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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Footballeur

À 24 ans, Yann Bodiger a quitté le nid du TFC, où il a été formé. C'est en deuxième division espagnole, à Cordoue où il est prêté jusqu'à la fin de la saison, qu'il tente de rebondir. Interview.

 

C'est la première fois de votre carrière professionnelle que vous changez de club. Comment s'est passée cette étape importante ?

Ça s'est plutôt bien passé malgré la barrière de la langue. J'avais vraiment envie de faire les choses bien, de relever le challenge qu'on m'avait proposé ici. J'en avais besoin.

Qu'est-ce que vous avez découvert dans ce championnat espagnol qui est différent de ce que vous connaissiez en France, en Ligue 1 ?

Déjà c'est un championnat à 22 équipes. Mais après il n'y a pas de grande différence, même si c'est un peu moins physique qu'en France. Et en Liga et en Ligue 1, je dirais que ça va plus vite, il y a plus de joueurs capables de faire la différence par leurs qualités physiques et techniques. Il y a peut-être un peu moins de folie dans les 30 derniers mètres aussi. C'est difficile de comparer puisque je n'ai pas fait une saison entière ici, mais ce sont les impressions que j'ai.

Vous êtes en pleine lutte pour le maintien (Cordoue est 20e sur 22). Comment vivez-vous cette situation particulière ?

J'essaye de le faire le plus positivement possible. Dans l'effectif tout le monde comprend la situation, sait que c'est particulier, que parfois on ne peut pas se permettre de trop jouer, qu'il faut être un peu plus direct. C'est une adaptation à faire, et je trouve qu'on le fait plutôt bien.

Vous savez aussi, c'est quelque chose qui était ressorti de votre remontée en 2016, que ça se joue dans la tête, avec un groupe soudé.

Exactement, c'est à 100 % dans la tête. En 2016 on a eu la chance d'avoir un meneur d'hommes exceptionnel, qui était Pascal Dupraz. Ici, on est aussi à fond derrière le coach (Rafa Navarro Ndlr). Comme il le dit tout le monde ne sera pas content de sa situation, mais tout le monde est dans le même bateau, et il faut que tous aient la même mentalité.

Venant de Ligue 1, et ayant déjà connu cette situation, est-ce que vous sentez que vous avez un rôle à jouer, dans la transmission vis-à-vis du groupe ?

Ce que j'essaye de montrer c'est que dans cette situation-là, rien ne sert de s'énerver. Les spectateurs et téléspectateurs ne le voient pas, mais c'est une situation difficile, c'est usant mentalement, tous les jours. On peut avoir le cerveau qui bout un peu… Il faut savoir rester lucide. Ça, je le comprends un peu mieux maintenant : c'est ce que j'essaye de mettre en place personnellement, sans ordonner quoi que ce soit à personne.

Pour revenir à votre départ cet hiver, comment l'avez-vous vécu ? Ça a été une déception de quitter le TFC ?

Une déception non, mais c'est une petite page qui se tourne. C'est mon club formateur, mais ce départ devait se faire ; je n'avais pas beaucoup de temps de jeu avec M. Casanova, et c'était la meilleure solution pour m'épanouir et continuer à progresser : c'est ça le plus important. J'en avais parlé avec lui, et ça s'est fait dans la sérénité, d'un commun accord avec le club.

Avec un peu de recul, est-ce que vous mesurez ce qu'il vous a manqué pour vous imposer dans l'effectif toulousain ?

Ce sont des circonstances et des petits détails. À Toulouse, j'ai eu une saison assez satisfaisante avec Pascal Dupraz en 2016-2017. Mais depuis quelques années on est dans une situation assez compliquée, et ce n'est pas facile de s'imposer quand les résultats ne sont pas là. J'avais à cœur de bien faire les choses, mais peut-être que justement je les prenais parfois trop à cœur, et j'en ai fait certaines un peu mal. En tout cas j'ai tout donné et je ne regrette rien. Mon histoire avec le TFC n'est pas finie. Il fallait ce passage à Cordoue et on verra par la suite.

J'avais besoin de quelque chose de nouveau. Le TFC m'a aidé à grandir et j'en suis très reconnaissant, mais il fallait partir.

D'un point de vue foot, vous pouvez déjà dire que vous avez progressé en retrouvant du temps de jeu ?

Au-delà du jeu, c'est surtout le changement qui m'a fait du bien. Le fait de devoir m'intégrer à un nouvel effectif m'a permis de me situer, de me tester. En fait je me suis redécouvert, et c'est ça qui te permet de progresser. J'étais au TFC depuis mes 14 ans… Partir de mes terres toulousaines m'a fait bizarre, mais il y a énormément de bénéfices à en tirer.

Aujourd'hui quels sont vos objectifs ? Poursuivre à l'étranger pourrait vous plaire ?

Honnêtement je regarde les choses à court, moyen terme. Je suis à 200 % avec Cordoue qui m'a accordé cette confiance, et qui me permet de pouvoir tout donner sur le terrain. Pour l'heure, mon objectif c'est le maintien, assurer cette mission qu'on m'a confiée quand je suis arrivé.

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