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Timothé Crépin pour France Football

 

Ligue1

« Il était policier. Il ne voulait pas que je joue au foot. Quand je revenais à la maison et que je voyais sa voiture, je savais que j’allais passer à la casserole ! C’était des punitions, notamment avec une ceinture. Mais je recommençais le lendemain. Il me disait de me concentrer sur l’école. Je me cachais tout le temps. Il souhaitait que je sois médecin. Avec le recul, ça me fait rire. Quand je suis parti en France, que j’ai commencé à intégrer un club dans la région parisienne, il n’avait plus trop de pouvoir sur moi. Ensuite, il a compris qu’il ne pouvait rien faire. Quand j’ai signé mon premier contrat, il était très content.»


L’ÉCOLE
« Je me débrouillais bien au piano »

« J’étais turbulent. Je n’arrêtais pas de bouger. J’attendais tout le temps le cours de sport, je n’avais que ça en tête. J’avais trop d’énergie et du mal à rester en place. L’école m’a souvent freiné et pénalisé. À Guingamp ou à Clairefontaine, tout se passait bien (NDLR : lors des tests), mais lorsqu’il fallait regarder le bulletin, ça bloquait. Pourtant, j’aimais bien la science, la géographie, l’histoire, les cours de musique. Je me débrouillais bien au piano, à la flûte. D’ailleurs, j’ai un ordinateur, un studio d’enregistrement, une guitare, un piano, j’apprends. (Il se marre.) Si jamais le TFC se qualifie pour une Coupe européenne ou remporte un trophée, je sors un single ! »


MA DÉTECTION RATÉE À NANTES
« Le recruteur est parti à la mi-temps»

« Avec un ami, on a participé à une détection à Nantes. On accède au deuxième tour qui se déroule sur un autre stade, et on part manger sans bien écouter les instructions. On n’a jamais trouvé le terrain, on a dû rentrer... On avait pourtant une belle chance ! Une semaine plus tard, le recruteur de Nantes m’appelle pour me demander pourquoi je ne me suis pas présenté. Je lui explique, il vient me voir en région parisienne. Tout le monde sait qu’un recruteur est là. Chacun veut se montrer, du coup, je n’ai quasiment pas eu le ballon en première période. Le recruteur part à la mi-temps. Derrière, je mets deux buts.»


MA RANCUNE ENVERS LE PSG
« Les Qataris ont annulé tous les dossiers »

« Un souvenir particulier ! Je faisais un test au PSG. Au bout de dix minutes, après une bonne prestation, des petits ponts, des frappes, le recruteur m’appelle, me demande mes coordonnées et me dit : “Ça ne sert à rien de finir le match, ce que vous avez montré est concluant.” Je suis content ! À la fin, lorsque les joueurs retenus sont convoqués, mon nom n’est pas cité. Le recruteur me dit : “C’est la démocratie. J’ai voté pour vous, mais d’autres en ont décidé autrement.” J’étais très énervé. Si on m’avait laissé terminer la rencontre, peut-être que les autres recruteurs auraient vu mes qualités. J’étais amer. Et puis, en 2011, après ma bonne saison à Leeds, Alain Roche me contacte, mais au dernier moment ça ne s’est pas fait car les Qataris arrivaient. Ils ont annulé tous les dossiers. Du coup, quand je joue Paris, je n’ai pas la haine, mais j’ai envie de leur montrer le joueur que je suis.»


MA PREMIÈRE PAYE
«J’ai fait un transfert d’argent à ma mère »

« À Leicester (2008-09), j’étais à 200 £ par semaine (228 €). J’ai appelé ma mère pour lui faire un transfert d’argent. Elle était tellement surprise de savoir que son fils pouvait faire ça. C’est la première fois que je lui donnais de l’argent. Ça m’a marqué.»


MON PÉTAGE DE PLOMBS
«Je refuse de sortir du terrain »

«On joue le dernier match de la saison avec Leeds en D3 (2010). On doit gagner pour monter. Je me fais marcher dessus (par Daniel Jones, un joueur de Bristol). Je vais au contact tête contre tête avec le défenseur, il simule et tombe. L’arbitre me met un rouge. Pris par l’enjeu, j’entre dans une colère noire, je refuse de sortir pendant cinq minutes. Mon capitaine me calme en me disant qu’ils vont gagner pour moi. On prend un but avant de l’emporter, donc de monter. Heureusement pour moi.»


MA PLUS GRANDE VICTOIRE
« La CAN 2015, le plus grand souvenir de ma carrière »

« La CAN 2015 (gagnée par la Côte d’Ivoire). Avant ça, il y avait des regards de mépris au pays. On n’était presque pas les bienvenus. Les gens pensaient qu’on donnait tout pour notre club, sans faire le nécessaire en sélection. Gagner la CAN a été un grand soulagement. Ç’a changé beaucoup de choses. Je me suis senti fier d’être important pour eux. C’est le plus grand souvenir de ma carrière.»


MON RÊVE
«Que ma mère soit encore en vie »

« Le retour de ma mère, qui est partie très tôt alors que je n’avais pas encore réussi dans le foot. J’aurais voulu qu’elle soit encore en vie pour en profiter. Elle a subi une crise d’hypertension, est tombée dans le coma, avant d’en sortir, puis de rechuter. Elle était tout pour moi. J’ai la sensation de ne pas lui avoir donné le tiers de ce qu’elle a fait pour moi. C’est un regret que j’aurai toute ma vie.»


MA RELIGION
«Ça m’aide énormément »

« Ça me permet de savoir qui je suis, de prendre conscience de mon rôle sur la terre, de comprendre ce qu’il faut faire ou pas, d’avoir une meilleure ligne de conduite, un comportement exemplaire. Parfois, il y a des choses que j’ai envie de faire, mais la religion me freine tout de suite. Ça m’aide énormément et m’évite beaucoup de soucis.»

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