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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Face à un PSG amputé d'une grande partie de ses joueurs majeurs, Toulouse a fait mieux que résister, et aurait sans doute mérité mieux. Avec un peu plus d'ambition.

C'est l'éternelle question du verre à moitié vide ou à moitié plein. Dimanche soir, le TFC s'est incliné face au PSG, pour la deuxième fois de la saison, sur le score de 0-1. Un résultat plutôt honorable sur le papier, au vu des tarifs en vigueur habituellement appliqués par des Parisiens qui carburent en moyenne à trois buts par match. Mais les Violets doivent-ils s'en contenter pour autant ? En conférence de presse d'après-match, Alain Casanova a amené un début de réponse : «On aurait mérité de prendre un point. Je suis frustré pour l'équipe, car il y avait quelque chose à faire.» Oui, sur le terrain, il y avait de la place, autant que sur le banc parisien qui ne comptait que 5 remplaçants. Pour voir les étoiles, il fallait plutôt regarder du côté de l'infirmerie du club de la capitale, où s'entassent Neymar, Draxler, Dani Alves, Cavani, Meunier et Di Maria. En ajoutant Verratti et Thiago Silva remplaçants au coup d'envoi, le XI parisien, bien que regorgeant de qualité, avait donc le visage des petits soirs. Les jambes aussi d'ailleurs : jamais Paris n'a vraiment accéléré, mis à part via Kylian Mbappé venu planter quelques banderilles, dont une mortelle. Chirurgical ; le TFC n'a même pas souffert.


Une stratégie trop défensive ?

En revanche, le TFC a laissé l'impression d'une équipe qui s'était préparée uniquement à souffrir, surestimant les capacités et l'envie d'un PSG qui avait sans doute déjà la tête à sa demi-finale de Coupe de France face à Nantes, demain, ou sous-estimant les siennes, c'est selon.

En privilégiant la puissance physique avec un trio Sangaré - Sidibé - Cahuzac, et laissant Manu Garcia – qui avait éclairé le jeu lors des derniers matchs – sur le banc, Alain Casanova s'est aussi privé d'un joueur capable de conserver le ballon, et d'une note plus créative, cet aspect étant laissé à Jimmy Durmaz placé couloir droit. Aussi illusoire soit-il de croire que l'on va avoir le ballon face au Paris Saint-Germain (33 % de possession pour le Tef dimanche), Toulouse avait peut-être une carte à jouer sur sa pelouse avec une stratégie plus offensive, notamment au milieu du terrain où Paredes, Nkunku et Bernat n'ont pas régné en maîtres.


Quand on veut, on peut

On aura finalement vu une équipe violette appliquée, concentrée, capable de quelques beaux mouvements, sérieuse, mais à qui il aura peut-être manqué un brin de grinta, de hargne, celle que nous avait offerte le Stade Toulousain quelques heures plus tôt. La confiance ? Peut-être. Le TFC a surtout semblé se retrouver dans la peau d'une équipe qui pouvait s'imposer, mais, trop surprise de se retrouver dans cette position, ne savait pas comment faire. «C'est très rageant» a résumé le capitaine Max-Alain Gradel, qui voit aussi des raisons d'espérer dans la prestation de son équipe : «Ça montre quand même que quand on veut, on peut faire les efforts ensemble. Il faut garder cet état d'esprit pour les prochains matchs.» Alors, ce verre, à moitié plein ou à moitié vide ?


Affluence en trompe-l'œil

Après la polémique sur les tarifs élevés pour assister au match de gala entre le TFC et le PSG (70 euros minimum), les tribunes ont accueilli un peu plus de 27 000 spectateurs (27 147 exactement),

soit un taux de remplissage de 81 %. Si le club a enregistré sa plus grosse affluence de la saison, on est loin de l'engouement de l'année dernière, où les guichets s'étaient fermés à près de deux mois avant le match. Loin également des chiffres qu'ont enregistrés les autres pensionnaires de Ligue 1 qui ont accueilli Paris cette saison, avec un taux de remplissage partout supérieur à 90 %.


Le grand-huit leur promet des sensations fortes

Toulouse n'est pas (encore) sauvé, Alain Casanova ne cesse de le répéter à qui veut l'entendre. Surtout au vu du programme des réjouissances jusqu'au terminus, samedi 25 mai. D'où, en avant-match la semaine passée, le mot «dur» employé par le technicien auvergnat pour qualifier le calendrier téféciste.

«Casa» a doublement raison.

Même si la fatidique barre du maintien généralement estimée à 42 points risque fort d'être plus basse cette saison, il en manque dans la gibecière toulousaine. C'est certain. «Il nous faut au moins deux victoires» estime l'entraîneur.

à choisir parmi Nantes, Montpellier, Lille, Saint-étienne, Rennes, l'Amiens SC, Marseille, Dijon. Faites vos jeux…

Sachant que dans le détail des domicile/extérieur, les Violets accueillent les Canaris dimanche (15h, beIN2), énième match décalé, et alterneront jusqu'à une dernière sortie à Gaston-Gérard.


Le bilan aller fait froid dans le dos

Alors, que donne le relevé de notes de la phase aller ? Par ordre d'apparition au casting : défaite 0-4, revers 0-3, victoire 2-1, défaite 2-3, nul 1-1, revers 0-1, défaite 0-4, nul 2-2. Soit, au total, 1 victoire, 2 nuls et, surtout, la bagatelle de 5 défaites. Cinq petites unités engrangées avec un goal-a- verage, à l'arrivée, assez désastreux : -12.

Bref, à ne pas réitérer en cette fin de championnat, sous peine de trembler à nouveau comme lors de 3 des 4 derniers exercices – rappelons-le !

Mais il ne s'agit pas non plus ici de dramatiser outre-mesure. Primo, le Téfécé a (plus que) son destin entre les mains. Même si Casanova a une sainte horreur du terme matelas et que le nouveau Caen de Coach Courbis a repris un point sur Toulouse au sortir du week-end, les coéquipiers de Max Gradel gardent 9 longueurs d'avance (32 vs 23pts) sur le 18e et barragiste normand en la situation actuelle. Deuzio, un écart s'est clairement creusé entre le trio de queue du peloton qui, de surcroît, se tient en 3 points (Dijon 20e, 21pts ; Guingamp* 19e, 22pts ; Caen 18e, 23pts) et le quatuor au-dessus chapeauté par le Tef. Lequel, clin d'œil du ballon rond, est également concentré en 3 unités : Toulouse 14e, 32pts ; Nantes* 15e, 31pts ; Monaco 16e, 30pts ; Amiens SC 17e, 30pts.

Et le cran supérieur ? Les Girondins de Bordeaux ne pointent qu'à un succès devant (13es, 35pts).


Vous avez dit dynamique ?

Tertio : la courbe des résultats penche du côté du TFC. Caen reste sur 3 revers en 4 rencontres, Guingamp vient de perdre la finale de la Coupe de la Ligue et Dijon ne voit pas d'effet Kombouaré…

(*) Compte un match en retard.

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