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Patrick Desprez, Théo Faugère, Julien Carrere pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Revenant à une défense à 3 centraux, Alain Casanova avait bien préparé son affaire. Ses protégés feront le reste ; prenant, avec le succès à l'aller, 4 unités sur 6 possibles au très certainement 2e du championnat.

Échec et sacre. Drôle de trame hier après-midi sur l'île du Ramier : en obligeant le dauphin lillois à concéder le nul, le TFC a par la même occasion couronné le PSG, champion avant même de jouer.

Cette heureuse concomitance ne fit guère réagir les deux camps. «Vous êtes bien gentil, sourit Alain Casanova ; mais nous, on a d'abord la pérennité du club en L1 à assurer.» «Le titre à Paris, souffla de son côté Christophe Galtier dans son habituelle chemise blanche, personne n'en a douté de la saison. Il n'y a jamais eu de suspense, ou alors monté par les médias.»

Deux heures plus tôt, l'entraîneur des Dogues avait tombé la veste dès l'entame de la partie. Il eut chaud et ce n'est pas uniquement parce que les rayons de soleil inondèrent la pelouse pendant la première demi-heu-re. «Nous avons été absents des débats les 20-25 minutes initiales, expliquera-t-il. Il y a plusieurs paramètres. Deux, exactement. Notre manque de peps, mai aussi l'organisation de notre adversaire combiné à sa valeur athlétique qui nous ont contrariés dans le développement de notre jeu.»

Comme à l'aller, en effet, les Nordistes ne trouvèrent pas de parade à la tactique toulousaine. Le plan des Violets reposait sur deux axiomes : presser haut, défendre en nombre. D'où le choix de Casanova de ressortir son système 3-4-1-2. évolutif car muant défensivement en 5-3-2.

«Contre ce genre d'équipes, explicite à son tour le technicien haut-garonnais, il faut être forts dans l'entrejeu. Un milieu axial à deux ne suffit pas, c'est pour cela que j'avais décidé d'installer à nouveau Jimmy (Durmaz) en faux numéro 9. Quant à derrière, une ligne de 4 peut vite se retrouver en danger si le camp d'en-face joue dans le dos des latéraux et que vos centraux doivent couvrir. Et je trouve, oui, qu'on a bien géré les côtés comme la profondeur.» CQFD.


3-3 pour les occasions

Chiffres à l'appui : combien la meilleure attaque de L1 après le Paris-SG s'est créé de réelles opportunités ? On dira 3 : le but refusé – injustement ? – à Thiago Mendes (63e : cf. ci-dessus), le tir d'Araujo détourné en corner par Reynet (81e), la frappe d'Ikoné au ras (20e). Tandis que côté coéquipiers de Gradel, on compte deux vrais poteaux (voir Le Chiffre) plus un petit-filet visité (reprise de Gradel sur centre de Sylla, 65e).

Balle au centre, donc. Quand bien même on reste sur notre faim quant à une présence trop timide dans la surface lilloise. Le revers du schéma selon «Casa». «Lorsque vous défendez à 5 aux abords des 16m50, ce n'est pas évident de pouvoir ensuite se projeter en nombre.» Un peu-beaucoup l'histoire de Déshabiller Pierre…

En attendant, Christophe (Galtier) a fini par renfiler la veste. Sans coup de froid ni d'éclat.

 

Sangaré, maître à la maison

 

Reynet (12/20).

- Pas embêté durant une bonne partie de la rencontre par des Lillois imprécis (Ikoné, 20 ; José Fonte, 54), il a répondu présent quand les Dogues ont réglé la mire en fin de match, en stoppant les frappes d'Araujo (81), Ikoné (86) et en remportant son face-à-face avec Pépé (72). Parfois imprécis dans le jeu au pied.

Shoji (12).

- Quelques relances dangereuses dans les pieds adverses (19, 22), mais il a rarement été pris à défaut par les attaquants lillois, qu'il a réussi à bien contenir aux abords de la surface, avec notamment des duels gagnés face à Ikoné (26, 47) ou Pépé (55).

Jullien (13).

- Il retrouvait une place de central dans une défense à trois, et il a assuré. Costaud dans les airs, l'ex-Dijonnais a rendu Rafael Leao transparent.

Moubandjé (11).

- À l'instar de Shoji, il a d'abord été sérieux face aux flèches du Losc, a été l'auteur d'un très bon retour sur un centre en retrait d'Ikoné vers Bamba (32), peut-être malin en tirant dans la main d'un Ikoné à terre, ce qui a invalidé un but lillois après visionnage des images (63e). Mais après tout ça, il a un peu explosé sur la fin en offrant à Pépé un face-à-face avec Reynet (72) ou en envoyant une mystérieuse passe en retrait et en cloche vers son gardien, qui s'en est finalement bien sorti (78).

Amian (12).

- Des appuis, des tacles, de la vitesse, de l'anticipation… Il a toujours semblé serein, même si on l'a peu vu devant.

Sangaré (13).

- C'est simple, il n'abandonne jamais. Il était affamé de ballons, et n'a eu de cesse de les gratter dans les pieds adverses. Poumon du milieu, il était encore partout, et a fait apprécier sa qualité de relance. Il a mis quelques matchs à revenir à son niveau après sa blessure, mais il rayonne à nouveau.

Sidibé (12).

- Il a fêté son premier but en pro la semaine dernière, et pouvait sans doute célébrer hier soir son meilleur match. Très sérieux, il a gagné 22 ballons, plus haut total pour un Toulousain.

Sylla (11).

- Forcément avec moins d'allant offensif que lors des précédentes rencontres, le Guinéen a tout de même été sérieux. On l'a souvent vu rentrer dans l'axe du terrain pour amener des solutions ; généralement avec réussite.

Durmaz (11).

- Il ne faut pas lui demander d'être à la réception des centres, car ce n'est pas son rôle. Placé en faux 9, comme à l'aller, il a régalé dans son registre : faire le jeu. à noter une merveille d'action qu'il initie en jouant une talonnade en une touche vers Gradel, et conclut en touchant le poteau (14). Remplacé par Leya Iseka (75), un vrai 9, qui n'a pas été très inspiré.

Dossevi (10).

- Il laisse toujours cette impression de pouvoir faire des différences en un contre un, mais d'être un peu esseulé. Il ne s'est pas créé d'occasions, mais a été juste dans ses transmissions, et souvent à l'aise dans les petits périmètres. Remplacé par Manu Garcia (83), presque passeur décisif sur son premier ballon (83).

Gradel (10).

- Difficile de trouver un point d'appui en l'absence d'avant-centre. Il a beaucoup provoqué, mais est peu passé sur son côté. Son efficacité le fuit toujours, en témoigne cette frappe sur le poteau (83).

 

Reynet : «Personne n'a triché»

Auteur d'une prestation très solide, le gardien de but toulousain préférait retenir la performance collective des siens après le «bon point» pris à domicile face à Lille (0-0) hier.

Quel est votre sentiment à l'issue de ce match nul face au deuxième du championnat ?

C'est un très bon point, face à une grosse équipe qui va sans doute se qualifier pour la prochaine Ligue des Champions (Lille compte six points d'avance sur Lyon à cinq journées de la fin, NDLR). L'objectif du match c'était de ne pas avoir de regret, de tout donner et je pense que c'est ce que l'on a fait. Personne n'a triché, tout le monde s'est donné à 100 %, sans compter ses efforts.

Vous avez touché deux fois le poteau, auriez-vous pu espérer mieux que ce point ?

On a eu des situations intéressantes. Mike (Maignan, le gardien de Lille, NDLR) fait un très bel arrêt sur la frappe de Max (Gradel, NDLR) qui termine sur le poteau. Lille a aussi eu quelques opportunités. C'est bien d'avoir pris un point. Les spectateurs ont applaudi à la fin et c'est aussi le signe qu'on a tout donné.

À titre personnel, comment jugez-vous votre prestation ?

On savait qu'offensivement c'est parmi ce qui se fait de mieux en France. Lille possède une redoutable attaque et c'est bien de lui avoir tenu tête. On fait ce métier pour jouer ce genre de match, face à de grands joueurs. Ils sont très rapides en contre mais on a réussi à défendre en équipe, en étant solidaires du début à la fin et c'est de bon augure pour la suite.

Justement, c'est un point qui vous rapproche un peu plus du maintien…

Oui, le maintien est en bonne voie mais il manque encore quelques points. J'espère que ça va se faire rapidement.

 

En direct du stadium

observateur > Sous les yeux de Florian Maurice. Responsable de la cellule recrutement de l'Olympique Lyonnais, l'ancien attaquant international Florian Maurice (6 sélections. 1 but) était dans les tribunes du Stadium hier après-midi. Mais qui était-il donc venu observer ?

Gambardella > Tous derrière les Pitchouns. Le TFC a décidé d'offrir à ses abonnés la place pour accéder au Stade de France et soutenir les jeunes toulousains en finale de la Coupe Gambardella, le 27 avril prochain face à Saint-Etienne. À noter, pour ceux qui ne pourraient pas s'y rendre, que cette rencontre sera diffusée en direct sur France 4.

Trois Éléphants se retrouvent au Stadium. Nicolas Pépé, auteur d'une saison monstrueuse (19 buts et 11 passes décisives) sera une des pièces maîtresses de la Côte d'Ivoire lors de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations organisée en Égypte en juin prochain. Hier au Stadium peut-être a-t-il évoqué cette prochaine échéance avec ses deux coéquipiers en équipe nationale, Max-Alain Gradel et Ibrahim Sangaré…

souhait > Delort ne veut plus revenir à Toulouse. Auteur de ses douzièmes et treizièmes buts de la saison lors de la victoire de Montpellier à Strasbourg (3-1), Andy Delort, l'attaquant prêté (avec option d'achat) par Toulouse a ensuite déclaré chez nos confrères de RMC que le TFC «n'était pas fait pour lui» et qu'il souhaitait «rester à Montpellier».


Le chiffre : 4

points > face à Lille. Joli total de points pris par le TFC face à Lille cette saison puisque le TFC s'était imposé au match aller dans le Nord (2-1). Peu d'équipes pourront s'enorgueillir d'un tel bilan à l'issue de la saison face au dauphin du PSG.

« C'est un point qui récompense l'état d'esprit de l'équipe. Nous avons bien défendu en deuxième mi-temps quand les Lillois ont poussé. C'est un travail collectif qui a porté ses fruits. »

Alain Casanova, entraîneur du TFC

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