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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Il faut avoir bonne mémoire pour se rappeler la dernière victoire de Toulouse en terre lyonnaise. Le club rhodanien n'avait encore aucun championnat dans son armoire à trophées, Jean-Michel Aulas était toujours étudiant, et Bruno Genesio n'avait pas eu le temps de souffler sa première bougie. C'était en 1966. En 53 ans, la capitale des Gaules est peu à peu devenue ce territoire imprenable pour les Violets, et c'est à l'assaut de ce morceau d'histoire que les hommes d'Alain Casanova doivent s'attaquer en déplacement sur la pelouse du Parc OL. Mais loin de s'être adoucie avec le temps, la pente paraît bien raide aujourd'hui. Car si le Tef ne s'est plus imposé depuis une éternité, les dernières années ne plaident pas en faveur d'un retournement de situation cette saison : sur ses quatre derniers déplacements à Lyon en Ligue 1, le TFC n'a jamais marqué, et a encaissé 12 buts (3-0 ; 3-0, 4-0 ; 2-0).


«Match après match»

Mais assez de regarder derrière : c'est de l'avenir dont doit s'inquiéter le TFC. Après un mois de février plus que laborieux, conclu par une nouvelle contre-performance inquiétante à domicile face à Caen dimanche dernier (1-1), les Violets s'apprêtent à attaquer un mars autrement plus compliqué, avec notamment un déplacement à Nice et la venue du PSG au Stadium.

Alain Casanova, lui, est un homme de présent, et ne veut pas y penser : «On ne va pas commencer à programmer des points éventuels à tel ou tel endroit», et le technicien en appelle à la formule consacrée : «Il faut prendre match après match.» Celui d'aujourd'hui est donc l'OL, et personne n'envisage un instant que ce sera une partie de plaisir. «On sait très bien que le rapport de force nous est défavorable, que Lyon est beaucoup plus fort que nous», admet Casanova, qui n'a jamais caché son admiration pour cette équipe lyonnaise et son entraîneur, Bruno Genesio. «Vous les prenez un par un, ils sont presque tous internationaux, et ce sont les meilleurs à leurs postes dans le championnat, excepté les Parisiens et quelques Marseillais», avance-t-il.


S'appuyer sur les performances à l'extérieur

Que faudra-t-il alors ? Un exploit ? Sans doute, et pour le nourrir, un état d'esprit irréprochable avant tout. Malheureusement, les Toulousains n'ont pas réellement engrangé de confiance avant ce déplacement chez le troisième de Ligue 1, qui sera en recherche de performance pour rester au contact de Lille et de la deuxième place (5 points séparent les deux équipes). «La période n'est pas facile, on a énormément de mal à gagner à domicile», regrette Alain Casanova, qui a toujours du mal à digérer le manque d'efficacité de son équipe face à Caen la semaine dernière : «En ne gagnant pas face à ces adversaires, qui sont des concurrents directs, on se met en difficulté, et dans une situation d'urgence plus importante encore.»

Concurrents directs, le tableau est maintenant clair. A 12 journées de la fin du championnat, c'est bien de son maintien que doit se préoccuper le Tef. «Il y a déjà un long moment qu'on regarde derrière et qu'on est en état de vigilance, qu'on a besoin de prendre des points. Mais comme je le dis à l'équipe, on doit avant tout s'occuper de nous-mêmes, et ne rien attendre des autres.» Au moment d'entrer sur la pelouse du Parc OL, les Toulousains pourront alors se rappeler leurs performances réalisées à l'extérieur cette saison, «notamment à Paris et à Lille», a souhaité Casanova. Si les Violets s'étaient inclinés à Paris 1-0, ils l'avaient en revanche emporté dans le Nord (2-1), grâce à deux penalties de l'inévitable Gradel. Résultat des courses, grâce à ses performances à l'extérieur, le TFC est la seule équipe de l'élite à y avoir pris plus de points qu'à domicile (15 contre 13).


Attaque défense ?

Face à une équipe lyonnaise qui devra s'imposer, on peut alors s'attendre à un TFC d'abord concentré sur le fait de ne pas prendre de but, et qui devrait chercher à exploiter les ballons de récupération pour faire mal à l'OL sur les phases de transition. Au match aller en janvier (2-2), Alain Casanova avait apprécié la rigueur de son équipe dans l'organisation et sa capacité à «poser des problèmes» aux Gones (voir ci-contre). Il faudra faire au moins aussi bien aujourd'hui, car en face l'Olympique Lyonnais, qui reçoit Barcelone dans moins de quinze jours, n'a plus le choix. Jimmy Durmaz, double buteur au match aller, avait aussi montré que le TFC pouvait se reposer sur d'autres que Gradel. S'ils en prennent conscience à onze cet après-midi, ils pourraient être en mesure d'écrire une autre histoire.

Toulouse, le profil qui embête l'OL ?

Interrogé sur la physionomie possible du match de cet après-midi, Bruno Genesio a sa petite idée : «On aura sûrement la possession face à un bloc bas. Toulouse n'est pas dans une bonne période avec des défaites à l'extérieur. C'est une équipe qui est bien organisée, avec beaucoup de discipline et des attaquants capables de ressortir vite.» Typiquement le genre d'équipe et d'organisation sur lesquelles l'Olympique Lyonnais a la fâcheuse tendance à se casser les dents. Dans nos colonnes hier, Rémy Vercoutre, ancien portier des Gones durant onze saisons, analysait : «L'OL est en difficulté face aux blocs bas. Il préfère les équipes portées vers l'avant, parce qu'elles lui créent des espaces, et ça lui permet de mettre son jeu en place, avec de la mobilité, une capacité à entreprendre et à faire du jeu.» Souvent impressionnant face à de grosses cylindrées, comme il l'a montré en Ligue des champions cette saison, en allant notamment s'imposer à Manchester City, l'OL peut donc paradoxalement être embêté contre des équipes fermant le jeu.


Le facteur Ligue des champions

Le club peut se montrer particulièrement vulnérable dans les périodes précédant la compétition européenne. Ainsi, Nantes (14e, 1-1) et Bordeaux (13e, 1-1) ont obtenu un résultat nul au Groupama Stadium quelques jours avant que Lyon n'affronte le Shakhtar Donetsk (2-2) et Hoffenheim (2-2), et Rennes (9e) est venu gagner à Lyon (2-0) juste avant que l'OL n'aille chercher en Ukraine (1-1) sa qualification pour les 8es de finale de la Ligue des Champions. Et si, comme Alain Casanova, Bruno Genesio assure prendre «match après match», il ne cache pas savoir que «dans un coin de la tête des joueurs, et même du staff, il y a ce match retour (contre Barcelone en huitième de finale retour de la Ligue des champions, le 13 mars Ndlr).» Mais Genesio et ses Gones comptent bien, cette fois, s'appuyer sur le championnat pour booster leur confiance avant le déplacement en Catalogne : «Ce qui est important, c'est de bien préparer le match de Barcelone. Et la meilleure manière de bien le préparer, c'est de gagner les matchs qui précèdent, et d'être en confiance avant d'aller les affronter.»

L'investissement critiqué

Le week-end dernier à Monaco, l'OL a à nouveau montré son mauvais visage, laissant l'ASM prendre le large après une entame de match plus que poussive, sans envie ni intensité (0-2). Une performance qui avait agacé Jean-Michel Aulas, et l'avait poussé à dégainer son arme favorite, Twitter : «Certains joueurs sont très en dessous de leur potentiel. Ceux qui pensent pouvoir réaliser des gros transferts en fin d'année se trompent. Il faut moins parler et donner beaucoup plus», avait-il averti, visant sans doute Tanguy Ndombélé, qui avait confessé il y a quelques semaines que «courir après la balle contre les petites équipes, c'est un peu chiant.»

Dorénavant, Lyonnais et Toulousains sont avertis. D'un côté, l'OL n'a plus vraiment le loisir de choisir ses matchs. De l'autre, les Violets ont un coup à jouer, si le plan de jeu est respecté, et que les attaquants mettent à profit les situations qui se présentent à eux. Mais pour faire douter l'OL, il faudra être plus efficace que ces dernières semaines.


Nabil Fekir sera bien là

Un temps incertain, l'international français pourra bien tenir sa place cet après-midi sur sa pelouse. Le meneur de jeu de l'OL avait manqué les trois derniers matchs, et devrait être titulaire cet après-midi afin de retrouver du rythme avant l'échéance européenne. Autre retour, celui du latéral Rafael, après deux mois et demi d'absence. «Je préfère jouer qu'être spectateur. Cette période a été très difficile pour moi», a admis le Brésilien. «Léo Dubois et Kenny Tete sont en grande forme. C'est à moi de revenir pour jouer.» Il devrait être titulaire cet après-midi pour tenter de récupérer sa place.

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