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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Comme lors de la première manche au Parc des Princes, les Violets ont eu des cartouches pour scorer et mettre le PSG en difficulté. Et comme à l'aller, ils s'inclinent sur un petit 0-1. Vrais regrets.

Caramba, encore raté ! Et pourtant, hier, le coup était jouable face à un Paris pas dans une forme olympique… Dommage, dommage. Même si ce matin les Toulousains peuvent se consoler d'être, pour l'heure, l'équipe qui aura perdu sur la plus petite marge cumulée : 0-2.

Alain Casanova avait dit que, pour réussir un résultat contre l'ogre parisien, il fallait avant tout que les dieux du football se penchent sur votre équipe. Cette condition sine qua non se vérifia par deux fois, pour autant de faits de jeu, en première mi-temps.

D'abord sur la décision de M. De-lerue de ne pas brandir le carton rouge à l'attention d'Ibrahim Sangaré qui, emporté par son élan, tacla le tibia de Leandro Paredes et non le cuir (8e). Au ralenti, le geste est impressionnant… Le milieu portugais se releva et la sanction administrative – jaune, sorti de suite par l'arbitre – ne changea pas de couleur.

Ensuite, sur l'intervention du VAR (assistance vidéo à l'arbitrage) qui annula le but marqué par Marquinhos (34e). Le juge de touche n'avait pas levé son drapeau et l'arbitre du centre avait initialement validé la reprise gagnante du capitaine brésilien, profitant d'un ballon qui avait rebondi sur Reynet après un duel aérien avec Kimpembe suite à un corner. Le libero du PSG était bien hors-jeu, la technologie rendit justice.

Résultat des comptes : le peuple violet crut longtemps en l'exploit. Rappelons que, jusqu'au coup d'envoi, seuls trois clubs de L1 sont parvenus à prendre des points au Paris-SG : Lyon qui a gagné (2-1), Strasbourg et Bordeaux qui ont fait match nul (1-1 et 2-2).

Et, comme l'entraîneur toulousain, les supporters avaient raison. Car, hier soir, Paris était prenable. À l'aller déjà, fin novembre, il y avait la place (0-1) ; au retour encore, début de printemps, le Téfécé n'en profita pas. C'est même dingue parce que, oui, vous ne rêvez pas, c'est bien le Toulouse Football-Club qui se procura les deux plus belles occasions de la rencontre. Cette fois, une par période. Magnéto.

Corner de Durmaz et tête de Jullien stoppée tel un gardien de hand par Alphonse Areola (38) ; action plein-axe initiée par Sylla, relayée par Gradel puis terminée par Sanogo – enfin, c'était sans compter sur le bout des crampons droits du portier de l'équipe de France (52).

Les Violets, qui n'ont donc pas à rougir, ont laissé passer leur chance. C'était leur temps fort, ils ne l'ont pas matérialisé.

Au contraire de la formation francilienne qui, elle, la marque des grands, ne va pas manquer l'aubaine. De marquer, prendre les 3 points et, ainsi, se donner la possibilité d'être sacrée le week-end prochain.

Bref, le TFC n'aura pas su retarder le couronnement annoncé du Roi. Et, surtout, il n'est pas encore sauvé, mathématiquement, et va devoir continuer à cravacher eu égard à son calendrier, qualifié de «dur», en avant-match, par Alain Casanova.

Là aussi, le coach n'a pas tort : Nantes à nouveau à la maison, Montpellier, Lille, Saint-étienne, Rennes, l'A-miens SC, Marseille, et un dernier voyage à risques à Dijon pour boucler la boucle.

Aux armes, Toulousains…

Le but

73e : au point de corner côté droit, Thilo Kehrer adresse en se retournant un long centre à l'entrée de la surface de réparation ; libre de tout marquage, Kylian Mbappé enchaîne, en deux touches, contrôle orienté et frappe du droit soupirail gauche de Baptiste Reynet, impuissant (0-1).


Le chiffre : 600e

match > d'Olivier Sadran. En L1, hier, à la tête du Téfécé depuis sa prise de présidence en 2001 (élite depuis 2003-2004). Avec comme bilan chiffré : 186 vic-toires, 180 nuls, 234 défaites. C'est le record de longévité.


Ils ont dit…

Alain CASANOVA : «On aurait mérité de prendre un point. Je suis frustré pour l'équipe. Il y avait quelque chose à faire. Paris ne nous a quasiment jamais mis en difficulté défensivement. Nous avons eu deux grosses occasions et quand cela arrive contre ce genre d'équipe il faut marquer et, nous, on ne l'a pas fait. Areola a fait deux arrêts miraculeux. C'est un extraterrestre qui leur fait gagner le match (Kylian Mbappé, NDLR). Mais on a réussi à leur poser des problèmes. Il faut évacuer la déception d'être passé à côté de quelque chose de grand.»

Thomas TUCHEL : «Ce n'est jamais facile après une trêve. Beaucoup de nos joueurs ont été sollicités pendant cette coupure internationale et il y avait un peu de fatigue chez certains. On a été sérieux et on s'est comportés en équipe et c'est quelque chose que j'apprécie. On a su rester ensemble. Toulouse joue long avec des duels aériens, or on a répondu présent. Il pourrait y avoir plusieurs raisons de se relâcher – notamment avec l'avance que nous avons en championnat (20 points sur Lille), mais personne ne le fait et j'aime ça.»

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