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LUC HAGÈGE et VINCENT VILLA pour L'Equipe

 

Ligue1

Ces deux équipes l’ont bien compris : elles ne pourront pas vivre éternellement sur leur bel été. Auteur de trois succès initiaux de rang, Dijon avait été imité avec une journée de décalage par Toulouse. Mais, depuis, le barragiste (12 points) et son hôte de ce soir (14) n’avancent plus. Et ces deux grands malades souffrent de symptômes assez proches.

 


DES DÉFENSES POREUSES

Toulouse reste sur un voyage sans valise (0-1) au Parc, après avoir défendu de façon très groupée. Depuis les deux trous d’air face à Nantes (0-4) et Montpellier (0-3), fin octobre, Alain Casanova a estimé que le redressement réclamait un jeu plus pragmatique, au prix du rongement des principes affichés cet été. Mais l’équipe part de loin : elle dispose de la quinzième défense (22 buts concédés), avec seulement deux clean sheet. S’il y a parfois eu des défaillances individuelles, à l’image de Christopher Jullien, Alain Casanova se détache des explications personnelles : « À un moment, ces trous d’air ont été dus à un moins bien collectif : on n’a pas su défendre comme il le fallait à partir de notre attaque. »

En 2017-2018, le DFCO avait terminé avant-dernière défense de L 1 avec 73 buts encaissés, dont 23 après 14 journées, comme cette saison. Malgré les arrivées dans l’axe de Senou Coulibaly (indisponible jusqu’en janvier), Nayef Aguerd et surtout de l’expérimenté international belge Laurent Ciman (33 ans), rien n’a donc changé. C’est surtout à ce dernier que pense Olivier Dall’Oglio, en déplorant : « On a subi des méformes. Des garçons qu’on attendait à un certain niveau ont du mal à l’atteindre. Il a aussi fallu digérer le départ de notre gardien, Baptiste Reynet (à… Toulouse), car Alex Runarsson a dû s’acclimater à la L 1. Mais on a vu contre Bordeaux (0-0) qu’on retrouvait de la stabilité, notamment grâce à la présence de Wesley Lautoa devant la défense. »


DES MILIEUX MALADES

Depuis la défaite à Nantes, l’impact défensif d’Ibrahim Sangaré fait aussi cruellement défaut, tant le longiligne Ivoirien (blessé depuis mi-octobre au pied) s’est très vite imposé comme une poutre au milieu. C’est presque comme si le TFC avait perdu plusieurs joueurs depuis qu’il a été opéré du tendon, au regard de son travail à la récupération, de son rôle à l’orientation du jeu et de ses qualités de percussion. Stéphane Mbia aurait pu le remplacer, mais, dépourvu de la caisse nécessaire pour évoluer au milieu, il a affiché ses limites avant de se blesser (élongation et décollement de l’aponévrose). « Avec vingt-deux joueurs de champ, si vous avez deux, trois ou quatre absents importants, l’équipe peut être moins bien, admet Casanova. Mais d’autres doivent être capables de prendre leurs responsabilités. »

En face, chaque milieu dijonnais a été ou se trouve actuellement blessé ! Les deux symboles de cette poisse : Florent Balmont – qui avait réussi un retour encourageant après sa longue absence (tendon d’Achille), mais souffre à nouveau (mollet) – et Yoann Gourcuff (cuisse), incapable d’enchaîner sans pépins et pas encore titularisé (huit entrées, 135 minutes). Tous les autres ont été plus ou moins longuement touchés, comme Frédéric Sammaritano, indisponible deux mois, de retour contre Bordeaux. « En plus, chacun n’est pas performant aussi vite quand il revient, précise Dall’Oglio, forcé d’être plus patient avec Abeid qu’avec Amalfitano. Surtout, quand tu changes trop souvent dans ce secteur, c’est compliqué de trouver les connexions, la fluidité et l’accélération. »


DES ATTAQUES ATONES

Cinq buts inscrits lors des quatre premières journées, six lors des dix suivantes : l’attaque toulousaine a aussi subi une belle décote. Si Gradel, avec quatre réalisations et trois passes décisives, tient son rang, derrière, le désert avance. Restreint à 129 minutes de jeu à cause de ses blessures, Sanogo a laissé en première ligne Leya-Iseka, lui-même suspendu pendant trois matches à cause de son expulsion à Rennes (1-1) et limité à deux buts. « Je ne peux pas pointer du doigt un seul secteur ou un seul joueur, répond Casanova. C’est avant tout un problème collectif. On doit être capables d’encore mieux attaquer et, sur le plan individuel, les choses se feront naturellement, avec un peu plus de confiance, du travail, des progrès. »

Sans milieu de terrain bien rodé et capable de placer les attaquants dans de bonnes conditions, difficile pour ces derniers de retrouver de la confiance. Les chiffres sont si accablants pour Tavares (trois buts en août, puis plus rien), Saïd (un), Sliti (une passe), Jeannot (zéro) et ce DFCO qui reste sur quatre buts en onze journées (!) que le coach attend avec impatience le retour en janvier de Kwon (rupture du tendon d’Achille) : « C’est un cercle vicieux, car on a l’impression qu’ils attendent de marquer pour se remettre en confiance. Mais il faut surtout qu’ils se posent moins de questions et fassent preuve de plus de spontanéité. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, il doivent simplement s’appuyer davantage sur le collectif et se servir les uns des autres. Ils doivent moins forcer. »

 

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