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Pa. D. et Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

En infériorité numérique dès la 5e minute, «victimes» d'un but validé par la vidéo puis breakés à la 69e, les Toulousains sont revenus sous l'impulsion de leur ailier ivoirien, auteur d'une volée fantastique et d'une offrande pour Leya Iseka.

A en marcher sur la tête… Et pas que pour la Papi- nade de Max Gradel. C'est fou comme un match de foot peut tourner, en l'occurrence virer de la sinistrose à, allez on en est encore sens dessus-dessous, l'extase.

Car la volée acrobatique de MAG si elle est un pur délice, et la réjouissante suite avec la très jolie réalisation égalisatrice du petit frère de Batshuayi, ne sauraient occulter la bouillie entrevue lors de la première période. «Indigne» lâchera après-coup l'entraîneur Alain Casanova qu'on n'a rarement vu autant en verve : «On s'est mis dans la merde tous seuls.» à grand renfort de déchet, transmissions ratées ou mauvais choix.


Stupeur dans les travées

Manque d'engagement et d'intensité au contraire de l'adversaire. Au point qu'en tribune, on avoue qu'à la demi-heure de «jeu» on s'est concrètement posé la question : Le Téfécé a- t-il aligné trois passes d'affilée ?…

La faute à qui ? à quoi, plutôt – vu que personne ne sortait du marasme ambiant ? La tête, Docteur. à savoir les fantômes de la saison dernière. «Parfois, pointe ''Casa'', cette équipe a quelques réminiscences des mois récents (sauvetage aux barrages du mois de mai, rappelons-le). Et j'en ai un peu marre ! Le passé, c'est le passé. Maintenant, on est comme dans un nouveau couple qui repart de zéro. Puis on regarde devant, pas derrière. Parce que, je répète, ce groupe a du potentiel, il doit oser.»

Le caractère, ça se discute. Pour un peu, il faudrait 11 Cahu sur le pré vert. Le Corse de la Ville rose n'est jamais aussi bon que lorsqu'il enchaîne. C'est un peu-beaucoup le niveau à bulle de sa formation : indispensable pour trouver le «juste» milieu. Son sens du placement, sa compensation par les déplacements, son intelligence tactique, sa hargne dans les duels – sans oublier son incontournable métier. Hier après-midi, Yannick Cahuzac a commencé en charnière dans une défense à 5, puis au carton rouge de Reynet (5e) est monté d'un cran avant, à l'apparition de Durmaz (67e), redescendre axial droit. Question polyvalence, difficile de faire mieux.


Battu à nouveau par le VAR

Donc, entame à l'envers… et contre tout. Encore une fois, l'assistance à l'arbitrage est défavorable au Tef (cf. Les Buts : 0-1, 26e), accordant une ouverture du score qui reste, même après un énième ralenti, «litigieuse» selon l'expression de Casanova.

Et comme il ne pleut que sur les mouillés, les Haut-Garonnais prenant un maximum de risques, ils se font punir sur un contre du DFCO (0-2, 69e). La mauvaise mayonnaise. Jusqu'à ce que Gradel ne sorte les habits de lumière – «oui, cette volée fait partie de mon Top 5» – et en deux coups remette les siens à flot (1-2, 72e ; 2-2, 77e).


Gradel avec le Z de Zorro

«Franchement, nous répondra-t-il de sa petite voix, je ne travaille pas du tout les bicyclettes. C'est à l'instinct. J'essaye de respecter le jeu et de sentir les coups : ça marche, ça ne marche pas.» Contre l'Amiens SC la mê-me reprise avait terminé sur la poitrine de Monconduit, au Parc elle était restée dans son tibia. La troisième en trois matchs fut la bonne.

Moralité : le talent n'est rien sans persévérance. à méditer pour mercredi à Reims, en Champagne, où un nouveau pschitt du TFC serait dur à avaler.

Le jeunot Carvalho sur le banc

Relation de cause à effet ou jeu des chaises musicales oblige, Reynet suspendu, la doublure uruguayenne Mauro Goicoechea, irréprochable contre Dijon, va être titularisé à Reims. Résultat : c'est le 3e goal de l'effectif qui sera remplaçant. Problème, Marc Vidal – actuellement blessé (décollement aponévrose quadriceps droit), ne sera pas rétabli pour après-demain au Stade de Reims. C'est donc, la partie de dominos se poursuit, le portier de 19 ans, Matis Carvalho, stagiaire pro, qui sera du voyage.

Il assure actuellement l'intérim de Vidal en National 3.


Ils ont dit…

Alain CASANOVA : «Naturellement, vu les circonstances, on ne va pas cracher sur ce point. Mais, clairement, notre entame n'est pas celle d'une équipe en difficulté qui doit remporter le rapport de forces face à une autre équipe en proie au doute. Après la mi-temps, nous sommes récompensés de nos efforts et, avec de la réussite, je pense qu'on peut même gagner ce match. Cependant, les joueurs avaient fait énormément d'efforts. C'était trop compliqué.»

Olivier DALL'OGLIO : «On a perdu deux points, il n'y a pas grand-chose à ajouter. Mon équipe est fébrile, défensivement comme offensivement. Le ballon nous brûle les pieds. Ce que l'on doit faire, c'est soigner les détails.»

Réveil difficile après TFC-Dijon

Reynet (0/20).

- Les retrouvailles avec son ex' n'auront pas duré longtemps. L'ancien Dijonnais a dégoupillé après seulement quatre minutes de jeu et est parti à la douche tout seul.

Moreira (11).

- Il a enchaîné les courses à haute intensité, pour souvent finir dans les embouteillages aux abords de la surface bourguignonne et ne jamais être récompensé. Un après-midi de livreur à vélo. Remplacé par Durmaz (67e), le choix offensif gagnant de Casanova, avec le début de la révolte téféciste.

Sidibé (non noté).

- Il a été la victime de la réorganisation toulousaine après l'expulsion de Reynet. Remplacé par Mauro Goicoechea (5e, note 10), qui a goûté aux joies du but encaissé après recours au VAR (0-1, 26e), pas de jaloux. L'Uruguayen ne peut rien sur le deuxième, et a plutôt fait son match.

Amian (6).

- Coupable sur l'expulsion de Reynet, en n'anticipant pas le déplacement de Julio Tavares qui intercepte sa passe en retrait (5). Forcément, quand on commence un match comme ça, la suite est difficile…

Jullien (10).

- Plutôt rassurant dans les duels aériens, mais pas toujours impérial dans la relance ou quand il a fallu contenir les Dijonnais aux abords de la surface, qui auront tout de même tiré 14 fois au but hier.

Moubandjé (12).

- Le Suisse était survolté : 56 ballons touchés, c'est le total le plus élevé pour un Toulousain. De l'activité dans son couloir gauche, mais également dans l'axe où on l'a souvent vu prendre ses aises. C'est lui qui remise le ballon pour Manu Garcia qui amène le but de l'égalisation (2-2, 77e).

Dossevi (10).

- Tout Dossevi en une action : une récupération plein axe, accélération, crochet pour effacer un adversaire et jouer un trois contre deux, mais une passe simple complètement ratée vers Mubele et une action gâchée (32). En résumé, de l'envie, de l'initiative, mais trop de déchets. Sa passe décisive pour Gradel est tout de même millimétrée (77e).

Manu Garcia (10).

- Docteur Manu est capable de gestes techniques soyeux, et doté d'une vision du jeu supérieure à la moyenne. Mister Garcia veut parfois trop en faire, et est à la rue défensivement. Moyen, donc.

Cahuzac (11).

- Il a commencé le match au cœur d'une défense à cinq, est passé milieu après l'expulsion de Reynet (5e), puis central d'une défense à quatre quand Moreira est sorti (67e). Et a été plutôt bon partout, longtemps le seul à être au niveau en termes de combativité et d'envie.

Gradel (13).

- Étouffé par Rosier pendant une heure, le capitaine toulousain s'est réveillé ensuite pour claquer un but (1-2, 72e) et une passe décisive (1-2, 77e). Et quel but !

Mubele (8).

- Volontaire, mais limité techniquement. Sorti sous les sifflets (sévères) du Stadium et remplacé par Leya Iseka (58e), sans doute le seul joueur du monde à avoir une chanson à sa gloire dans un stade où il n'a marqué que deux fois. Trois maintenant, après son beau plat du pied pour arracher l'égalisation (77e). Très bonne rentrée du Belge.

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