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Théo Faugère, Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Fin de série noire pour le Toulouse FC. Après trois mois sans succès, les Violets ont rallumé la lumière mercredi soir, sur la pelouse du Stade de Reims. L'aboutissement d'une période durant laquelle ils auront touché le fond d'abord, puis longtemps tâtonné pour enfin remettre le doigt sur l'interrupteur.

 


Assurer ses arrières

Avant Reims, il y avait eu Saint-étienne, Nantes, entre autres, des prestations qui ont les unes après les autres contribué à détruire la confiance des Toulousains. Il a donc fallu s'atteler à la reconstruire, dans un groupe dont Alain Casanova s'agaçait récemment des «réminiscences de la saison passé», et de sa fâcheuse tendance à ne pas croire assez en lui. Reprendre confiance, donc. Traduire, en langage footballistique : ne plus prendre de buts. Et en terme tactique : consolider sa défense. Début novembre, le match de Strasbourg avait donné la première impulsion dans ce sens, avec des lignes ultra-resserrées, et un bloc compact. Résultat, un nul 1-1, et une satisfaction comptable ; tant pis pour le projet de jeu proche du néant. Rebelote à Paris, où le Tef, avec sa défense à cinq (trois centraux), peut se targuer d'avoir posé des problèmes au leader malgré sa défaite (0-1). À domicile face à Dijon, dimanche, les Violets semblaient à nouveau repartis pour jouer à trois défenseurs axiaux, schéma mort-né avec l'expulsion de Reynet dès la 5e minute (2-2).

«Pendant un petit moment, on a dû redescendre d'un bloc, vu qu'on prenait pas mal de buts, confirme Aaron Leya Iseka. Maintenant, nous avons un peu retrouvé notre force, comme on l'a vu dimanche, et on va pouvoir se concentrer sur l'objectif qui est d'aller plus de l'avant.»

Alain Casanova a semble-t-il trouvé la recette de la stabilité, avec sa défense à trois (mercredi Amian, Mbia, Moubandjé). Une réussite, face à une équipe contre laquelle «il fallait surtout ne pas prendre le premier but», selon le coach toulousain. Mbia a fait son match, Sidibé est toujours bien sorti sur Doumbia, pour l'empêcher de créer le jeu, cependant qu'Amian a été bon en couverture.


En Champagne, plus de poids offensif

Et le Tef a surtout réussi un premier pas dans la résolution d'un autre de ses casse-tête : assurer l'animation offensive. Avec Gradel positionné plus au cœur du jeu, et des pistons très offensifs (Issiaga Sylla et, à droite, Bafodé Diakité), Toulouse est parvenu à amener le danger vers la cage rémoise.

Sur l'action du but, trois attaquants font le jeu proche de la surface (Leya Iseka, Jean, Gradel) et Sylla vient renforcer en nombre. Presque du jamais vu lors des derniers matchs. «Exactement, affirme Leya Iseka. C'est une tactique qu'on a travaillée à l'entraînement, et on a vu que ça nous donnait plus de jeu vers l'avant, plus d'impact sur la défense adverse. Même si on a gagné que 1-0, c'était déjà beaucoup mieux que les rencontres précédentes.»

Pourvu que ça dure.


Cartons, le point

Après la pluie d'avertissements tombés sur les Toulousains avant-hier soir dans l'antre de Delaune (6 !), plus le verdict de la Commission de discipline concernant Baptiste Reynet exclu dimanche, un petit récapitulatif s'imposait.

Tandis que l'ancien gardien dijonnais qui a écopé d'un ferme et du sursis sera à nouveau qualifié pour le déplacement en Normandie (Caen, samedi soir prochain 15 décembre), le petit meneur espagnol Manu Garcia manquera justement SMC-TFC (suspension automatique après ses deux jau-nes récoltés en Champagne). Il connaîtra sa sanction mercredi lors de la prochaine réunion (12 décembre, 18h). Enfin, les joueurs «menacés» sont au nombre de deux : le capitaine Gradel et le Sudéois Durmaz, tous deux sanctionnés par le corps arbitral à Reims et portant ainsi leur casier à 2 jaunes.

 

De Mbia à Jean, le nouveau baromètre des Violets

Jullien pas retenu et Mbia revenu en jeu, Diakité promu, sur l'autre flanc Sylla buteur ; dans l'entrejeu, Durmaz préféré à Manu Garcia ; devant, Jean plus axial et presque décisif. Oui, le premier succès du Téfécé depuis – rappelons-le, plus de trois mois (2-1 à Guingamp le 1er septembre ; 4eJ) aura été riche en enseignements et pourrait donner des idées à Alain Casanova pour les deux prochaines et dernières échéances, ô combien importantes, avant la trêve. Un entraîneur toulousain qui n'avait pas hésité à changer 7 joueurs entre Dijon dimanche et le Stade mercredi, soit une bonne moitié de titulaires à trois jours d'intervalle. Et comme ses choix forts lui ont donné raison… Bref : dans l'arrière-garde comme sur le front de l'attaque, les places vont être chères ! Notre revue de détail.

En charnière, c'est l'histoire

des vases communicants en somme. Jullien sorti, Mbia rentré. Le vice-capitaine non convoqué, est bien une première cette saison – même si l'intéressé reconnaissait la semaine dernière être «passé au travers de 2-3 matchs». L'on se souvient également que l'an passé, revenant certes de blessure, Debève l'avait remplaceé au bout de 25 minutes à Lyon avant de le faire souffler la journée suivante face à Dijon. Au profit de Fortes.

Or le TFC a été costaud à Delaune avec ses 3 Mousquetaires Amian, Mbia donc et Moubandjé : quand le premier est un maillon fort indiscutable (14 titularisations, 1 match suspendu, 1 autre sur le banc) et le dernier assurément le défenseur le plus régulier, Stéphane Mbia apporte toute son expérience.

En deux mots : Christopher Jullien va devoir batailler pour retrouver sa place.

Un cran plus haut, Diakité, en balance avec Moreira, a reçu une mention plus qu'honorable pour sa Première, amenant de la densité dans son couloir. à revoir. Sur l'autre côté on n'oubliera pas que Sylla avait gagné ses galons dans le XI-type en tant que piston sous la première ère… «Casa», fin d'exercice 2012-2013, avec l'apparition du… 3-5-2.

Quid de Dossevi ? Si l'ex-Messin paraît un des grands perdants du 3-4-1-2 (car pas de vrai ailier), on peut l'imaginer doublure de Gradel en faux N°10. Voire occuper le poste de Jean (Mubele) en second attaquant – pas inintéressant comme souvent mais toujours pas déterminant – au côté de Leya Iseka, dont la mobilité lui permet de conserver le leadership sur Sanogo.

à part ça, en l'état actuel, l'embouteillage s'annonce surtout au milieu : ils sont quatre pour deux postes. Sidibé ou Cahuzac côté récupération, Durmaz ou Garcia rayon animation. Sans zapper Bostock, relayeur, par conséquent à même d'endosser les deux rôles.

Joyeux casse-tête !

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