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Rémi Buhagiar pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Son cinquième but personnel inscrit vendredi soir face à Quevilly en dit long sur son évolution. Prié de trouver du temps de jeu ailleurs après l’arrivée en prêt de Manu Garcia cet été à Toulouse, Quentin Boisgard, le jeune milieu de terrain formé au TFC, s’est exilé à Pau, une équipe qui évolue en National 1, la troisième division. Deux pas en arrière visiblement salvateurs puisqu’il cumule 5 buts et 6 passes décisives depuis le mois de septembre.

 


Première expérience loin de Toulouse

« Il a fait preuve d’humilité en posant ses valises chez nous. Nous n’évoluons pas dans les mêmes conditions qu’en Ligue 1, mais Quentin a un état d’esprit irréprochable. C’est devenu un leader », estime Joël Lopez, le vice-président palois.
Ses débuts dans les Pyrénées-Atlantiques n’ont pas été simples. Pour la première fois de sa vie, le Pitchoun de 22 ans s’est éloigné à deux cents kilomètres de sa famille, installée dans la Ville rose.
Côté sportif, le quotidien du meneur de jeu s’est quelque peu transformé : les voyages en jet privé ont été remplacés par des longs déplacements en bus, et les kinés personnels ont littéralement disparu. « Au départ, cela n’a pas été facile, reconnaît Pantxi Sirieix, coordinateur sportif de l’équipe professionnelle du Toulouse FC. Mais il a su s’acclimater. »
Repositionné ailier gauche par l’entraîneur italien Raffaele Novelli, le numéro 26 a changé son jeu. « Je voulais qu’il aille entre les lignes, qu’il rentre avec son pied droit. Quentin avait l’habitude de se retrouver dans l’axe, cependant il s’est vite adapté aux consignes », se rappelle l’Italien remplacé par Bruno Irles en janvier. Souvent présent dans les tribunes du Nouste Camp, Sirieix ne peut que constater la mue de son protégé : « Je suis venu le voir en septembre, je trouvais qu’il s’éparpillait trop dans ses courses. Il perdait de l’énergie inutilement. Puis il a eu un déclic », observe-t-il.

 

« Sa force ? Les 20 derniers mètres »

En six mois, le Toulousain s’est métamorphosé sur les plans physique, mental et technique. « Il est plus puissant balle au pied, prend plus de risques. Tous ses dribbles sont efficaces, sans superflu. Et sa grande force, ce sont les 20 derniers mètres. Sa qualité de passe et sa frappe de balle en font un véritable atout », analyse le technicien transalpin.
Cette évolution pourrait lui permettre de glaner du temps de jeu en L1 la saison prochaine. Prêté en National pour un an, Boisgard espère revenir dans « son » club pour s’y imposer et remplacer l’Espagnol Manu Garcia.


Dupraz : « Je l’appelle dès que j’ai un club »

Pascal Dupraz, l’homme qui l’a lancé dans l’élite en 2017 place ses espoirs en lui. « Il me fait penser à Adrien Thomasson que j’ai eu à évian/Thonon-Gaillard. Il a du talent, c’est un vrai passionné et un homme bien. Si je retrouve un club, je l’appelle immédiatement », prévient le Savoyard. Une analyse partagée par Novelli : « C’est un footballeur de classe. S’il continue ainsi, il réussira une belle carrière. À condition d’être régulier. »
Alors que son contrat avec le Tef prend fin à l’été 2020, le droitier est sous le feu des projecteurs. À Pau, il est l’un des éléments les plus supervisés depuis septembre. Plusieurs écuries dont Strasbourg, Le Havre et Lens sont venus le regarder cette année. Pantxi Sirieix estime qu’il mérite d’avoir ses chances à l’échelon supérieur. « Il manquait d’efficacité et a su gommer cette carence. Mais la décision n’a pas encore été prise », souligne l’ex-chouchou du Stadium.
D’après nos informations, la direction des Violets ne lui a pas encore proposé de prolongation. Si rien n’est fait d’ici janvier 2020, Boisgard pourrait même quitter la Haute-Garonne gratuitement. Les prochains mois s’annoncent cruciaux…


 

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