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T.F. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

On y est. La Ligue 1 version 2018-2019 touche à sa fin, et la ligne d'arrivée s'aperçoit au bout du mois de mai. Reste une dernière portion de quatre matchs à franchir, et sous la flamme rouge qui signale l'imminence du sprint, les Toulousains sont en alerte. Derrière eux, les formations caennaises et dijonnaises (sur la pelouse de laquelle le TFC se déplacera lors de l'ultime journée) se verraient bien s'extraire de la zone de relégation dans les derniers instants de la course. Pour les hommes d'Alain Casanova, qui comptent pour l'heure quelques longueurs d'avance (6 sur Caen, barragiste, 8 sur le DFCO, 19e) une victoire aujourd'hui permettrait de se mettre un peu plus à l'abri d'un retour et de sécuriser leur place dans l'élite pour la saison prochaine.


Encore une finale

L'entraîneur haut-garonnais l'a rappelé, comme à son habitude depuis maintenant plusieurs rencontres : «Ce match est une finale». Une appellation qui ne doit pas déplaire à l'équipe qui se déplace aujourd'hui au Stadium, le Stade Rennais, encore électrisé de sa victoire en Coupe de France le week-end dernier face au Paris Saint-Germain.

Ce titre remporté par les «rouge et noir» pourrait bien être une bonne nouvelle pour les Toulousains. En soulevant le trophée, les Bretons ont aussi décroché leur ticket pour la prochaine Ligue Europe, et ne sont plus dans l'obligation de cravacher pour se qualifier via le championnat. Bien calés dans le ventre mou de la Ligue 1, ils peuvent désormais se permettre de se laisser porter jusqu'à la fin de saison, sans pression particulière. Mais ça, Alain Casanova n'y croit pas trop : «Regardez leur match de championnat mercredi face à Monaco (2-2). C'était quatre jours après la finale, et à aucun moment je n'ai vu un manque de détermination. Il faut s'attendre à un adversaire coriace, motivé.»

Même mouvement concernant l'argument de la fraîcheur physique, balayé en deux phrases par le coach toulousain : «Cinq joueurs ont pu souffler mercredi : Ben Arfa était sur le banc, Niang, Sarr, et Grenier suspendus, André blessé (il l'est toujours Ndlr). Ils peuvent modifier l'équipe et avoir de la fraîcheur, et sont habitués à jouer tous les trois jours, ils ont eu un rythme soutenu, intense durant toute la saison.» Une saison qui a forcé le respect de tous les observateurs.


Devant, du talent partout

«En regardant les effectifs en début de saison, je me disais que Rennes était parmi les mieux armés : une équipe avec une ossature de joueurs qui étaient présents la saison dernière, et qui a su se renforcer avec des joueurs, notamment offensifs, de grande qualité. Et elle a ce qui peut faire la différence : elle a un génie, comme peu d'équipes ont, un garçon capable de faire basculer les matchs à lui seul.» Ce garçon, c'est Hatem Ben Arfa, et s'il a brillé cette saison, c'est aussi parce qu'il s'est inscrit dans un collectif où il est loin d'être le seul danger. «Rennes passe beaucoup par les côtés, mais a énormément de variétés dans ses attaques ; on devra tenir compte de tous les aspects de sa palette offensive», prévient Casanova.

Pour contenir les Niang, Sarr et autre Hunou, les Violets pourront s'appuyer sur leur dernière performance solide à domicile, face à Lille (0-0). Une prestation qui était venue confirmer la fin de la sinistrose au Stadium, où le Tef était resté tétanisé avec une série de onze matchs sans succès durant l'hiver. «C'est vrai que la victoire contre Guingamp (1-0, 28eJ) avait fait du bien, avait certainement enlevé un poids des épaules des joueurs. Mais on ne peut pas être catégorique, et encore une fois, rien n'est fait», alerte encore l'entraîneur toulousain. Rien n'est fait, et les Violets savent très bien que tout peut aller très vite.

Au moment de lancer le sprint, attention à ne pas se faire brûler par la flamme rouge et noire…


Casanova : «on ne devrait pas jouer le 5 mai»

En conférence de presse, l'entraîneur des Violets s'est exprimé sur la décision de la Ligue de maintenir les matchs le jour de la date de commémoration du drame de Furiani, qui avait fait 18 morts en 1992 : «J'étais à Marseille quand cette horreur a eu lieu à Furiani. Et personnellement, je pense que cette journée-là, on devrait ne pas jouer. C'est mon avis. On devrait respecter ce qui s'est passé, et la mémoire des gens qui ont perdu la vie, ou qui ont été meurtris lors de ce match.»


Au bon souvenir de Todibo

Il y a beaucoup à dire de ce match aller à Rennes, le 30 septembre 2018 (7eJ). Mais dans les mémoires des Toulousains, il pourrait rester comme l'unique souvenir d'un but inscrit par Jean-Clair Todibo avec le TFC, avant que le Pitchoun ne trace son chemin vers le FC Barcelone. Pour sa sixième apparition sous le maillot violet, le défenseur central s'était élevé au-dessus de tout le monde sur la pelouse du Roazhon Park pour claquer une tête dans les filets d'Abdoulaye Diallo, avant de courir se jeter dans les bras d'Alain Casanova. À la 88e minute, c'était toute la rage et la frustration accumulée au cours d'un match émaillé de coups de théâtres qui se libérait.


Barres, VAR, et carton rouge

Au commencement était la VAR, en panne ce jour-là. Avant le coup d'envoi, l'arbitre Thomas Léonard en avait informé Sabri Lamouchi et Alain Casanova. A ce moment-là, il ne savait pas encore à quel point ce dysfonctionnement serait lourd de conséquences, ni qu'il serait lui-même au centre du spectacle sur le terrain rennais.

Le premier acte a eu lieu à la 43e minute, quand Leya Iseka perdait ses nerfs après une faute pas évidente sifflée contre lui. Carton jaune pour un premier geste d'énervement, puis rouge direct après avoir eu des mots envers l'homme en noir. Il était ensuite écrit que M. Léonard aurait besoin de la vidéo le jour où elle ne fonctionnait pas, pour juger une faute, là encore très peu évidente, de Todibo sur Niang. C'est pénalty, et 1-0 (Niang, 70e). Mais les Violets restaient dans le coup grâce à un excellent Reynet, auteur de parades déterminantes, et deux fois aidé par ses montants sur des frappes de Léa-Siliki (48, 90+1).

Todibo faisait le reste du boulot pour ramener un point de Rennes, et un peu de justice pour les Toulousains.


Gen Shoji : «Il faut rester positif»

Titularisé presque systématiquement depuis son arrivée au mercato d'hiver, l'international japonais est la bonne surprise de la deuxième partie de saison toulousaine. Interview.

Pouvez-vous nous parler de l'évolution de vos sensations depuis votre arrivée ?

Je suis encore dans une période d'adaptation. J'ai joué très longtemps au Japon, et la Ligue 1 est un championnat très différent, qui compte des attaquants plus costauds, plus athlétiques. Il faut que je travaille encore avant de pouvoir vraiment m'exprimer sur le terrain.

En parlant d'attaquants costauds, vous avez affronté les Sénégalais Mbaye Niang et Ismaïla Sarr lors de la Coupe du monde avec le Japon. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Ce sont deux très bons joueurs, contre qui il est difficile de défendre. Vous n'êtes jamais dans une situation confortable face à eux. Je les retrouve avec Toulouse, eux sont à Rennes, c'est une configuration différente, un match différent.

Vous allez également croiser la route d'Hatem Ben Arfa : le connaissiez-vous avant d'arriver, et avez-vous analysé précisément son jeu ?

Non, je ne le connaissais pas. J'ai pu observer son jeu grâce à l'analyse vidéo réalisée avec le staff, mais il y a des choses qu'on ne peut pas prévoir avant le match. Il faudra s'adapter sur le terrain…

Sur le terrain justement, comment se passe la communication avec vos coéquipiers ?

J'ai tout de suite appris les mots basiques du football, donc j'ai pu rapidement communiquer avec eux. En dehors du terrain, je viens de commencer à apprendre le français, je progresse peu à peu. Quand je suis arrivé ici, les joueurs sont venus vers moi pour parler, m'intégrer. Maintenant, j'arrive à discuter un peu avec eux.

Dans quel domaine la Ligue 1 a pu vous surprendre, et dans quels domaines pouvez-vous progresser ?

L'aspect athlétique et la vitesse m'ont impressionné. C'est là-dessus que je dois progresser. Je souffre dans les duels avec les attaquants très puissants.

Avec les Kashima Antlers au Japon, vous aviez l'habitude de beaucoup gagner. Ici, la situation est différente. Est-ce que cela représente une difficulté pour vous ?

C'est vrai qu'avec les Kashima on gagnait beaucoup, on marquait aussi beaucoup de buts. Avec le TFC, on gagne moins, et on marque moins. Mais ça reste du football, un sport collectif, donc le plus important c'est de rester positif, s'encourager entre nous. Il faut aller de l'avant, en ne rompant pas la communication.

Toulouse joue parfois avec deux défenseurs axiaux, parfois trois. Quel système préférez-vous ?

J'ai toujours joué en 4-4-2 au Japon, donc ce système est plus facile pour moi.

Votre binôme avec Christopher Jullien fonctionne bien…

De mieux en mieux. On rattrape nos erreurs mutuelles, on s'entend bien.


Goicoechea remet les gants

Titulaire à deux reprises en mars (J28 et 29), le gardien uruguayen avait retrouvé la confiance d'Alain Casanova, avant qu'une blessure ne l'éloigne des terrains durant un mois. Rétabli, il n'avait pas joué le week-end dernier à Saint-Etienne, où Baptiste Reynet avait réalisé une bonne performance. C'est cette fois à la faveur d'une blessure à l'épaule de l'ex-Dijonnais que «Goico» reprend une place de titulaire dans la cage toulousaine.

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