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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Interview

Né à Toulouse, et véritable enfant du TFC, Thomas Himeur a envoyé son club formateur en finale de Gambardella, une première depuis 2005. Il revient sur ses performances, et la perspective du match, pour l'heure, le plus important de sa carrière. Entretien.

 

Réalises-tu que tu es sur le point de jouer une finale au Stade de France ?

Non, pas tellement. Parce que c'est un rêve de jouer un match là-bas, encore plus quand c'est une finale de coupe. Donc là, non, je pense que je réaliserai seulement le jour de la finale, quand on y sera.

Quand on te dit Stade de France, tu penses à quoi ?

C'est un stade mythique… Là où joue l'équipe de France, où elle a gagné la finale de la Coupe du monde 98. Il y a eu tellement de grands matchs là-bas…

En quart tu as arrêté un penalty, et en demie, face à Montpellier, tu as sorti deux tirs au but lors de la séance. Comment l'as-tu appréhendée ?

Bien. Parce que justement, le fait de sortir un penalty contre Tours, ça m'a permis d'aborder la séance calmement, avec une grande confiance. Le gardien a quand même le bon côté des choses… Même s'il y a une finale au Stade de France derrière, si j'échoue, ça ne sera entre guillemets pas de ma faute.

L'an dernier tu as travaillé avec le CREPS (Centre de Ressources, d'Expertise et de Performance Sportive), tu peux nous en parler ?

On travaillait avec un logiciel sur ordinateur, où un joueur tirait un penalty, et en fonction du pied d'appui, de la position du bassin ou des épaules, on devait décider où il allait tirer. Et à la fin, on faisait un ratio bons / mauvais choix, pour déterminer l'axe de progression.

Tout ça est très important, mais l'instinct, ça reste primordial, non ?

Tout à fait. Le travail vidéo c'est de la théorie, après, la pratique c'est autre chose. Il y a l'environnement, qui peut faire craquer les joueurs adverses, ce qui a d'ailleurs un peu été le cas avec les Montpelliérains. Comment un joueur pose son ballon aussi… Pleins de petits détails qu'on ne voit pas des tribunes, mais qui peuvent faire la différence. C'est très loin d'être une science exacte.

Par exemple, au moment où le tireur frappe, tu regardes son pied d'appui, la position de son bassin ?

Ça dépend des fois. Parce qu'il y a des joueurs très forts qui arrivent à le masquer. Donc souvent, avant le tir au but j'ai une petite idée d'où je vais plonger. Après, je peux changer, ou non.

T'inspires-tu des gardiens du groupe pro ? As-tu l'occasion d'échanger avec eux ?

J'ai eu l'occasion de m'entraîner avec eux samedi dernier (la veille de la demi-finale Ndlr). Donc je prends tout ce qu'il y a à prendre : je regarde comment ils s'impliquent dans les séances, ce qu'ils font… Et comme on s'entraîne à côté d'eux on les voit régulièrement.

Comment se passe la vie au centre ? Même si vous êtes un groupe soudé, il doit y avoir des moments compliqués ?

Ce n'est pas toujours facile… Moi je suis passé externe, donc je rentre chez moi, mais pendant cinq ans j'ai dormi ici, donc forcément parfois il y a le manque de la famille. Puis voir toujours les mêmes têtes, ce n'est pas toujours évident, quand on est 24 heures sur 24 avec les mêmes personnes. Donc c'est bien de s'accorder des moments de repos un peu au calme, tout seul. Mais ça reste une incroyable expérience à vivre, d'être en communauté, avec des joueurs qui finalement sont comme nous. Tout le monde pense football.

Comment fais-tu pour t'évader de tout ça ?

Quand je rentre chez moi, je vois mes amis, je déconnecte. Ça reste toujours dans le foot, mais c'est un niveau un peu moins haut. Ils ont une petite équipe à Montlaur (Haute-Garonne), là où j'ai commencé, donc je vais les voir, on rigole.

On vous parle de la finale gagnée en 2005 ?

On en entend parler, parce que c'est le plus grand exploit du centre de formation. Gagner 6-2 contre l'OL de la génération Benzema, Ben Arfa, c'est quand même quelque chose. En plus de ça on a un préparateur qui y était déjà, Stéphane Lasbatx. Donc forcément il y a des comparaisons, mais ce sera un match différent. C'est à nous d'écrire notre propre histoire.

Après la demi-finale, Jean-Christophe Debu nous disait «je suis formateur, avant d'être entraîneur». As-tu la même vision, celle que les matchs sont finalement moins importants que le travail effectué au quotidien ?

Oui. La Gambardella, ce n'est pas une finalité. L'objectif, pour tout le monde, c'est de finir pro. La Gambardella est très importante, c'est notre petit plaisir de groupe, et faire un bon parcours, ça aide. Mais ça ne conditionne en rien notre futur.

Cette finale, l'avez-vous préparée de manière particulière ?

On sait que Saint-Etienne est une très bonne équipe, avec des joueurs de qualité, dont certains ont joué en pros. Mais on ne change pas notre façon de travailler, ça a marché jusqu'à présent.

Finalement, le plus important sera peut-être de bien gérer ses émotions…

Exactement. Jouer au foot, les deux équipes savent le faire. Ce qui fera la différence, c'est l'aspect mental.


 

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