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Patrick Desprez, Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Alors qu'il laissait entendre que son équipe n'avait presque aucune chance, le plan d'Alain Casanova pour contrarier le PSG sur sa pelouse a plutôt bien fonctionné.

En cours de semaine dernière, Alain Casanova avait bien pris garde à rappeler qu'à Paris, il «serait déjà miraculeux d'avoir une ou deux occasions de but», et qu'il n'avait pas «vendu du vent à ses joueurs». Mais samedi en début de soirée, dans les salons feutrés du Parc des Princes, le coach toulousain est apparu frustré, concédant nourrir «énormément de regrets». Entre ces deux moments, il y avait eu près de 95 minutes d'une partie sérieuse sur le billard du PSG, au bout desquelles le Téfécé est passé à un « si » de mettre Paris en bouteille. Parce que même si Alain Casanova n'a pas vendu du vent à ses joueurs, l'homme avait bien un plan.


Exploiter les transitions

Évidemment, il faudra se souvenir que les Parisiens n'étaient pas obnubilés par les Violets, mais bien par les Reds de Liverpool qu'ils recevront mercredi en Ligue des champions, et que leur collectif était amputé de Neymar et Mbappé.

Mais même dans ces conditions, le PSG reste un collectif largement supérieur à tout autre en Ligue 1, contre lequel il faut accepter de subir. C'est à partir de là qu'il faut construire. «Face à Paris, vous avez 25-30 % de possession, vous savez que ça va se jouer sur les transitions», analysait Alain Casanova. Voilà donc la première étape du plan, que les Violets ont plutôt bien exécuté. À la récupération, Manu Garcia parvient à plusieurs reprises à se projeter, comme à la 15e minute lorsqu'il crochète Verratti pour s'ouvrir le terrain et trouver une belle passe pour Dossevi, malheureusement mal négociée par le Togolais. Avec des Parisiens qui montent en nombre pour tenter de faire sauter le verrou d'une défense regroupée et rigoureuse, les Toulousains arrivent à se créer des situations de duels face aux centraux. Mais Thiago Silva et Marquinhos ou Diaby dans son couloir, tous excellents samedi, ont toujours su les contenir.


Reynet, premier attaquant

Et pour exploiter au mieux les espaces dans le dos des Parisiens, la première arme d'Alain Casanova s'appelait Baptiste Reynet. À deux reprises (36, 63), le gardien dégaine une ouverture millimétrée pour Leya Iseka, qui gâche la première par un mauvais contrôle, puis qui se fait reprendre par Marquinhos sur la seconde. Le gardien comme une première rampe de lancement, tactique déjà aperçue à Nantes (0-4) avec une ouverture pour Corentin Jean.

Un Reynet qui n'a presque pas e à se servir de ses mains tant les attaquants parisiens ont manqué d'opportunités, ou de précision, mais qui se serait bien vu en héros lorsqu'il est monté sur le dernier corner. Preuve que le Tef y a cru jusqu'au bout, et que le plan de Casanova tenait la route. Toulouse a eu des occasions : le miracle dont il parlait en semaine a bien eu lieu, et aurait même pu être encore plus grand.


Le chiffre : 11

tirs > tentés. En frappant onze fois au but tenu par Gianluigi Buffon samedi soir, le Tef a signé son plus grand total face au Paris–Saint-Germain depuis le début de l'ère QSI, en 2011.

 

Et si la mayonnaise reprenait face à Dijon…

Le DFCO dimanche prochain, Reims le mercredi d'après, Lyon pour terminer le samedi soir. Le parcours du combattant se poursuit pour le Toulouse FC ; et la quinzaine qui s'ouvre avec, donc, 3 matchs en 7 jours s'annonce cruciale. Si les protégés de «Casa» avaient la riche idée d'y faire leurs soldes d'hiver, ils seraient bien inspirés…

En effet, «l'étau du bas» se resserre : de 3 points d'avance sur la zone rouge à la trêve – c'est-à-dire sur le 18e et barragiste –, l'écart s'est réduit après le week-end d'une unité passant à 2. Et le menaçant n'est autre que… les Dijonnais, visiteurs de l'île du Ramier en fin de semaine, auteurs d'un «bon nul» pour reprendre l'expression de leur entraîneur face à Bordeaux dans leur cuvette de Gaston-Gérard avant-hier soir (0-0).


Derrière, les Bourguignons pèchent

«J'espère que c'est le début de quelque chose pour nous, avance Olivier Dall'Oglio dont la troupe reste sur une série en L1 qui s'éternise de 11 matchs sans victoire. Il fallait retrouver une solidité défensive, et je crois qu'elle se propage à toute l'équipe.»

Dans le détail, le club de Côte-d'Or n'a plus gagné depuis la leçon infligée aux Niçois à l'Allianz Riviera fin août (4-0, 3eJ). Une autre époque, c'était l'été – indien pour les Bourguignons qui étaient tout bonnement dauphins du Paris-SG !

Depuis, Dijon a enchaîné 8 revers (22 buts dans la musette, seuls 4 inscrits), tout juste rehaussés par 3 partages des points (à Reims et à Monaco avant la réception des Girondins). Ce qui en fait la pire arrière-garde de la compétition (23 buts), après Amiens (24) et Guingamp (30). Et, au passage, juste devant… Toulouse (22B contre).

Le socle c'est la base, sans jeu de mots. à la peine à Nantes (0-4, 10eJ) puis face à Montpellier au Stadium (0-3, 11eJ), les Violets ont refermé les écoutilles : 1-1 à Strasbourg, 0-1 devant l'Amiens SC et ainsi 0-1 au Parc. Une dernière «perf» qui valide la montée en puissance de la ligne défensive du Tef, qu'elle soit à 4 (Racing et ASC) ou 5 (PSG). «Le but du jeu consistait à être le plus regroupé derrière» confirme le dernier rempart téféciste Baptiste Reynet. «On n'a pas trouvé beaucoup d'espaces» reconnaît le libero francilien Thiago Silva. Relayé par l'unique buteur de la partie : «On est tombés sur un adversaire qui a bien verrouillé» ponctue Edinson Cavani.

Le mot de la fin (faim ?) pour le capitaine haut-garonnais Max Gradel : «C'est rassurant vu l'équipe en face ; à nous maintenant de nous en servir pour rebondir.»

Rendez-vous dimanche au Stadium.


VAR, pour et contre

Si les deux formations de Toulouse et Dijon sont très proches au classement, elles sont à l'opposé devant les caméras. Comprendre que si la vidéo aime le DFCO, elle ne sourit pas au TFC. Samedi, les Dijonnais ont été sauvés deux fois par le VAR (assistance à l'arbitrage) sur deux buts initialement accordés à Bordeaux et, deux minutes plus tard, refusés par M. Letexier. Pour hors-jeu. Alors que les Toulousains se sont vus notifier depuis l'ouverture du bal deux penalties contre eux plus un but invalidé.


Le 5-4-1, système viable ?

Enrichir, pas garnir. Au TFC, on ne meuble pas une trêve ; au contraire, on s'en sert pour travailler autrement.

On sait maintenant pourquoi Alain Casanova tient à «monter» des matchs amicaux pendant les coupures internationales. C'est à Tarbes pendant la dernière qu'il a fomenté son plan de jeu pour contrarier le grand Paris (cf. ci-dessus). Avec son déjà célèbre (car commenté depuis samedi soir) schéma en 5-4-1. Par conséquent passé au révélateur grandeur nature contre la Real Sociedad (2-2) où les Violets ne cédèrent que sur coups de pied arrêtés (deux coups francs).

Un bloc-équipe, deux lignes

Le nouveau canevas toulousain s'article autour de deux lignes, un milieu de 4 et, un cran plus bas, une défense à 5. Autrement chiffré pour la ligne défensive : 3 centraux et 2 pistons ; les premiers étant en charge de dresser les barbelés devant la cage, les autres de bloquer les couloirs. C'est bien entendu caricatural, la réalité (du terrain) s'avère autrement plus compliquée. Puisque la réalisation parisienne résulte d'«erreurs» dans chaque secteur : mauvaise relance côté gauche de Sylla, premier duel de la tête perdu par Moreira devant Rabiot plein-axe et second gagné par Cavani sur Amian entre le point de penalty et les 5m50.

Mais évoluer à 5 derrière, c'est à noter, ce n'est pas inédit pour la bande à Casanova qui l'avait déjà fait face à Montpellier (0-3).

Bref : la question de la semaine reste à savoir si le technicien va poursuivre en 5-4-1. Selon nous, oui et non. Oui contre des «gros» ou à l'extérieur selon l'opposition ; non contre les autres, d'autant plus à domicile où il s'agit de faire le jeu.

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