Menu

Fil de navigation

Recherche

Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Voilà. Il fallait bien que ça arrive, que ça tombe sur quelqu'un ; et c'est sur le TFC que c'est tombé. En déplacement sur le Rocher, Toulouse a vu Monaco remporter sa première victoire de la saison à Louis-II en L1, et a peut-être assisté à ce que tout le monde imagine depuis des mois : la renaissance monégasque.

On le sent dès les premières foulées, Monaco a faim. «Leur début de match nous freine, et nous effraie», confesse Alain Casanova après coup. Les Rouge et Blanc mettent de l'intensité dans leur pressing, et cueillent le Tef a froid. Il faut deux bonnes interventions de Jullien et Shoji, vigilants, pour couvrir des passes dans le dos de la défense et éviter de grosses frayeurs (4, 6).


Contre meurtrier

Mais la vélocité monégasque finit par avoir raison de la défense du Téfécé au bout d'un quart d'heure, quand Golovin conclut un contre éclair émaillé d'un modèle d'une-deux entre lui et Gelson Martins (1-0, 16e). Et voici précisément ce que pouvaient craindre les Toulousains avant le match ; l'ASM n'est plus la même qu'il y a quelques semaines grâce à ses recrues. L'ancien de l'Atlético notamment, intenable, transcende Monaco, et le public de Louis-II ne s'est pas trompé en l'ovationnant à sa sortie du terrain. Ballo Touré, dangereux dans son couloir gauche, et, Fabregas, buteur, sont à mettre dans le même sac.

Pourtant, l'AS Monaco reste une équipe fragile. On le sent à sa manière de reculer après avoir ouvert son compteur, de concéder des fautes devant sa surface, de laisser Dossevi la faire frémir par ses accélérations, et finalement de craquer sur un corner bien repris par Jullien (1-1, 20e). Le TFC a un coup à jouer, et si le tonnerre gronde au-dessus du Rocher, impossible de dire qui va prendre la foudre, tant les deux équipes semblent pouvoir faire la différence. Si Toulouse paraît mieux après son but, c'est bien Gelson Martins qui fait paniquer les Violets en éliminant Sylla et Gradel dans la surface (22), et le poteau qui sauve un Reynet impuissant sur une tentative de Golovin qui avait fixé Sangaré à l'entrée de la surface (26e).

Preuve des velléités toulousaines, Durmaz fait trembler le même poteau, en seconde période, sur une frappe sèche, pied gauche (68e). Subasic était cloué au sol. Mais le Suédois peut se prendre la tête entre les mains ; son Tef ne revient pas sur Monaco, qui avait converti une bonne entame de deuxième période grâce à Fabregas (2-1, 63e). L'Espagnol, venu pour sauver une équipe en perdition, ouvre son compteur en Principauté grâce au travail de Gelson Martins côté droit, qui n'a laissé aucune chance à Diakité. Toulouse n'a pas lâché, et a su faire changer la nervosité de camp, après avoir été fébrile en milieu de seconde période (carton jaune de Sylla, 60e ; semelle de Sangaré sur Fabregas, 65). Plus le temps passe, plus Monaco semble capable de s'effondrer avant la ligne d'arrivée.


Les Rouge et Blanc exultent

«Oui, j'avais dit à mes joueurs qu'ils (les Monégasques) pouvaient avoir peur de gagner» dira Casanova. Mais la tête de Gradel est trop sur Subasic qui stoppe sur sa ligne (76), Jean n'arrive pas à bien reprendre ce ballon qui traîne devant une forêt de jambes (83), Badiashile repousse un centre de Dossevi devant Leya Iseka (86). Toulouse n'y arrive pas, et Monaco peut exulter. Leonardo Jardim commence de la meilleure des manières son «mini-championnat», sa mission commando pour définitivement sortir la tête de l'eau et de la zone rouge. Pour le TFC, en revanche, l'embellie s'arrête au moment où il pouvait enfin commencer à lever les yeux vers les hauteurs…


Réactions

Alain Casanova : «On a fait un match moyen. Notre début a été médiocre, trop insuffisant pour poser des problèmes à une équipe qui voulait se refaire. On a été en difficulté d'entrée (…) Puis on égalise et jusqu'à la mi-temps c'était équilibré. Ensuite, on leur laisse le ballon et ils marquent sur un exploit de Gelson Martins sur le côté. On revient ensuite mais c'est un peu tard. Certains ont été en dessous de leur niveau ; c'est dommage. On ne s'est libérés qu'une fois qu'on était menés. Ils ont alors été fébriles. C'est le lot des équipes qui ont besoin de points. Le retour de Léo Jardim leur a fait du bien dans la remise en question, dans l'impact psychologique et tactique. Il y a des noms, des individualités. Leur mercato ? C'est permis. On ne peut rien y faire. Ils ont corrigé certaines faiblesses.»

Leonardo Jardim : «C'était un retour avec beaucoup de sentiments. Après, je me suis concentré sur le terrain. Monaco a fait un match positif. La stratégie a été respectée. Les joueurs sont restés ensemble, compacts. J'ai félicité le groupe pour ses premiers trois points dans ce mini-championnat. Je suis arrivé ici pour un championnat de 16 matchs. L'objectif est de faire autant de points que les meilleures équipes de France (sur cette période, ndlr).»


Le chiffre : 1re

victoire > à domicile. Pour l'AS Monaco après quelque 12 matchs de championnat. On peut comprendre les poings levés de Jardim au coup de sifflet final.


Ca passera par Nantes

Le TFC attendait d'être fixé, il sait depuis hier après-midi : il se déplacera à La Beaujoire, mardi (18h30) – avec vue sur les quarts.

Dans un contexte toujours aussi particulier, douze jours après la disparition de leur ancien coéquipier Emiliano Sala (des recherches sous-marines privées débutent aujourd'hui), les Nantais se sont fait peur sur le terrain des Val-d'Oisiens de l'Entente Sannois/Saint-Gratien, tombeurs de Montpellier en 32e (1-0). Les Canaris ont évité une pénible prolongation grâce à un but en force de l'attaquant Kalifa Coulibaly à la 73e minute, après un cafouillage dans la surface. Incapables de trouver la solution lors d'une première période pauvre en occasions, les «Jaunes» sont tombés sur une équipe de National 1 (troisième division) décomplexée au retour des vestiaires et qui s'est offert quelques centres dangereux bien coupés par la tour de contrôle Nicolas Pallois, vigilant.


Pallois portait le N°9

Le défenseur, très proche de Sala, a disputé son premier match depuis la disparition le lundi 21 janvier de l'avion qui transportait le buteur argentin, avec le numéro 9 de son ami sur le dos, ainsi que le brassard de capitaine.

Trois jours après l'hommage à La Beaujoire, «Emi» était encore dans toutes les têtes sur la pelouse Michel-Hidalgo de Saint-Gratien. En témoignent les ballons vert et jaune et les applaudissements du stade à la 9e minute, ainsi que les chants de la Brigade Loire en son honneur.

2018 / 2019

CALENDRIER

2018/2019

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2018/2019

EFFECTIF

2018/2019

TRANSFERTS

2018/2019

STATISTIQUES