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Patrick Desprez et Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Hier 1er-Novembre, cela faisait deux mois jour pour jour que les Violets n'avaient plus goûté au succès. Pis, ils n'ont pris que 4 petits points depuis. La situation se tend…

Le grand-huit. Sur ses 3 dernières rencontres, en comptant la Coupe, la troupe de Casanova a encaissé 8 buts sans en inscrire un seul. Le calcul est simple, la spirale inquiétante ; et, à ce rythme, les fantômes de la saison passée vont vite ressurgir du vestiaire. Oui, à l'aune de ce week-end qu'on peut déjà qualifier de tournant pour le Téfécé, le barragiste ne pointe qu'à 3 longueurs. Dans un tel contexte, il n'y a pas 36 solutions : ne pas revenir bredouille de La Meinau !

Nos pistes.


Jullien, stop ou encore

En défense, quelle est la formule sinon magique du moins bonne ? Autrement dit, quel axe central doit privilégier Alain Casanova… Le technicien a «testé» trois charnières distinctes, dans une ligne à 4, au coup d'envoi : Amian-Jullien (pour l'ouverture à Marseille) puis Todibo-Jullien (8 fois), Fortes-Jullien entre-deux (à une reprise, car Todibo était suspendu). La première a volé en éclats au Vélodrome (0-4) et la seconde réalisé un camouflet de partie face à Saint-étienne (2-3) puis essuyé une fessée dans l'antre de Nantes (0-4 aussi). Alors que l'intermédiaire rime avec intérimaire, la production de mercredi en Coupe de la Ligue n'étant pas non plus sujette à bouleverser la hiérarchie.

Si l'attelage Todibo-Jullien semblait tenir la corde il y a encore deux matches (de L1), le remplacement (au poste) de l'ancien Dijonnais par l'ex-Marseillais – à la mi-temps de la réception de Montpellier – pourrait avoir donné des idées à Coach Casa. La paire Todibo-Mbia n'a en effet pas été prise à défaut : le seul but concédé en seconde période face à La Paillade l'a été sur coup de pied arrêté… Et Stéphane Mbia, plus à l'aise en libero (il avait été recruté pour pallier le départ de Diop) qu'au milieu, progresse à chaque sortie. D'un autre côté, il ne faudrait pas oublier tout ce que Christopher Jullien a pu faire de bien au Tef depuis bientôt deux saisons et demie. Même s'il a peut-être besoin de souffler.

Rendez-vous demain soir aux alentours de 19 heures.


Cahu et Bodi en roue de secours

Dans le football, il y a des glissades qui coûtent cher. Les supporters de Liverpool sont hantés par celle de Steven Gerrard sur la pelouse de Stamford Bridge, qui les prive de titre en 2014. Sur les bords de Garonne, les Toulousains peuvent maudire celle d'Ibrahim Sangaré. Un coin de mur, un tendon déchiré, un mois et demi d'arrêt au bas mot pour le tout récent international ivoirien. Et sa blessure a mis au jour à quel point les Violets étaient dépendants de sa présence, de sa capacité à stabiliser l'entrejeu, à récupérer les ballons et projeter l'équipe vers l'avant.

Dès avant le début de saison, Alain Casanova avait trouvé son schéma pour le milieu de terrain, avec un trio Sangaré-Bostock-Garcia, dans lequel les deux premiers assuraient un rôle plus défensif quand Manu Garcia était le créateur. Mais Sangaré a démontré qu'il était bien plus qu'un récupérateur : sans lui, le TFC ne trouve plus les solutions pour aller de l'avant rapidement, et son volume de jeu et sa force de projection ont cruellement manqué lors des dernières rencontres.

Dans l'effectif, personne n'a le niveau pour remplacer qualitativement Sangaré. Pour le remplacer numériquement, le taulier Yannick Cahuzac et le revenant Yann Bodiger peuvent postuler. Stéphane Mbia ne semble pas (encore ?) avoir le volume pour tenir un poste au milieu, et choisir le feu-follet suédois Jimmy Durmaz enlèverait trop d'assise défensive à une équipe qui doit avant tout retrouver sa solidité.


Leya Iseka attendu comme le messie

Un seul but marqué sur les quatre derniers matchs, soit depuis le début de sa suspension. Bien qu'il soit entré mercredi en Coupe de la Ligue et n'ait rien pu faire (0-1), son retour devrait faire le plus grand bien à l'attaque téféciste demain.

On l'a vu face à Lorient, Aaron Leya Iseka amène un impact physique, et, surtout, une faculté à créer des points de fixation grâce à son jeu dos au but, très précieux pour les Violets. Sans lui, les attaques toulousaines paraissent souvent vouées à l'échec, ou l'exploit individuel, tant les possibilités dans les derniers mètres s'amenuisent.

En récupérant un avant-centre de métier, le Tef a la possibilité de retrouver un jeu offensif ambitieux, si tant est que le reste de l'équipe joue le jeu. Car il ne faut pas se leurrer, Leya Iseka ne résoudra pas les problèmes offensifs du TFC tout seul. Problèmes qui, d'ailleurs, précèdent sa suspension.


Un banc qui doit devenir marquant

Jean, Sanogo, Durmaz, Fortes, Cahuzac, Leya Iseka, El Mokeddem, Mubele, Manu Garcia, Sylla, Bodiger, Bostock : pour l'heure, 12 joueurs différents sont rentrés en cours de match. Si on réduit la liste à 5 (Fortes et Sylla avaient suppléé Todibo et Moreira saisis de crampes ; Manu Garcia fiévreux ce jour-là, Leya Iseka et Bostock sont des titulaires indiscutables ; El Mokeddem a eu trop peu de minutes pour pouvoir être jugé, Bodiger profita de la double absence de Sangaré et Bostock), il nous reste un milieu défensif (Cahuzac), un offensif (Durmaz), trois attaquants (Jean et Mubele, Sanogo).

Quel a été leur apport ? Difficile à qualifier, entendu, mais facile à quantifier : il se résume à deux actions décisives. Jimmy Durmaz a marqué devant les Verts (7eJ), Yaya Sanogo a obtenu le penalty victorieux face à Nîmes (3eJ). Le chat est maigre…

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