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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Les Garonnais n'avancent plus : le succès leur échappe depuis un mois désormais. La faute aussi à un Nice impressionnant de maîtrise technique avant d'être bousculé. Balle au centre.

La tête, Docteur. Comme quoi, un match peut changer du tout au tout selon l'ascendant psychologique pris par l'une ou l'autre des deux équipes…

Hier, pendant allez disons 40 minutes à la louche, Nice s'est amusé avec Toulouse à la façon du chat et de sa pelote de laine. Dominant les débats dans les grandes largeurs (occupation rationnelle du pré) et longueurs (la profondeur avec la triplette Srarfi-Maolida-Saint-Maximin). Et le petit but d'avance au tableau d'affichage en faveur des visiteurs était assez heureux pour les Violets à la pause (0-1). Quand bien même la talentueuse troupe de Vieira ne s'était pas procurée d'occasions franches. Non.

Sinon, autre preuve flagrante de la mainmise du GYM : sur un coup franc excentré et frappé par Durmaz, Gradel se bat sur le renvoi que récupère Jullien pour glisser à Mubele ; l'avant-centre du soir se heurte à bout-portant à Walter Benitez, sorti à bon escient fermer l'angle – on joue les arrêts de jeu de la première période (45+1) et il s'agit de la première tentative des Toulousains ! Tout est résumé.

Et alors ? Alors, les citrons – et les mots – auront été magiques puisqu'au retour des vestiaires, les hommes d'Alain Casanova ont enfin pu sinon prendre le dessus du moins rivaliser avec les Aiglons. Jouant plus haut, écartant davantage, y croyant. Peut-être. Tout simplement.


Dossevi, ce symbole

Ainsi, en mettant du cœur à l'ouvrage, les Garonnais vont revenir à la marque. Pas immérité. C'est Matthieu Dossevi le sauveur. Buteur maison aussi : ses deux réalisations l'ont été sur l'île du Ramier. Surtout il symbolise, à nouveau, cette rebellion violette : invisible ou pas loin pendant les 45 premières minutes, l'ancien Messin a été au contraire en vue par la suite.

Égalisant, bien sûr, débordant également. Mais les Téfécistes ne pourront pas aller au-delà. Fatigués d'avoir couru après le score et un adversaire poil à gratter. Ou, plus exactement, diablement habile la balle entre les pieds.

Au vrai, «MD» incarne tout autant le problème du Tef : il est à réaction. Depuis cinq matches maintenant. Récapitulons : menés face à Monaco, les Toulousains égalisent à l'énergie (5eJ, 1-1) ; distancés par les Verts, ils ne pourront sauver les meubles même s'ils avaient étouffé l'ASSE en entame (7eJ, 2-3) ; à nouveau menés à Rennes (8eJ, 1-1). ça commence à faire beaucoup. Surtout, c'est usant et un jour ça ne passera plus…

à méditer pendant la trêve. Car ce TFC-là a d'autres arguments à faire valoir.


Le sifflet le plus jeune de la L1 !

Hier soir officiait Willy Delajod pour la 5e fois en Ligue 1 depuis l'ouverture de l'exercice 2018-2019. Il s'agit de la première saison du Haut-Savoyard en élite à… 26 ans (depuis le 25 septembre). Un record de précocité dans l'histoire du championnat de France pour l'arbitre passé Fédéral 1 le 1er juillet dernier. Pour être tout à fait exact, Delajod – qui a dirigé Lille-Rennes lors de la 1re journée mi-août à 25 ans, donc – a effacé des tablettes François Letexier qui détenait la palme avec l'âge canon, déjà, de 26 ans.


Ils ont dit…

Alain CASANOVA : «On a fait une première période pas comme on l'espérait parce qu'on est tombés sur un adversaire de grande qualité. On avait joué 10 bonnes premières minutes, mais devant leur organisation, on a perdu confiance. On voulait avoir le ballon et surtout ne pas le leur laisser. Ils ont une grande maîtrise individuelle et collective. On avait l'impression d'être en infériorité numérique or on était en infériorité positionnelle… La première mi-temps était totalement à leur avantage et ils ouvrent le score logiquement. L'équipe a fait preuve de ressources mentales et psychologiques extraordinaires : nous allons chercher l'adversaire en prenant des risques, en un contre un dans des zones sensibles du terrain. On est frustrés sur la première période, contents sur la deuxième et pas trop satisfaits de prendre un seul point. On en a lâché à certains moments ; il y a encore beaucoup de travail mais l'état d'esprit me plaît bien.»

Patrick VIEIRA : «Je pense qu'on a fait un bon match et repartir d'ici avec un point seulement c'est beaucoup de frustration. On a vraiment contrôlé le match, on a eu la possession du ballon. Il y a beaucoup de déception, ce match-là on devait le gagner ! Je suis énervé, je suis déçu. On manque d'efficacité, c'est malheureusement quelque chose qui est devenu habituel chez nous ; on doit passer un palier. Mario (Balotelli) ? J'attends qu'il continue à travailler pendant ces quinze jours de coupure.»


Sangaré, maître du milieu de terrain

REYNET (10/20).
- Il hésite un peu à sortir sur le but, mais Srarfi dispose de tellement d'espace et de temps qu'il est difficilement blâmable (0-1, 29e). Pas beaucoup de travail à part ça.

MOREIRA (12).
- Mordant pour sa première, il a réussi quelques débordements de qualité. Surtout, c'est lui qui sauve la baraque en taclant dans les pieds de Maolida (57). Remplacé par Sylla (77).

TODIBO (13).
- Un match appliqué et sérieux, de bonnes sorties de sa zone pour harceler le porteur devant la surface.

JULLIEN (12).
- Il avait à cœur de se racheter après Saint-Étienne. C'est chose faite.

MOUBANDJE (11).
- Une très grosse erreur d'appréciation doublée d'une passe trop molle pour Reynet, qui a failli offrir un but aux Niçois (57), compensée par plusieurs bons retours.

SANGARE (15).
- Il avait une première sélection avec la Côte-d'Ivoire à fêter, et il l'a fait en s'offrant une prestation solide : très bon dans la récupération et un grand nombre de ballons grattés à la hargne (26 au total !) , notamment sur Saint-Maximin (13, 25, entre autres…)

MANU GARCIA (10).
- Il a largement manqué d'implication et d'impact en première période, avant de se réveiller un peu en seconde, avec notamment une jolie passe décisive pour Dossevi (1-1, 54e).

Un match à l'heure espagnole.

DOSSEVI (11).
- Plat du pied sécurité. La leçon a été bien apprise, et a permis au Tef de recoller (1-1, 54e). Le but couronne une prestation où il n'a jamais lâché. Remplacé par Jean (79), qui gratte un peu de temps de jeu.

DURMAZ (10).
- Mangé par le milieu niçois en première période, il a mieux guidé le jeu en seconde, avant de laisser sa place à Cahuzac (65), défensif.

GRADEL (11).
- De la provocation balle au pied, mais il s'est plus montré dangereux sur coups francs que dans le jeu.

MUBELE (11).
- Il voulait prouver qu'il valait mieux qu'une troisième place dans la hiérarchie des attaquants. Des courses, de l'envie, de l'impact, malheureusement pas récompensés.

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