Menu

Fil de navigation

Recherche

FRANCK LE DORZE pour L'Equipe

 

Ligue1

Ils ont empilé leur matériel au pied du Stadium comme on déposerait des fleurs pour commémorer un deuil. L’image est saisissante. Hier, en début d’après-midi, des représentants de quatre des sept groupes de supporters du TFC ont abandonné leurs instruments de fête à l’endroit qui ressemble désormais, pour eux, à un cimetière.

 

Celui des illusions perdues, des espoirs envolés, des paroles non entendues. Tous ne partagent pas leurs griefs ou, du moins, cette position extrême. Mais, déjà fatigués par un exercice harassant – par plusieurs même, si l’on considère que leur club se bat pour le maintien une troisième fois en quatre ans –, ils n’ont toujours pas digéré la funeste soirée contre Lille (2-3), il y a une semaine.

La défaite, bien sûr, malgré un avantage qui tenait jusqu’à la 82e minute et qui était quasiment synonyme de maintien. L’aprèsmatch, aussi, qui a vu des affrontements avec des forces de l’ordre, sur le parvis du Stadium. Les supporters se sont sentis agressés sans motif, alors qu’ils attendaient les joueurs, et n’ont pas apprécié le manque de solidarité de leur club, dont la direction s’est contentée d’un communiqué pour affirmer qu’ils n’étaient pas responsables de cette intervention musclée.

Alors, ils ne seront pas à Bordeaux, ce soir, pour l’un des déplacements pourtant phares de la saison. Et généralement incontournable. Une première dans leur histoire. Jeudi, dans un communiqué, ils ont écrit : « Même si nos concurrents nous offrent le maintien, cela ne changera rien. En l’état, le club est condamné à revivre chaque année, encore et toujours, la même saison en attendant la Ligue 2. »

Dans ces conditions, Michaël Debève se retrouve dans une position de plus en plus inconfortable, déjà bancale après sa mauvaise gestion tactique face au LOSC. Hier, il avait, comme de coutume, décidé de laisser ouvert l’entraînement aux fans des Violets. Il n’y avait pas grand monde… « Je suis toujours très franc, loyal et disponible, je n’ai jamais refusé le moindre échange, a confessé l’entraîneur d’une équipe désormais barragiste et qui terminera par une rencontre décisive à domicile, contre Guingamp.Je suis attentif à ce qui se passe. Les supporters ont le droit de manifester leur colère. Mais je reste persuadé que les vrais supporters nous soutiendront. »

Le technicien doit d’abord miser sur la solidarité de son groupe, lui aussi marqué par le coup de crocs des Dogues. Les quatorze points en quatorze matches récoltés depuis sa nomination, le 22 janvier (en remplacement de Pascal Dupraz), les huit seulement sur les douze dernières rencontres, ont fragilisé sa situation, en interne. « On a vécu une semaine difficile, mais les joueurs ont tout mis en œuvre pour évacuer cette défaite et préparer Bordeaux, a reconnu Debève. Il y a eu beaucoup de discussions, d’échanges entre les joueurs, le staff et la direction. Il y a une remobilisation. »

Mais l’entraîneur, qui commence à envisager l’éventualité des barrages, a conscience que son équipe a certaines lacunes difficilement corrigeables à deux – ou quatre (en cas de barrages) – matches du terme de la saison. « Il faut arriver à se libérer mentalement, à faire le vide, expliquet-il. On a du mal dans les grands rendez-vous car on a un groupe assez jeune, auquel on demande beaucoup. »

En Gironde, les Toulousains pâtiront encore de l’absence de Yannick Cahuzac (ischio-jambiers), qui serait si précieux dans ce contexte. Il pourrait être de retour pour la réception de l’En Avant, dans une semaine. Le milieu était descendu, il y a un an, avec Bastia. Il aimerait, cette fois, partir en vacances avec des fleurs, mais sans la couronne. ‘

2018 / 2019

CALENDRIER

2018/2019

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2018/2019

EFFECTIF

2018/2019

TRANSFERTS

2018/2019

STATISTIQUES