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La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Malgré l'ouverture du score, le TFC n'a pas réussi à contenir la fougue dijonnaise, qui accroche le barrage face à Lens. Les Violets manquent l'occasion de conclure sur une bonne note.

 

On joue la 20e minute de jeu, hier soir, quand les 15 000 spectateurs de Gaston-Gérard lâchent un hurlement de bonheur, comme un seul homme. Sur la pelouse, le ballon est pourtant en train de circuler tranquillement entre les pieds dijonnais, proche du rond central. Le score est de 0-0, il ne se passe rien. Mais à plusieurs centaines de kilomètres, les Girondins de Bordeaux viennent d'ouvrir le score sur la pelouse de Caen, faisant grandir le fol espoir d'une 18e place de barragiste pour Dijon. Voilà où était l'enjeu majeur du dernier match de la saison pour des Toulousains déjà sauvés, qui s'avançaient sur le terrain du 19e en arbitres. Et entre une équipe qui jouait sa peau et une autre assurée de sa survie, la différence s'est fait sentir.


Pas d'effet papillon

Sur le terrain, l'effet papillon n'a pas opéré. Le but bordelais ne donne pas d'ailes à des Dijonnais timorés, qui peinent à faire frémir Goicoechea. Au contraire, Toulouse se crée deux occasions par Leya Iseka (29) puis Sangaré (32). Runarsson doit s'employer pour concéder deux corners. Malgré une frappe cadrée de Chafik (35) qui entretient l'illusion, le couperet tombe pour Dijon : Diakité ouvre le score grâce à un Aguerd malheureux (37), et les cris de joie du public sont remplacés par les sifflets lorsque l'arbitre renvoie tout le monde aux vestiaires.

Antoine Kombouaré a quinze minutes pour cogiter, et remobiliser ses troupes qui coulent vers la Ligue 2. Pour éviter le naufrage définitif, il lance Sliti dès le retour sur la pelouse. La suite restera pour longtemps gravée dans les mémoires dijonnaises.


Une saison à oublier

Un temps sonnés, proches du KO (frappe de Dossevi boxée, Sangaré à deux reprises), les rouges reprennent leurs esprits et les rêves qui vont avec quand l'entrant Naïm Sliti conclut un mouvement amorcé par Wesley Saïd (58) : Bordeaux mène toujours en Normandie, la course est relancée. Et Gaston-Gérard plonge dans l'ivresse collective quand Tavares reprend un service parfait de Saïd (62) : le recours à la VAR tétanise les corps avant de laisser exploser le stade. Le but est validé, et à ce moment du match, Dijon est barragiste. À l'heure de jeu, une impression tenace : le TFC est spectateur de l'histoire. Emportés par la fougue dijonnaise, les Violets laissent échapper la victoire, et l'occasion de sortir de la saison la tête haute. Jeannot manque son face-à-face avec Goicoechea (64), Saïd envoie une nouvelle frappe cadrée (75), puis un coup franc proche de faire mouche (76) le DFCO tient son exploit.

Sur un centre de Kwon, Moreira contre du bras en se tournant (78). Deuxième tour à la cabane de la soirée pour Mikael Lesage, qui n'accorde rien. Mais Dijon n'en a pas besoin, et conserve son avantage. Dans une fin de match irrespirable, les téléphones sont de sortie partout dans les travées, les pensées tournées vers d'Ornano. Les Girondins tiennent le score, et Dijon peut fêter sa nouvelle position de barragiste !

Côté toulousain, la saison se termine sur une nouvelle contre-performance sans éclats. Pour Alain Casanova, le match aura surtout servi à lancer Nathan N'Goumou et Manu Koné dans le grand bain, et préparer, déjà, la saison prochaine. À défaut de se contenter du présent et d'un exercice 2018-2019 manqué, regardons vers l'avenir.
«Il nous a manqué de mental ce soir. On va faire ce qu'il faut pendant les vacances et revenir plus fort la saison prochaine.»


Le chiffre : 1res

titularisations > En L1 pour Manu Koné et Nathan N'Goumou. Les deux Pitchouns, finalistes de la Gambardella, ont débuté leur aventure chez les pros.

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