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Pa. D. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Cent soixante-neuf. Oui, cela fait aujourd'hui 169 jours que les Toulousains courent après une victoire au Stadium. Une éternité dans le monde du ballon rond, matérialisée par 9 rencontres de championnat sans succès sur l'île du Ramier. Autrement chiffré : 5 nuls et 4 défaites. Ce qui, au passage, confère au Tef le bonnet d'âne du classement «maison» depuis sa dernière levée at home…

C'était donc le 25 août, face à Nîmes, pour le compte du 3e épisode de la saga L1 : 1-0 sur un penalty du capitaine Max-Alain Gradel.

On a l'air de se répéter, on est même rébarbatif voire barbant, avant-match à domicile après avant-match à domicile…

Mais force – faiblesse, plutôt – est de constater que si le TFC navigue en eaux pas troubles certes mais pas nettes non plus (6 points de marge sur le 17e et 1er non-relégable, rappelons que comme l'an passé le 18e en passera par des barrages), c'est bien en raison de ses performances domestiques. Un maintien s'assure d'abord chez soi !


Encore 5 victoires et 1 nul à décrocher pour assurer

Avec 26 unités au compteur, il en manque encore aux Violets 16 pour atteindre la fatidique barre de 42, synonyme statistiquement de nouvelle saison en élite l'exercice suivant. Et sur les 15 échéances restantes, 8 se joueront dans la Ville rose avec, entre autres, les réceptions du Paris-SG et de Marseille. Voilà pour le programme des réjouissances puisque, depuis mardi et une élimination sans gloire à Nantes (0-2) en 8e de finale de la Coupe de France, les Garonnais n'ont plus à se mettre sous les crampons que le championnat.


«ça ne va pas être tristounet» dixit Alain Casanova

«Je n'aime pas quand on dit ça, réagit Alain Casanova. Il reste tellement de journées à disputer et de points à engranger… Surtout, nous, on n'a rien fait – d'un côté comme de l'autre. À 15 journées de la fin, nous ne sommes pas sauvés ; on ne peut pas non plus penser que nous allons être dans le ventre mou. Non, insiste l'entraîneur, ça ne va pas être tristounet jusque fin mai !»

On ne demande qu'à croire le coach téféciste en exhortant ses hommes à passer aux actes. «Il faut tourner la page. La compétition redémarre de suite, l'équipe a repris le dessus en milieu de semaine malgré la désillusion. Notre revers, poursuit ''Casa'', ne découle pas d'un problème d'approche mentale. L'ouverture du score des Nantais, rapide (9e), nous a handicapés. Puis nous avons concédé le break à un moment crucial : avant la mi-temps (41e). Les Canaris nous ont malmenés athlétiquement.»

Trois jours auparavant, c'est Monaco qui avait dominé Toulouse dans les intentions (2-1). Une semaine encore en amont, Angers était venu inquiéter un Tef là aussi timoré (0-0). Bref : les Violets restent sur 3 matchs inaboutis, pour ne pas employer d'autres termes.


Esprit, es-tu là ?

«Détermination, engagement, justesse. Il faudra ces attitudes devant Reims, détaille le tacticien. Et, surtout, une mentalité de tous les instants.» Afin de combler l'écart, le fossé au vrai, entre les deux clubs : +8 points en faveur des Champenois (34 vs 26). «C'est une équipe qui a bien entamé le championnat. Elle a su tirer profit de la dynamique de son accession et s'est très bien renforcée en ciblant des postes spécifiques. Elle affiche un capital-confiance conséquent.»

«N'empêche, corrige en guise de conclusion Alain Casanova, on doit faire fi de tout ça et vaincre. Tout le monde est conscient, connaît l'urgence de renouer avec le succès au Stadium. Cette frustration est présente dans l'esprit de chacun.» Vous avez dit cohésion ?

Vendredi et samedi, l'entraînement a été décalé l'après-midi pour permettre un déjeuner commun en fin de matinée.

Histoire de retrouver l'appétit. Premier service, espéré gagnant, tout à l'heure.


Reims, une équipe qui pétille !

« C'est une des très bonnes formations de notre championnat. Elle n'est pas programmée pour finir dans le Top 5, mais je la vois terminer juste derrière, entre la 5e et la 10e place. »

Clair, net et précis : Alain Casanova aime bien le Stade de Reims, il le dit et annonce la couleur. Avant d'expliciter ses motivations : « Les Rémois sont capables de poser des problèmes à n'importe quelle équipe : ils sont allés faire match nul à Lille (1-1, 17eJ) et à Lyon (1-1, 20eJ) ; ils viennent de battre Marseille (1-0, le week-end passé). Ils remportent pratiquement toutes leurs rencontres à domicile ; à l'extérieur, ils ramènent également des points ou quand ils perdent c'est de très peu. En résumé : c'est organisé, en place ; et ça joue. »

Reims, c'est de la dynamique !

Sauf contre le Toulouse FC, donc, reçu 2/2 face aux Champenois :

1-0 à Auguste-Delaune en L1 (16eJ, 5 décembre), 4-4 ap et 4-3 tab en Coupe de France (16e de finale, 22 janvier).

Ascendant psychologique évidemment côté Téfécé quand bien même Casanova n'y croit pas trop : « Un match reste un match. » Mais également dans

la préparation du rendez-vous. « On connaît parfaitement cet adversaire, dissèque David Guion. On a pu identifier son jeu, ses principes, ses forces et faiblesses. » L'entraîneur des Rouge et Blanc a même affirmé devant la presse avant-hier avoir repéré des clés à l'intérieur de l'organisation toulousaine.

« Globalement il faudra, continue-t-il, être efficaces dans notre animation offensive. Nous n'avions pas su l'être chez nous, nous l'avions en revanche réalisé

chez eux. »

Quant au levier de la revanche, Guion n'entend pas l'actionner. « Ce n'est pas le genre de la maison, vous me connaissez. Puis, sur nos 2 défaites, on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. Parce qu'il y avait vraiment eu des contenus intéressants. J'attends davantage, pour répondre précisément à la question, de voir la capacité de mes joueurs à se responsabiliser. »

Un groupe où les feux-follets Mathieu Cafaro et Rémi Oudin explosent (sur les ailes) et où le meneur de jeu Dingomé a chipé la place de Marvin Martin. « J'ai beaucoup discuté avec Tristan, qui est arrivé blessé (croisés genou gauche, ndlr). Je ne voulais pas qu'il s'impatiente, je savais qu'il monterait en régime vers la trêve. C'est ce qui est train de se passer (titulaire les 3 dernières journées). Il avait déjà la dernière passe en lui, il y apporte plus de clairvoyance encore. Il affiche beaucoup de disponibilité et nous est utile par ses orientations de jeu. »

La seule ombre au tableau, finalement, est l'indisponibilité de l'avant-centre Pablo Chavarria, dont le nez a rencontré la chaussure de Djilobodji, exclu sur le coup, à Guingamp samedi en 8.

Il devrait être suppléé par le Sud-Coréen Hyun-Jun Suk, remplaçant-buteur express face à l'OM puisque 17 secondes après son entrée en jeu !


Toulouse vers un nouveau repli à quatre ?

C'est désormais le traditionnel questionnement au moment de coucher les compo-sitions dans nos colonnes : alors, une défense à 3 centraux ou une arrière-garde à 4 ? Si on feuillette notre calepin, sur les 23 matchs de L1, après avoir attaqué avec son usuel 4-2-3-1, Alain Casanova a utilisé à 10 reprises une ligne défensive à 3 ou 5. La tout première fois, c'était pour tenter de contrer le 3-5-2 montpelliérain ; on dit «tenter» car l'essai ne fut pas concluant : 0-3 à la maison en date du 27 octobre (11eJ). Tandis qu'à la dernière sortie, sur le Rocher, le technicien toulousain était repassé à une défense classique (1-2), il a de nouveau eu recours à une charnière axiale triple en début de semaine en Loire-Atlantique. Pour un résultat identique : revers 0-2. Souvent, ces derniers temps, les choix du coach ont aussi été dictés par des absences. Mbia, Fortes et Yago partis, le nombre de spécialistes au poste de central est devenu peau de chagrin : 2 (Jullien et Shoji) ou 3 (si on compte Diakité bien qu'il ait été utilisé sur un flanc sauf en Coupe) (on zappe les polyvalents Amian, Moubandjé et Cahuzac). Faites vos jeux…

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