, les protégés de Mika Debève s'inclinent logiquement. De probable, le maintien est devenu hypothétique.

Delort accroupi dans la surface adverse qu'il n'a pas foulée de la seconde période ; Jullien qui applaudit le virage Est, de loin, comme machinalement ; Blin qui se man-ge le maillot en le relevant et Bodiger qui baisse la tête…

Scène de désolation. Scène de jubilation dans l'autre camp avec un entraîneur qui fait des sauts de cabri haranguant le parcage visiteurs «ras-la-gueule» avec ses 850 Nordistes torse nu sous le soleil du Midi !


Le ciel tombé dessus en 2min

Au coup de sifflet final, la pelouse du «Petit Wembley» soufflait le show des Lillois – pas habitués à pareille fête – et le froid des Toulousains. Contraste saisissant, pas surprenant, entre des Dogues «encore en vie» dira une demi-heure plus tard leur coach Christophe Galtier cependant que les Violets, tombés dans la zone rouge pour la première fois depuis le 27 janvier (19es à l'issue de la 23eJ), ont vu le ciel leur tomber dessus. Jusqu'à dix minutes du terme, le TFC réalisait une affaire en… or dans le Championnat d'en-bas : menant 2-1, le club de la Ville rose était 16e, toisant de 2 points Strasbourg en train d'être défait à Rennes puis de 5 unités la doublette formée par le Losc forcément et Troyes battu un peu plus tôt à Lyon (0-3). Et puis ?

Et puis, patatras… En deux minutes, la troupe à Galtier a retourné à la fois une équipe qui refusait de jouer depuis son retour des vestiaires et, totalement, la hiérarchie au classement. Résultat et constat en regardant le tableau : d'avant-dernière, l'ancienne formation de Bielsa se retrouve aujourd'hui hors turbulences : 16e... en lieu et place du Tef. Avec une longueur d'avance sur le 18e et barragiste… le Téfécé.

Incroyable renversement. Pas franchement immérité, si on ose. Nous l'avons surligné : les coéquipiers d'Issa Diop n'auront fait que poser les barbelés à 40m de leur cage.

Un seul but (sans jeu de mots), défendre. Conserver l'avantage au score…


Coaching discutable

ç'aurait pu passer, au contraire cela a craqué pour reprendre les termes du technicien picard Michaël Debève – dont le coaching, tardif vu la domination des siens sur le pré et surtout frileux, prête à débat. Et la Maison violette vola de toutes parts ; car on ne comptait plus, à force, les sauvetages miraculeux du gardien du temple Alban Lafont, quand bien même sa décision d'aller au-devant de Pépé sur le but du 2-3 n'est pas opportune.
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Comment expliquer l'inexplicable ? Ce sera, justement, la réponse de Yago, un des rares joueurs à vouloir passer sur le gril en zone mixte. Pendant que ses partenaires, dehors, subiront la fronde des fans une bonne heure après la fin des hostilités ; que certains vont être insultés ; et Delort, ciblé, même bousculé !

Ton sport qui te châtie, tes supporters qui sont sur ton dos : oui, TFC, tu es dans de bien sales draps à J-2 avec, pour commencer, un voyage chez l'ennemi bordelais samedi soir. La semaine ne sera pas de trop pour te reprendre…

Attaquants cherchent ballons

Lafont (14/20).

- On l'a vu arriver de loin. Bluffé, limite attentiste, Lafont n'a pu qu'assister au but inscrit par Pépé du talon droit, lancé par un Malcuit chaud bouillant (5). Mais il s'est envolé pour repousser la charge de Bissouma des deux poings (60) avant de sécher Mothiba et Pépé qui ont tour à tour tenté leur chance (66). Puis, le jeune portier est allé au front en se couchant sur le ballon de Mendes (69). Dix minutes et quatre parades d'enfer. Mais le but de 35 m infligé par Bissouma (81) lui coupe l'herbe sous le pied. Lancé par Araujo, Pépé n'a eu qu'à dribbler le gardien, coupable d'une sortie hasardeuse (82).

Amian (9).

- Marquage, OK. Replacements, idem. Mais pour le reste, la copie était plutôt terne. Par chance, le tir d'Araujo qui lui a mis une doublette est passé à droite des cages de Lafont (33).

Diop (10).

- Le roi du tacle propre et «punchy» a récidivé avec deux belles récupérations en prime (12, 38). Bissouma se rappellera sûrement à son bon souvenir après s'être fait découper par le capitaine toulousain qui écopera cette fois d'un carton jaune (78). Mais avec ses grandes jambes, rien ne l'arrête (14). Et «coucou, le revoilà» à la récupération du coup franc de Delort (43) dans la surface du Losc.

Jullien (11).

- Il a prouvé qu'il était bel et bien de retour. Réaction d'orgueil ou pas, sa réalisation du match (44) a été vécue comme une véritable libération pour un Stadium blindé et qui avait forcément envie d'en découdre à 1-1. Sa reprise sur une tête de Sangaré a eu l'effet escompté : avantage au «Tef» 2-1.

Moubandjé (8).

- Il a eu le mérite de perturber Malcuit dans ses innombrables percées (18, 36). Malgré une envie exacerbée et une belle mobilité, le n°29 a commis plusieurs bévues qui auraient pu alourdir l'addition. On le soupçonne de gêner Lafont sur le doublé de Pépé (82). Et sa répétition de fautes (84, 90+2) contraint Clément Turpin à brandir un carton rouge qui ne changera rien à l'épilogue de l'histoire.

Sangaré (12).

- Certainement l'auteur de la prestation la plus constante. Oui, son tir cadré manquait clairement de pêche (16). Mais il n'a pas hésité à faire parler sa tête et ses épaules dans le jeu aérien (33). C'est d'ailleurs la même «cabeza» qui est à l'origine de l'ouverture du score par Jullien (44). Et après les citrons, il semblait encore frais comme un gardon (54, 56).

Blin (8).

- Encore trop nerveux, le suppléant en titre du «Corse» a fait son match de sentinelle, sans plus (12).

Somalia (9).

- Il a assuré dans le rôle de relayeur par ses contestes (14, 34), ses récupérations aussi autoritaires que régulières (19) et a même tenté de percer la défense du Losc avec un tir (21) qui s'est avéré trop croisé. Alors que la surface téféciste était «squattée» par ses invités, il est parvenu à chiper le ballon pour repartir au combat (64). Remplacé par le spectre de SYLLA (65).

Jean (10).

- Rapide, opportuniste et intelligent dans ses positionnements, l'attaquant a su sauver illico l'honneur des Violets (9) assommés par un but lillois quasi d'entrée de jeu. Mais après cela, on n'était pas loin de la Bérézina. Remplacé par YAGO (68) qui n'a pas pu faire grand-chose pour repêcher ses coéquipiers en train de sombrer sous la marée nordiste.

Delort (7).

- Grâce à un centre bien enroulé, il a propulsé Jean sur orbite pour le premier but de Toulouse (9). Dos à Maignan, il tente une frappe sur une remise de Diop mais le gardien du Losc s'est emparé du ballon (43). Il obtient un coup franc intéressant mais son même tortionnaire de gardien s'est fendu d'un arrêt magistral (57).

Gradel (9).

- Il a essayé. Mais face à un collectif qui affiche 69 % de possession, dur, dur de tâter du ballon. Remplacé par le revenant BODIGER (80), trop brouillon…

Michaël Debève, l'entraîneur toulousain : «Le foot nous a punis»

À l'issue de cette drôle de désillusion, l'entraîneur toulousain ne s'est pas défilé.

Michaël, c'est la Bérézina, non ?

Oui… On se devait de l'emporter ou, du moins, ne pas perdre pour rester devant Lille. Ce n'est pas le cas… Déjà, on commence très mal le match. Puis on a la chance de revenir et, mener, sur deux coups de pied arrêtés. à la mi-temps, l'histoire se présentait bien.

Mais vous n'avez pas su gérer…

En effet, on a craqué. Lille nous a donné la leçon. Moralité, on se retrouve dorénavant dans une position délicate.

On a l'impression qu'après le repos l'équipe a évolué la trouille au ventre !

Je le pense. Même si paradoxalement notre objectif était de jouer plus haut, afin justement de ne pas subir. Malheureusement, on n'a pas réussi à ressortir les ballons ; on s'est montrés très mala-droits techniquement. On n'a pas su aller de l'avant. Et, en prime, derrière on a également laissé trop d'espaces.

Regrettez-vous vos remplacements ?

On peut, avec le scénario final, bien évidemment.

Mais, la chaleur aidant, il fallait aussi renforcer les couloirs ( Yago et Sylla au relais respectif de Jean et Somalia). C'était défensif, oui, je le reconnais. Cependant la priorité était de prendre les points et la physionomie des débats le réclamait.

Vous sentez-vous, quelque part, responsable du revers ?

Le premier responsable est toujours le coach puisqu'il met en place un XI et procède ensuite aux changements. Donc vous pouvez dire que c'est moi. Après, les joueurs ont essayé de mettre en application, comme je vous expliquais, les principes qu'on avait édictés ; ils n'y sont pas parvenus. Avec l'enjeu, on a perdu le fil de la rencontre. En résumé, le jeu nous a punis. Et je comprends les sifflets du public : il a répondu présent, pas notre équipe !

Comment se relever de ce coup de bambou ?

Dans les têtes, c'est difficile. Maintenant le Losc vient de le faire, alors pourquoi ne serions-nous pas à même de l'imiter à Bordeaux…

Vos joueurs peuvent se transformer en guerriers ?

Oui. Au pied du mur, il s'agit de trouver les ressources nécessaires. Il nous faudra un minimum de 4 points pour pouvoir s'en sortir.
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Pourtant la préparation avait été bonne, disiez-vous…

Je crois. Bien qu'il y a eu un imprévu avec le forfait de dernière minute de Yannick Cahuzac (déchirure adducteurs droits, 10 jours minimum d'indisponibilité avant une nouvelle IRM en milieu de semaine).

 

Défaite du TFC face à Lille : les supporters toulousains manifestent leur colère, Delort bousculé

La défaite du TFC face à Lille (3-2), dimanche, au Stadium, a provoqué l'ire des supporters toulousains, notamment des Indians qui, dès la fin de la rencontre, ont hué la formation dirigée par Michaël Debève. Et lorsque certains joueurs du TFC tels Jullien, Diop, Sangaré ou Yago ont été saluer leurs supporters comme ils en ont l'habitude, ces derniers, gestes significatifs, sifflets et insultes à l'appui leur ont fait part de leur mécontentement. Mais la colère s'est poursuivie en dehors de l'enceinte du Stadium bien après le match, devant le parking des joueurs.

Plusieurs centaines de supporters parmi lesquels les Indians ont alors copieusement hué certains joueurs se rendant à leur véhicule sous la protection des services de sécurité. Le premier pris à partie a été Christopher Jullien qui ne s'est pas défilé et a longuement discuté avec certains suppporters remontés avant de pouvoir regagner calmement son véhicule.

En revanche, pour son coéquipier Andy Delort, ce fut beaucoup plus agité. L'attaquant toulousain a été vite cerné et même bousculé, obligeant alors la police à intervenir pour repousser la centaine de supporters qui l'entourait, les chiens de la brigade cynophile en première ligne. A l'abri derrière les grilles du parking où il a discuté avec plusieurs membres de son entourage pendant quelques minutes, Andy Delort a toutefois cristallisé la colère des supporters et les insultes à son encontre ont fusé.

La tension est finalement retombée une fois le joueur parti. Mais un fumigène allumé sur le parvis du Stadium quelques minutes plus tard a ravivé un brin la tension avant qu'une brève charge de la police n'éparpille définitivement tout le monde entre le parking et l'entrée des joueurs, ramenant définitivement le calme aux alentours de 20 heures.

Sept arrestations en marge de TFC-Lille, deux gardes à vue toujours en cours

Plusieurs supporteurs ont été arrêtés par la police lors du match entre Toulouse et Lille, ce dimanche au Stadium, qui a vu le TFC descendre en position de premier relégable de ligue 1. Trois fans de Lille ont été maîtrisés avant la rencontre. Ils avaient volé une écharpe à un supporteur des Violets et ils y avaient mis le feu. Ces Nordistes âgés de 28, 23 et 21 ans ont passé le match au commissariat. Libérés, ils sont rentrés dans le Nord et l'enquête va être reprise par les services de police du Pas-de-Calais.

Après la rencontre, deux Toulousains qui ont allumé un fumigène dans l'enceinte du Stadium ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils devraient faire l'objet d'une composition pénale (mesure alternative pour éviter un procès) comme un autre supporteur âgé de 22 ans qui a lancé une canette sur un policier. Enfin vers 20 heures, à proximité du Stadium, rue Camille-Soula, un garçon de 22 ans a été arrêté. Ce supporteur du TFC est accusé d'avoir jeté une bouteille en verre sur des policiers. Un membre de la brigade anti-criminalité a été blessé à la main et a dû recevoir des soins (points de suture). Lui est toujours en garde à vue au commissariat central.

Le club indique ce lundi dans un communiqué que l'intervention de la police "relevait d'une décision autonome prise par l'Autorité Publique" et que le TFC "était à ce moment précis en train de dialoguer avec des représentants des groupes de supporters afin d'organiser une entrevue immédiate avec la présidence du club". Le groupe de supporters des Indians Tolosa regrette que le TFC ne condamne pas ou se désolidarise pas de "l'intervention de la police".

Donc vous ne condamnez, ni ne vous désolidarisez du comportement de la police hier soir. Dont acte. https://t.co/nYRloOLHOB
— Indians Tolosa (@Indians_Tolosa) 7 mai 2018

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