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Pa. D. pour La Dépêche du Midi

 

Interview

Il est fier d'être né un 5 novembre, «comme Marco Verratti». Dit avoir appelé le chien de son ex' Valdo, «un milieu qui cavalait partout et adorait jouer à la balle». Surnomme, sans arrière-pensée bien sûr, Thomas Tuchel «joueur d'échecs». à la vie comme à l'écran : tel apparaît Julien Cazarre, 44 ans, entre deux tacles dans France Football. à l'autre bout du fil, ce touche-à-tout culturel – actuellement en productions théâtrale (texte et rôle) et télévisuelle (écriture série et film) – nous a bien fait marrer pendant une mi-temps, pause comprise.

Partageons…

Julien, vous étiez en trêve on suppose ?

Complètement. Je suis parti en Belgique le week-end dernier – histoire de vivre un samedi sans Gilets jaunes. Parce qu'être bloqué à Paris par des mecs qui gueulent sans plus savoir pourquoi, j'en ai ma dose… À Toulouse remarque, c'est pas mal aussi, hein ? La dernière fois que je suis venu, je les voyais sur les ronds-points, tout seuls, figés durant 3-4 heures ! Fascinant.

La Ville rose, nous y voilà déjà : vous avez des origines toulousaines, donc…

Mon père est né à Rieux-Volvestre où j'ai moi-même vécu, gamin, deux ans chez mamie. Mimi, quoi. Et j'avais les cousins

à Toulouse, quartier Ancely, j'y ai passé toutes mes vacances.

Rieux connu pour sa Fête du Papogay début mai…

…(il coupe, en prenant l'accent) Tu ne penses pas si bien dire : dans notre famille, on avait des vedettes. Une année, mon oncle a gagné en seniors et son fils en juniors. Ils avaient fait tomber l'oiseau de bois et de fer juché en haut du mât.

Et vous le tir à l'arc, alors ?

J'étais bon. Or là c'est avec du matos du Moyen âge. Puis je me souviens également que j'allais chercher lait et beurre chez le crémier avec mon écuelle en métal. De Paris à Rieux, t'imagine

le retour vers le futur ! Sinon, oui, j'ai fait mon CE1 et mon CE2.

Amuseur public ou trublion du PAF : que préférez-vous ?

J'ajouterais clown d'entreprise. C'est, finalement, ce qui me va le mieux. La paternité en revient à Bruno Gaccio (Les Guignols).

Avec Action Discrète (pastille humoristique, toujours sur Canal), on partageait les mêmes bureaux. Bruno disait qu'on était un peu fous-fous. Punaise, ça va remonter à quinze ans…

D'où vous vient ce don pour parodier ?

Ah… les imitations, ça tient aux oncles et tantes. à la fin des repas, toute la famille m'encourageait. Et là, je devenais Coluche, Giscard, Chirac. Tandis que mon cousin se transformait en Roland Magdane (rires).

Reparlons ballon, vous suiviez le Tef des années 80 ?

Ben, tout naturellement. Obligé, je descendais à Toulouse l'été, à Noël, à Pâques. C'était l'époque dorée avec Beto Marcico qui encadrait les Passi, Durand, Despeyroux, j'en passe et des meilleurs ; j'avais 12 ans pour TFC-Naples. Un truc de dingue. J'ai aussi kiffé à fond la remontada de Dupraz en 2016 et le but de Bodiger ; c'est comme un titre. Les 10 dernières minutes à Angers sont incroyables. J'avoue, ça m'arrive de revisionner le final. Cette phrase de «Dieupraz» – «il me faut une patte gauche» : franchement, même dans un film, la ficelle est trop grosse, tu n'y crois pas. Bref, j'ai toujours eu une tendresse pour le TFC.

C'est bien beau tout ça, mais vous êtes supporter du PSG !

Je suis né dans une maternité rue des Princes, à deux pas du Parc ; ça ne s'invente pas. Mais je suis estampillé «75» !

Votre souvenir le plus marquant en tant que Parisien ?

Je vais vous étonner : c'est le doublé d'Amara Diané lors de la dernière journée à Sochaux (2-1) qui nous sauve de la relégation en 2007-2008. Je ne respirais plus. Vraiment.

Vous vous mettez dans des états devant un match !

Je pourrais parler du barrage retour France-Ukraine pour le Mondial-2014 (3-0) : là, je suffoquais. Tiens, il y a encore la demie de l'Euro-84 à Marseille contre

le Portugal (3-2 ap) : un arrière gauche, artisan de la qualif', Toulousain en plus (Domergue).

Au fait, vous avez joué au foot sérieusement ?

Bien entendu. Liencié, à partir de 8 ans et jusqu'en juniors. Aux «Hirondelles», le club d'Areola, dans le VIIe près de la Tour Eiffel.

Quel poste ?

Celui qui a manqué au PSG cette année. Un milieu défensif genre chien de la cave. Pas le joueur de PlayStation, en résumé, un gars pour aller au mastic. J'avais une sacrée caisse parce que j'ai un cœur qui bat très lentement.

Par contre, nul de la tête et pas capable de dribbler.

On entre dans le vif du sujet : vous vous moquiez souvent du TFC à une époque. Qui aime bien

châtie bien…

Il faut reconnaître qu'à un moment donné Toulouse me donnait pas mal de matière.

Ahamada et ses boulettes. Lorsqu'il est passé dans l'émission le 14 janvier, l'ex-gardien violet paraissait mal à l'aise, non ?

On s'était expliqués avant, mais Ali n'avait toujours pas digéré. Lui est persuadé que si sa carrière n'a plus avancé, c'est à cause de moi. Je ne pense pas que le milieu du foot s'arrête à mes vannes ; car si je me moque de Lionel Messi, on le garde quand même… Après, ça m'embête, naturellement, qu'Ali soit encore en souffrance et que cela ait eu un impact sur lui. Bon, j'ai vu qu'il avait retrouvé un club, en D2 norvégienne (Kongsvinger). On va surveiller…

Quand vous recroisez les joueurs, Ruffier par exemple…

Il ne m'aime pas, je le comprends. Cependant il est honnête. à Saint-étienne, il m'a ignoré.

Votre regard sur l'équipe du Téfécé ?

J'ai une grosse affection pour Cahuzac, toujours à la limite, à énerver l'arbitre. J'apprécie Durmaz, très ambivalent : quand il est titulaire, tu te dis qu'il n'a pas le niveau ; quand il rentre, tu te demandes pourquoi il n'a pas joué d'entrée. Et Gradel, c'est ton meilleur buteur sans être ton avant-centre.

Un mot sur Alain Casanova ?

Un entraîneur qui aime viscéralement le foot et a une super vision du jeu. Mais, désolé, en en parlant, j'ai d'abord l'image du goal de l'OM qui se prenait les shoots de JPP à l'entraînement. Ce n'est pas pour rien que Papin lui dédia son Ballon d'or en 1991, non ?


Dossevi aussi incertain

Sûrement qu'Alain Casanova n'est pas mécontent de ne jou-er que dimanche – finale de Coupe de la Ligue ce soir oblige (cf. ci-contre) . Cela fait un jour en plus de récupération pour les internationaux. Ils étaient 9 en A (Dossevi, Durmaz, Gradel, Shoji, Sylla), Espoirs (Amian, Leya Iseka, Sangaré) et France U19 (Diakité) sur le pont. Si aucun pépin physique majeur n'est à déplorer à l'heure d'en-tamer la dernière ligne droite jusqu'au terminus L1, samedi 25 mai, une incertitude demeure quant à la participa-

tion demain soir de Matthieu Dossevi, gêné aux adducteurs. Un point définitif sera opéré aujourd'hui pour l'ailier togolais, de même que pour le portier uruguayen Mauro Goicoechea, souffrant du genou droit. Sinon sont forfait : Jean (opéré mercredi des croisés) plus El Mokeddem, Goncalves et Taoui (reprise).

 

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