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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Entre malades… Alors que les Rouge et Noir où Ben Arfa sera remplaçant restent sur 3 revers d'affilée, les Violets avec Mbia convoqué viennent de stopper stupidement leur série d'invincibilité à 5 matchs. Le gain de la partie s'annonce précieux.

Ne pas gâcher. Virtuel européen dimanche dernier après son nul ramené la veille d'Angers (0-0), Toulouse, 9e hier soir, pourrait encore rétrograder d'un rang tout à l'heure si les Crocos nîmois l'emportent à La Paillade. Et dans le cas, forcément, où les coéquipiers de Gradel reviendraient bredouilles de leur voyage chez le Stade Rennais.

Ce serait ballot et surtout franchement pas révélateur de leur début de saison que les observateurs qualifient volontiers de «prometteur» – rappelons les chiffres : 3 victoires, 2 nuls, 2 défaites.

On voit d'ici bondir Alain Casanova, entraîneur éternel insatisfait. Ou plutôt toujours en recherche de faire progresser sa joyeuse troupe. «Il reste beaucoup de choses à améliorer, à tous les niveaux, même si je vois l'équipe de mieux en mieux à chaque sortie – notamment dans le jeu, on s'en est aperçu mardi soir. Nous sommes suffisamment objectifs et réalistes pour savoir où on en est, ce qu'on veut produire par rapport à l'exigence requise. Le travail n'est pas terminé, loin de là. Bref, ponctue l'Auvergnat, s'il n'y a pas de forme d'autosatisfaction, il ne s'agit pas non plus d'être négatif.»

Son homologue, lui, positive. «On va rencontrer une équipe toulousaine joueuse, difficile à manœuvrer et qui malgré une défaite à domicile a fait un bon début de saison. Elle est métamorphosée, explicite Sabri Lamouchi, ce n'est plus du tout la même musique que la saison dernière. J'aime Manu Garcia, poursuit l'ancien international, qui amène une touche technique dans l'entrejeu et permet –avec un gardien de la trempe de Reynet – de repartir de derrière, multiplier les passes, combiner…»

«Leur entame n'est pas conforme à la richesse de leur effectif, reprend la main Casanova. Je vous le répète : les Rennais ont gardé l'ossature de l'an passé tout en se renforçant remarquablement bien. Ils termineront sans souci dans le haut de tableau. On aura donc une opposition de taille mais, ajoute-t-il, nous aussi on sera prêts et on a des arguments à faire valoir.»

à commencer par les coups de pied arrêtés, redevenus un exercice fétiche des Violets depuis le retour sur le banc d'AC. Cela n'aura pas échappé à Lamouchi : «Le TFC se montre très dangereux sur les phases statiques, avec pas mal de joueurs athlétiques.»

Dans le domaine, Max-Alain Gradel ne donne pas sa part aux autres si on peut dire. Un attaquant ivoirien qui, au passage, ne tarit pas d'éloges sur Sabri Lamouchi : sélectionneur des éléphants, il avait rappelé l'attaquant des Verts à l'époque pour disputer le Mondial-2014 malgré une longue blessure. L'estime est réciproque : «Il porte le brassard, remarque le coach breton, ce n'est pas un hasard. Max a toujours pris ses responsabilités. Il effectue un début de championnat intéressant et je ne m'attends pas à ce qu'il fasse moins contre nous. Toulouse vient se rassurer, prendre des points et, le cas échéant, nous enfoncer. C'est de bonne guerre de la part de Gradel et de sa formation.»

Appuyer là où ça fait mal ou, autrement formulé, ouvrir le score. Face à un adversaire qui doute c'est souvent la recette gagnante. Quand bien même une nouvelle fois Rennes manie les paradoxes puisque sur les 4 revers qu'il compte, 3 l'ont été après avoir défloré le tableau d'affichage !

Pour sa part, le Toulouse FC l'a toujours emporté après avoir marqué en premier.

Faites vos jeux, rien n'ira plus d'un côté ou de l'autre…

 

Casanova : «Ben Arfa électrifie le jeu»

Une panenka au sol. Voilà. Pour sa première apparition sous le maillot rennais, le phénomène

a déjà fait des siennes en inventant un penalty inédit. C'était il y a 10 jours pile-poil, en Ligue Europe, dans sa nouvelle maison du Roazhon, face aux coriaces Tchèques de Jablonec – défaits ainsi dans le temps additionnel sur la sanction suprême convertie façon artiste par «HBA» (2-1 sp, 90+1).

«J'avais dit à son arrivée qu'il n'aurait pas besoin de 90 minutes pour donner les 3 points. Il travaille dans son coin, se réjouissait Sabri Lamouchi, cependant ses quelques petits éclairs nous permettent de penser qu'il sera rapidement à disposition.»

C'est vrai : il y eut dans ce tir d'Hatem Ben Arfa du John McEnroe, ce souci de caresser – du gauche, naturellement –l'objet de toutes les attentions. Pour l'heure, c'est bien lui l'ancien Parisien l'attraction avant ! Recruté par le club de la famille Pinault le 2 septembre, le magicien avait misé sur «deux semaines» pour réintégrer le groupe. Et, effectivement, le 20 septembre il rejouait 523 jours après un quart de finale de Coupe de France avec le PSG victorieux à Avranches (4-0).

Depuis, l'inimitable patte gauche a également étrenné sa tunique flambant neuf en championnat, 3 jours après la C3, une demi-heure devant… Paris (les clins d'œil du ballon rond : 1-3). Deuxième sortie, mercredi, et première titularisation de l'ex-Niçois à Amiens (1-2) qui aura disputé l'intégralité du match. RAS. Incontestablement, le bonhomme est en manque de rythme. Toujours le même dilemme : c'est en jouant qu'on retrouve la cadence…

Au coup d'envoi ou en cours de rencontre, il sera quoi qu'il en soit à surveiller comme le lait sur le feu tout à l'heure dans un stade chauffé à blanc.

Comment le prendre

Alors, quel plan lui réserve le TFC ? «On réglera le souci collectivement, répond Alain Casanova. Sinon, sourit le technicien, il faudrait qu'on retourne des années en arrière et défendre d'une manière qui n'existe plus… à part ça, j'ai toujours pensé que c'était un joueur sensationnel. Il fait partie de ceux qui électrifient le jeu. J'ai toujours en tête la demi-finale de Coupe de la Ligue 2010, ici au Stadium où on gagnait 1-0 face à l'OM et à 4min de la fin c'est lui qui permet d'arracher la prolongation où on s'inclinera.»

 

Rennes-TFC : notre XI rouge, noir et violet

Parmi la vingtaine de joueurs ayant porté le maillot des deux clubs dans les 30 dernières années, nous nous sommes amusés à établir une équipe-type, en 4-4-2 à plat, évidemment subjective. Nostalgie…


Christophe REVAULT

(Rennes 1998-2000 et 2006-07, Toulouse 2000-06)

Au vrai, le choix fut cornélien – tiraillés que nous étions entre l'emblématique gardien des Pitchouns, donc, et celui de la Ligue des champions : Nicolas Douchez. D'ailleurs, les deux furent en concurrence sur le pré vert du Stadium ! Mais le divin chauve l'emporte d'un cheveu eu égard à sa longévité (6 saisons au Tef) et le côté affect de la résurrection du Toulouse Football-Club.


Lucien AUBEY

(Toulouse 2001-07, Rennes 2008-10)

«Lulu» pour les intimes, était titulaire lors du fameux derby contre les Girondins le 26 mai 2007, offrant le tour préliminaire de C1 au peuple violet. Rien que pour ça…


Dominique ARRIBAGÉ

(Toulouse 1992-98 et 2004-08, Rennes 1998-2004)

L'élégant libero a la particularité de n'avoir connu que deux clubs : ces deux-là.


Lamine DIATTA

(Toulouse 1998-99, Rennes 1999-2004)

Le solide et longiligne stoppeur sénégalais fut une vedette à sa façon du mercato estival 1999 : vendu par le TFC à l'OM, il fut retransféré quinze jours plus tard au Stade Rennais «pour raison tactique».


Hérita ILUNGA

(Toulouse 2007-09, Rennes janv.-juin 2013)

Baup l'avait lancé à Saint-étienne, il lui fera découvrir la coupe d'Europe aux Grandes Oreilles dans la Ville rose !


Gérard SOLER

(Toulouse 1982-84, Rennes 1986-87)

Bon, on a triché un peu en exilant ce vrai «9» sur le côté droit. C'est lui, en Bleu, qui égalise face à l'Angleterre pour l'entrée en lice au Mondial-82.


Étienne DIDOT

(Rennes 2002-08, Toulouse 2008-16)

Présélectionné en équipe de France avec les Rouge et Noir, l'enfant de Paimpol fut un des hommes de base du premier passage sur le banc d'Alain Casanova.


Laurent BATLLES

(Toulouse 1994-99 et 2005-08, Rennes janv.-déc. 2002)

Le milieu tout-terrain par excellence, avec une grinta contagieuse. Lolo restera dans l'histoire du Toulouse FC.


Daniel MOREIRA

(Toulouse 2004-06, Rennes 2006-09)

Là aussi, ailier ou milieu excentré gauche n'est pas forcément son meilleur poste. Mais ce joueur très fin ne pouvait pas ne pas figurer à notre palmarès. Pourquoi ? à une unité près (21 vs 22), avec les Violets il aura fait trembler les filets en L1 autant que la légende Elmander.


Ola TOIVONEN

(Rennes janv. 2014-août 2015, Toulouse 2016-18)

à l'Ouest comme dans le Sud, ce neuf et demi laisse derrière lui des souvenirs mitigés : un talent, parfois incompris…


Yannick STOPYRA

(Rennes 1983-84, Toulouse 1984-88)

Ah… l'élimination du Napoli de Diego Armando Maradona au 1er tour de la Coupe UEFA 1986-87. C'est lui qui avait inscrit l'unique but au Stadium.

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