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Géraldine Jammet pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

21 heures, samedi. Le TFC, en position de barragiste à la 18e place, affronte son meilleur ennemi, Bordeaux (9e, 49 points) qui a encore une carte à jouer pour la Ligue Europe. Ça promet.

 

Il est passé des côtés de la «force», si on ose. Yannick Stopyra (57 ans), ancien attaquant international passé par le TFC entre 1984 et 1988, avec une participation à la Coupe UEFA en prime, est responsable du recrutement du centre de formation de Bordeaux depuis 2012. Un engagement quasi naturel pour celui qui dirigeait depuis 2007 le Pôle espoirs de Castelmaurou avant de rejoindre l'autre berge de la Garonne. Et même presque 30 ans après son passage à Toulouse en tant que joueur, il se rappelle encore avoir été invectivé de «traître» quand il a rejoint l'effectif girondin pour la saison 1988-89. Pourtant, il en est persuadé : «Il y a une ‘'haine'' des Toulousains pour les Bordelais alors qu'ici, ce n'est pas le cas.» Mais ce qui ne signifie pas pour autant que Bordeaux fera des cadeaux…

Positive attitude. «Je suis toujours le TFC car c'est un club par lequel je suis passé et qui m'a fait l'honneur de m'inscrire sur une courte liste de noms qui ont marqué son histoire. Et au vu de la saison, je reste encore optimiste. Même si dans le pire des cas, ils sont en barrages, ils peuvent le faire. Aujourd'hui, tout est pensé pour qu'un club de L1 ne descende pas, comparé aux play-offs de L2. Il faudrait un concours de circonstances très négatif pour que l'équipe soit reléguée.»

L'expérience empirique. «Certains clubs ne savent pas ce qu'est la survie. Il n'y a qu'à regarder ce que Dupraz a réussi à faire à Angers… Désormais, le TFC sait ce qu'il faut faire et ça, c'est un véritable avantage.»

Un derby qui n'existe qu'ici ? «Il y a une ‘'haine'' des Toulousains pour les Bordelais alors qu'ici, ce n'est pas le cas. Moi, on m'a traité de traître quand j'ai signé à Bordeaux ! Mais nos ennemis, c'est plutôt au Nord comme Nantes ou dans un autre registre, Marseille. Ici, personne ne souhaite que le TFC descende, il n'y a pas de rivalité avec Toulouse. D'autant plus que ce sont les seuls clubs de foot du Sud Ouest en élite.»

Pas de tendresses pour autant. «Le match de samedi ne sera pas facile. Ici, le respect et l'éthique imposent que le but, c'est de gagner. Les Girondins essaient encore d'obtenir leur billet en Ligue Europe et même s'il y a une nouvelle donne (possible rachat du club en fin de saison), l'équipe est sereine. Donc Bordeaux n'a pas vraiment de craintes quant au doute que Toulouse pourrait lui instiller : aucun joueur ne va baisser le pied.»

Le conseil du coach. «Croire en soi. Dans le sport, quand on n'a pas le moral, il faut croire en l'équipe et ne pas se focaliser sur les enjeux. C'est ce qu'a fait Lille en se déplaçant à l'extérieur sans pression. Et l'équipe s'est libérée…»

La formation : balle au centre. «Toulouse a cet avantage d'avoir un centre de formation performant mais il y a une légère différence avec celui de Bordeaux. Déjà parce que Sadran gère tout quand ici on se pose la question d'un repreneur américain. Mais les jeunes sortent quand il y a des difficultés. C'est ce qu'il s'est passé pour nous avec Jules Koudné, un joueur avec une super mentalité qui est l'exemple même de la vocation d'un centre de formation, donc on peut s'attendre à la même chose à Toulouse. Ils ont notamment un avant-centre international de 17 ans, en provenance du Pôle espoirs de Châteauroux, que bientôt tout le monde voudra.»

Le 12e homme. «L'identité dans le foot est primordiale et quoi qu'on en pense, la tactique reste limitée. Alors il faut que le public s'identifie aux joueurs de son équipe. Knysna (grève de l'équipe de France lors du Mondial-2010 en Afrique du Sud) en est l'exemple même. Moi-même, à Rennes, j'ai connu des situations compliquées. On avait été derniers toute la saison et c'est moi, l'ancien, qu'on a attrapé. Et même quand on a l'amour et le respect de son équipe, c'est très dur de se faire siffler par son public.»
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Ô Nougaro. «Je pense que Toulouse doit surtout mouiller le maillot samedi. Comme le disait Nougaro : Ici, même les mémés aiment la castagne ! C'est de ça dont le public toulousain a besoin !»


Chat noir ?

On ne va pas se mentir, le derby de la Garonne en terres girondines - qu'il s'agisse de feu Chaban-Delmas ou de l'éclatant stade Matmut Atlantique - ne réussit clairement pas au TFC. 40 rencontres pour 23 victoires bordelaises, 10 nuls et 7 matches gagnés par Toulouse. De là à parler de «chat noir», il n'y a qu'un pas. Car on a eu envie de se tourner vers ces mêmes chères statistiques s'agissant des confrontations à la maison. Histoire de se remonter le moral. Et ce n'est pas la panacée non plus : 16 victoires du Tèf au Stadium contre ces mêmes chers voisins de Girondins pour 13 nuls et 12 matches remportés par nos invités. Et le dernier en date remonte au match aller, pour le compte de 6e journée, qui a vu Bordeaux l'emporter au Stadium grâce à un but de Malcom (69e).

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