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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

«Je peux vous garantir que de toutes les équipes qu'on a rencontrées, c'est sûrement la plus forte.» Le message, distillé par Alain Casanova, est passé. Ces Niçois sont dangereux, et il faudra un grand TFC pour en venir à bout, ce soir au Stadium. Il faudra d'autant plus s'en méfier que les Aiglons sont à l'aise loin de leurs bases. Mais cet argument, le coach toulousain ne veut pas l'entendre : «On doit être capables de jouer de la même manière, quelle que soit l'équipe en face, que l'on soit à domicile ou à l'extérieur. Donc pour nous, ça ne change rien de les rencontrer au Stadium ou chez eux.»


Turn-over contraint

Ce jeu, que veulent imposer les Téfécistes à leurs adversaires, a dernièrement été contrarié, par des décisions arbitrales (exclusions de Leya Iseka à Rennes, de Todibo à Guingamp) ou des erreurs individuelles qui ont coûté cher (contre Saint-étienne). En soirée, le défi sera de proposer ce plan de jeu ambitieux avec un effectif remanié. Aaron Leya Iseka et Kelvin Amian sont suspendus, Yaya Sanogo toujours en phase de reprise, tandis que John Bostock est forfait, victime d'une gêne au bassin (il devrait reprendre l'entraînement lundi).

En pointe, les solutions ne sont pas pléthore. Firmin Mubele, qui était entré à ce poste à Rennes, devrait commencer le match. Au milieu, c'est en toute logique Jimmy Durmaz qui intégrera la pointe haute du triangle, une position qu'il avait occupée à Guingamp en l'absence de Bostock, déjà. Enfin derrière, le Stadium devrait découvrir la recrue Steven Moreira, qui disputerait ses premières minutes en violet.

Mais ces trois changements dans le XI de départ ne semblent pas être, pour Alain Casanova, une raison de changer son organisation : «Tout le monde sait comment on joue. On fera comme on a l'habitude de faire.»


Ne plus avoir peur

Confiance dans le système, donc, mais avant tout dans les hommes. «Je veux que tout le monde se sente concerné, parce qu'il n'y a aucun joueur en dessous d'un autre. On a quatre joueurs en moins ce week-end, donc d'autres vont apparaître. Ils sont très importants, et ils seront prêts», assure Casanova.

C'est justement cette confiance qu'il a en son groupe que le technicien voudrait voir rejaillir sur le terrain, et qui selon lui a fait défaut ces derniers temps. «Nous ne sommes pas assez sûrs de nous pour mettre en place le jeu que l'on voudrait, et que l'on est à même de produire. À Angers, à Rennes, quand l'adversaire a des caractéristiques très spécifiques ou des individualités fortes, nous avons pu montrer une certaine crainte.»

Face à l'OGC Nice d'un Patrick Vieira qui semble avoir trouvé son système en 3-5-2, qui s'appuie sur des talents comme Allan Saint-Maximin, l'occasion n'est que trop belle pour enfin surmonter cette crainte et faire régner sa loi. Et par la même occasion, rester dans le bon wagon. Au coup d'envoi, ce soir, le Téfécé n'est qu'à trois points du podium…


Souvent renversant…

Deux souvenirs, deux confrontations au Stadium face à l'OGC Nice, pas forcément heureux pour les Toulousains… Si le bilan global des Violets face aux Aiglons est globalement favorable (17 victoires contre 9 défaites sur les 37 matchs entre les deux équipes dans l'élite), les dernières années n'ont pas vraiment contribué à faire peser la balance en leur faveur.

L'an passé, les hommes de Pascal Dupraz sont déjà dans une position plus que délicate avant d'accueillir le Nice de Lucien Favre, lors de la 15e journée. Déjà défaits six fois avant le coup d'envoi, les Toulousains décident de démarrer fort pour se sortir de leur mauvaise passe, et ouvrent le score dès la deuxième minute par Andy Delort. Tout se déroule selon le plan en première période, les Violets gèrent, et voient même le sort leur sourire avec l'exclusion de Dante à la 40e, pour un deuxième avertissement après un tacle sur Jimmy Durmaz.

Mais le Tef va réussir à se saborder dans les grandes largeurs, concédant deux buts en dix minutes en fin de match ; un penalty de Balotelli, suite à une faute d'Amian, qui récolte un rouge, puis le coup de grâce de Srarfi dans les arrêts de jeu (1-2, score final).

Quelques années plus tôt, une autre partie à sensations. C'était en avril 2013, avec un certain Alain Casanova sur le banc. Mené d'entrée après un but de Bautheac (1re), le TFC réagit par Ben Yedder (8e), avant de prendre l'avantage par Capoue (19e). Mais Bautheac à nouveau, puis Cvitanich remettent Nice devant. Si Ben Yedder croit arracher l'égalisation (90e), Kevin Anin vient enterrer les espoirs garonnais au bout du temps additionnel (90+3, 3-4 score final). Attention, ce soir, à ne pas se relâcher avant la fin…


Le GYM voyage en première classe

Une maille à l'endroit… Les Niçois peinent à l'Allianz Riviera, carburent en dehors. Les chiffres ne mentent pas : 17es à domicile, les protégés de Vieira se classent 2es ex æquo à l'extérieur. Autrement comptabilisé : 3 défaites et 1 victoire à la maison ; 2 succès (1-0 à Lyon, SVP, et 2-1 à Nantes), 1 nul (1-1 à Caen) et 1 court revers (0-1 à Montpellier) loin de leurs bases. Une dichotomie que même les intéressés ne s'expliquent pas. à commencer par le fin milieu relayeur Pierre Lees-Melou : «Pourtant, notre but est d'imposer notre jeu. à Toulouse aussi, on viendra empocher les 3 points.»


Vieira sans gants

Avec envie, sans Balotelli, donc : ça rime et c'était surtout l'info du jour de ce jeudi. Plus ou moins attendue vu que la star en recherche de rythme et qui n'a pour l'heure participé qu'à 3 matchs sur 8 – entre suspension (3 premières journées) et blessures (adducteurs puis côtes) – avait déjà été installée sur le banc par Patrick Vieira samedi dernier pour la réception du Paris-SG (0-3, entré à la pause).

«Retrouver son niveau, a justifié le nouvel entraîneur de Nice hier après-midi, ne peut se produire du jour au lendemain. Je vais lui donner du temps.»


Saint-Maximin, danger N°1

L'attaque à deux têtes de l'ancien coach de New York City en MLS sera ainsi à nouveau occupée par l'incontournable Allan Saint-Maximin associé pour la 6e fois au coup d'envoi à l'espoir Myziane Maolida (2 buts et 3 passes au «duo des 9»). Deux joueurs rapides, de rupture et/ou profondeur. Paire idéale pour négocier les transitions offensives. évoluer en contres, si on traduit – quand bien même Lees-Melou répète que l'idée est d'«aller chercher les Toulousains haut pour les empêcher de manœuvrer. Ils sont agressifs et marquent pas mal de buts. Ce ne sera pas facile, c'est certain. Mais il faut que l'on prenne con-science de la qualité de notre effectif. Non, notre ambition n'est pas de batailler entre les 15e et 20e places !»

«Accrochons le bon wagon» : le technicien azuréen ne dit pas autre chose, qui a envoyé cette semaine des «messages individuels comme collectifs». Résumés en un « on doit faire plus ». L'ancien Dijonnais reprend la main : «Le coach a raison de nous booster. Il ne suffit pas de parler, ça passe par des actes sur le terrain.»


Tableaux noirs

Où, depuis leur succès culotté au Parc-OL (31 août), les Aiglons ont adopté le 3-5-2, cher déjà les deux saisons précédentes au tacticien helvète Lucien Favre et qu'un certain Alain Casanova connaît sur le bout de la palette pour l'avoir lancé au Stadium le 4 mai 2013 face aux Dogues avec la réussite que l'on connaît (4-2). Lille avait perdu le Nord ce soir-là, aujourd'hui Nice abandonnera-t-il le Sud ?

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