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VINCENT VILLA pour L'Equipe

 

Ligue1

Alain Casanova est revenu à Toulouse nanti d’un projet de jeu qui se met en place, par petites touches… de balle. « L’idée, c’était d’apporter une qualité technique peut-être supérieure à celle de la saison dernière, pour appliquer le jeu qu’on aime, explique le coach du TFC. J’ai envie d’une équipe avec de la personnalité et soucieuse de poser des problèmes à nos adversaires. Dotée, aussi, d’une mentalité irréprochable, avec des vertus pareilles à celles des Bleus pendant le Mondial. On ne sera pas toujours capables d’imposer notre jeu et on rencontrera des formations plus fortes, mais, au niveau de l’état d’esprit et de la cohésion, on doit avoir chaque fois 10 sur 10. » La note maximale, dans ce domaine, a été distribuée à Guingamp (2-1, 4e j.), où l’expulsion précoce de Jean-Clair Todibo (25e) a mobilisé les ressources mentales de son équipe durant plus d’une heure.


La recherche de la verticalité

Mais, avant d’entrer longuement en résistance, Toulouse est passé à l’offensive, lors d’une entame de rencontre qui a illustré sa quête : une verticalité fertile, plutôt qu’une possession stérile. « On veut mettre en place un jeu tourné vers l’avant, dans lequel la verticalité est très importante, souligne Casanova. On peut appeler ça un jeu de possession, car on veut avoir le ballon le plus longtemps et le plus souvent possible, mais on essaye d’être dans l’efficacité. Avoir le ballon, comme le font certaines équipes ou sélections, sans trop de variété dans leur jeu et sans trop d’options pour changer ni déséquilibrer les défenses adverses, je n’aime pas ça. C’est même une horreur pour moi. En revanche, avoir le ballon et essayer de poser des problèmes car vous progressez rapidement de manière verticale, oui.»


Redoubler pour avancer

Cette avancée sur le terrain, dans l’idéal de l’ancien entraîneur du RC Lens, doit se faire avant tout à travers des manœuvres collectives, qui associent vitesse et spontanéité. Manu Garcia s’inscrit au cœur de cette volonté de redoubler les passes, de combiner avec célérité : en Bretagne, à la suite d'une récupération haute, la passe verticale et en une touche du milieu espagnol a lancé Gradel vers l’ouverture du score. Mais le jeu souhaité ne s’exonère pas non plus de prises de risque individuelles, notamment à travers l’Ivoirien et Dossevi, qui font battre les ailes toulousaines. « J’aime les joueurs comme eux, qui, dans certaines situations, peuvent porter le ballon pour aller fixer l’adversaire, déséquilibrer par le dribble ou la percussion dans des zones proches du but adverse, ajoute l’ancien gardien. Ils apportent autre chose que le déséquilibre par le jeu combiné ou la passe. » Cette diversification de la menace est nécessaire pour varier les options et surprendre, car le haut niveau ne s’accommode pas de la routine.


Le 4-2-3-1 pour favori

Au niveau tactique, en revanche, les choix sont figés, pour le moment : ils s’arrêtent sur un 4-2-3-1, qui a remporté la palme de l’organisation. « C’est le schéma qui correspond le mieux au jeu de position quand on a le ballon et quand on ne l’a pas, justifie “Casa”. Ce jeu de position est bien meilleur avec le milieu à trois (les deux joueurs devant la défense et le milieu offensif axial). En effet, ce qui est important quand vous décidez d’avoir le ballon, c’est que vous allez le perdre, à un moment donné. Le jeu de position est très important pour laisser le moins d’espace possible. On pose plus de problèmes à l’équipe d’en face avec ce milieu à trois. » Un triangle vital dans la mise en musique du jeu toulousain.

 

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