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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Bodiger le revenant (première feuille et premières minutes cette saison) et Durmaz le Suédois volant ne sont pas de trop pour relever leur gardien Reynet. Dépité, décoiffé par les vagues nantaises malgré sa nouvelle coupe – courte et peroxydée, l'ancien Dijonnais n'a pas pour autant rendu une copie exécrable. Loin s'en faut. Un bien pour un mal, en somme.

Oui, car cela signifie que Toulouse aura passé son temps à écoper devant ses 16m50, littéralement submergé par la marée jaune. Et, finalement, salement échoué… Touché, coulé. Il est 21h49 hier et les Canaris peuvent eux logiquement sacrifier au tour d'honneur devant des travées qui ont joué à Docteur Jekyll et Mister Hyde. Comme prévu, le kop a fait la grève des encouragements pendant les 11 premières minutes, force banderoles à l'appui (« 11 minutes de silence pour 11 ans d'incompétence ») avant de soutenir les siens. Dont l'attitude a alors radicalement changé sur le pré. La suite se passe presque de commentaires…

Première pour coach Vahid à la maison, première victoire donc de la saison à domicile pour un FCN retrouvé. Tout le contraire d'un TFC, éparpillé façon puzzle pour parodier l'excellent Audiard. Ils ne gagnaient plus, ils ont reperdu. Dans les grandes largeurs, si on ose : les Téfécistes ont reçu à La Beaujoire la même fessée qu'au Vélodrome en ouverture du bal (0-4, 1reJ). Ironie du ballon rond mais, là, ils n'auront même pas fait illusion la première mi-temps comme cela avait été le cas contre l'OM… Après une grosse demi-heure de jeu, les carottes étaient déjà cuites et les espoirs de prolonger leur invincibilité à l'extérieur qui durait depuis 3 matchs réduits à peau de chagrin.


Bostock a jeté l'éponge samedi matin

Bien sûr, le XI de Casa était remanié par la force des choses. En l'occurrence, l'absence de 4 pièces maîtresses : les suspendus Leya Iseka et Sangaré, les blessés annoncé Sanogo et de dernier instant Bostock (mauvaises sensations au niveau du bassin à son réveil matinal). Mais en football ce sont souvent les présents qui ont tort !

D'ailleurs, Alain Casanova ne se réfugia pas derrière ce prétexte pour expliquer la sévère défaite, quoique «logique», préférant souligner au contraire de «certaines faiblesses garonnaises» la supériorité de l'adversaire : «Il faut reconnaître que Nantes était plus fort aujourd'hui.»

Et Montpellier ? Rendez-vous dans une semaine, même heure, cependant au Stadium cette fois. Pour un derby occitan qui ne manquait déjà pas de sel.

Vous avez dit match du rachat ? Aux joueurs de répondre…


Les buts

25e : suite à une superbe action collective développée plein-axe, Gabriel Boschilia sert d'un petit ballon à l'entrée de la surface Emiliano Sala ; pas assez serré, l'avant-centre italo-argentin enchaîne contrôle du gauche et plat du pied droit pour tromper Baptiste Reynet, trop court de quelques phalanges, avec l'aide de la base du poteau gauche (1-0). 38e : mouvement initié par Mbodji pour Boschilia, intenable, qui talonne vers Sala et récupère dans les pieds de Jullien – qui cafouille – avant de battre le portier en ouvrant son pied gauche (2-0).

71e : sur un modèle de contre-attaque (balle perdue par Mubele), Boschilia, encore, sert d'une merveille d'exter gauche Limbombe aile gauche qui déclenche un tir à angle fermé que ne peut que freiner Reynet : plus prompt que Jullien au second poteau, Sala pousse du droit au fond (3-0).

76e : Jullien contré par Enock Kwateng, le latéral droit du FCN centre haut au point de penalty ; libre de tout marquage, Sala a tout le loisir de smasher une tête croisée imparable (4-0).


Réactions

Alain Casanova : «Il n'y a rien à dire : Nantes mérite les 3 points ; cette équipe qui, je l'avais dit, a beaucoup de caractère nous a été supérieur. Elle s'est montrée motivée mais a également su profiter de nos erreurs. Nous, on a essayé de réagir à 0-2, 0-3 ou encore 0-4 – de manière hélas trop désordonnée. Après, il ne s'agit pas de tout remettre en question. De céder à la panique. Lundi, on va se faire tout-petit et remettre l'ouvrage sur le métier.»

Vahid Halilhodzic : «C'est un grand plaisir quand je vois l'équipe comme elle a fêté cette victoire. Pendant 14 jours on a vraiment travaillé, on a souffert, et on est récompensés par une très belle victoire. Je pense que cette équipe a montré son vrai visage ce soir.»


Les absents n'ont pas eu tort

Reynet (8/20).

- Il a joué au volley sur deux frappes de Boschilia (14) et Touré (48), et est allé la chercher quatre fois au fond (25, 38, 71, 77). Il a été le plus proche de faire une passe décisive, avec une superbe relance sur Jean (58). C'est dire le niveau du reste de l'équipe hier soir.

Moreira (7).

- Il remplaçait Kelvin Amian, avec un profil plus offensif. Il s'est fait manger et digérer par Lucas Lima dans son couloir droit, et s'est montré bien passif sur le quatrième but nantais (4-0, 76e), laissant Sala faire ce qu'il voulait.

Todibo (9).

- Sans doute pas le plus à blâmer hier soir. Lui non plus ne sait pas trop où se mettre sur le quatrième but de Sala, laissant à Moreira la tâche de défendre. Et au final, l'Italo-Argentin a mis un triplé. Donc, forcément…

Jullien (8).

- Il a beaucoup crié, s'est beaucoup démené, et a parfois éloigné le danger. Il aurait peut-être pu mettre un peu plus d'intensité sur le troisième but : Sala, lui, y a cru, et a pu pousser le ballon au fond (3-0, 71e), et il n'arrive pas à dégager l'équipe sur le quatrième. Dur.

Moubandjé (8).

- Le Suisse n'a pas vu à quoi ressemblait la moitié de terrain nantaise hier soir. Un peu mou sur le quatrième but, quand, comme tous les autres, il avait déjà baissé les bras.

Mbia (5).

- Il n'aurait pas dû jouer ce match. Bostock ressentant une gêne au bassin, il a finalement été aligné au milieu du terrain. Il n'a jamais réussi à mettre le pied sur le ballon, et s'est toujours trouvé loin des débats, avec un temps de retard sur l'adversaire. Sur les deux premiers buts, Nantes joue tranquillement en triangle dans l'entrejeu avant de régler la mire (25e, 38e). Son manque de rythme a été flagrant.

Cahuzac (6).

- Première titularisation aussi pour lui, et comme Mbia, très à la peine dans l'entrejeu. Sa réputation de guerrier ne voulant pas le lâcher, il est sorti du terrain le nez en sang après un coup de coude de Limbombe (65e). Preuve qu'il était parfois proche de ses adversaires. Une partie compliquée… Remplacé par Durmaz (66), qui a essayé de défendre sur le troisième but.

Dossevi (7).

- Il a couru vite en début de match, et a eu une semi-occasion en réussissant à prendre la profondeur (36). On aurait aimé le voir dépenser un peu d'énergie pour fermer le couloir droit et aider Moreira. Remplacé par Mubele (à la pause), rien à signaler.

Manu Garcia (8).

- Il a dû rêver de toque toute la nuit. Avant ça, il était en plein cauchemar à La Beaujoire, se prenant un gros coup de coude dans la poitrine par Girotto (33) et se faisant découper par Lima (51). Bienvenue en Ligue 1. Remplacé par Bodiger (77), récompensé pour ses deux dernières semaines d'entraînement et son but en amical.

Gradel (8).

- Le capitaine n'a rien eu à se mettre sous la dent, et on l'a vu se faire bouger dans les duels. Peu de ballons exploitables.

Jean (7).

- Il en a eu une. Sur une ouverture de Reynet, il se retrouve face à Tatarusanu mais ne parvient pas à l'ajuster (58). À part ça, on ne l'a jamais trouvé dans la profondeur.

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