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Florent Le Marquis pour France Football

 

Ligue1

Invaincu lors de ses cinq derniers matches, le Téfécé accueille Saint-Étienne ce mardi (21 heures) en étant au pied du podium de Ligue 1. Le retour d'Alain Casanova est pour l'instant un succès et la réconciliation avec les supporters actée.
Qui l'eût cru au soir du 10 août dernier ? Le match d'ouverture de cette nouvelle saison de Ligue 1 avait vu Toulouse s'incliner lourdement au Vélodrome, face à des Marseillais qui fêtaient leurs trois champions du monde français (4-0). Une défaite violente alourdie de deux buts en fin de rencontre, et une prestation très décevante des Violets, tant défensivement qu'offensivement. Le retour d'Alain Casanova sur le banc cet été avait déjà fait jaser du côté de la Garonne, et cette première claque n'arrangeait rien.


Mais voilà. Depuis cette rencontre inaugurale, tout va bien ! Le Téfécé reste sur cinq matches sans défaite et pointe au 4e rang du Championnat, à égalité de points avec Montpellier, 3e, et devant les ogres lyonnais, marseillais et monégasques notamment. Si, sur le long terme, ceux-là grilleront certainement la politesse aux derniers 18es de Ligue 1, Toulouse a de quoi fonder de bons espoirs pour ne pas vivre une nouvelle saison galère. Déjà, avec onze points pris en six journées, c'est autant que sur les quatorze dernières de la saison passée.

 

Les «nouvelles idées» de Casanova

Loin des idées préconçues sur sa philosophie, Alain Casanova a grandement participé à ce renouveau. «Quand il a été nommé, je suis allé le saluer et je me suis aperçu qu'il avait changé : dans son comportement, ses idées, raconte Alain Grolier, président du groupe Supporters des Violets. Il m'a dit qu'il venait avec de nouvelles idées. On le voit d'ailleurs avec cette équipe qui défend toujours aussi bien, mais qui attaque aussi, et c'est ça la différence.»

L'entraîneur déjà passé par la ville rose entre 2008 et 2015 a en effet toujours été réputé comme étant un entraîneur défensif, pour qui le beau jeu est le cadet de ses soucis. Mais il faut tenir compte de l'évolution de son effectif entre son premier passage et celui-ci. À la fin de son précédent mandat, le jeu offensif reposait essentiellement sur le seul Wissam Ben Yedder. De la forme de l'attaquant français dépendait les résultats du TFC. Cette année, l'effectif est bien plus étoffé et les choix possibles plus nombreux. Gradel est bien sûr l'atout numéro un, lui qui a été conservé pour deux petits millions d'euros après avoir été prêté par Bournemouth l'an passé.

L'Ivoirien est bien entouré avec les Sangaré, Dossevi, Leya Iseka et autres Manu Garcia. Ce dernier, prêté par Manchester City, est une véritable trouvaille. Casanova a choisi de placer le jeune espagnol dans le cœur du jeu, avec succès, lui qui distribue bien et participe au jeu offensif plaisant de Toulouse. Contre Angers samedi (0-0), il n'était pas titulaire pour la première fois de la saison et cela s'est ressenti sur le plan de la qualité technique. Cette capacité qu'ont les Toulousains à combiner et à multiplier les actions offensives contraste avec l'image longtemps renvoyée par l'entraîneur de 57 ans et qui effrayait les supporters au moment de l'annonce de son retour.

Le mercato a également été une réussite derrière. Si Issa Diop est parti à West Ham contre 25 millions d'euros, le reste de la défense n'a fondamentalement pas bougé, et les automatismes sont donc déjà là en ce début de Championnat. Si l'on met de côté les quatre pions encaissés à Marseille, Toulouse n'a concédé que trois buts sur les cinq derniers matches, dont un sur corner et un missile lointain de Tielemans contre Monaco (1-1). Reste à savoir comment seront intégrés Stéphane Mbia et Steven Moreira, pas utilisés pour le moment. L'arrivée de Baptiste Reynet en remplacement d'Alban Lafont est un excellent choix, et être parvenu à attirer le talentueux gardien de la séduisante équipe dijonnaise est une réussite certaine. La solidité est donc toujours présente.


«Il y a des gens qui ont changé d'opinion»

Des premières rencontres prometteuses qui ont permis de reconquérir le Stadium. «Pour notre campagne d'abonnement, on avait environ 76% de réabonnements au moment du début du Championnat. Aujourd'hui, on en est à 92%, explique Alain Grolier. Cela veut dire qu'il y a des gens qui ont changé d'opinion avec les matches.» De quoi se sentir pousser des ailes dans la ville rose ? «À côté de mon classement, j'ai mis le logo du TFC au niveau de la 8e place. En dessous, ce serait un échec, vu l'effectif sur le papier.»

Mais si de nombreux voyants sont au vert, il ne faut cependant pas s'enflammer pour les Violets. On peut rappeler que le Téfécé a battu difficilement Bordeaux et Guingamp (2-1 à chaque fois), deux équipes à la peine en ce début de saison, et en concédant plusieurs occasions. La victoire contre le promu nîmois (1-0) est intervenue grâce à un penalty en fin de rencontre. Quant aux matches nuls contre Monaco (1-1) et Angers (0-0), ils ont été obtenus contre deux équipes occupant actuellement la deuxième partie de tableau. Les trois prochaines rencontres contre Saint-Étienne, Rennes puis Nice seront de bons indicateurs. Les plus tempérés affirmeront donc qu'il faut savoir rester prudent, quand les plus optimistes rappelleront à raison que les points pris ne sont plus à prendre.

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