Menu

Fil de navigation

Recherche

Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Une mi-temps pour s'inquiéter, une autre pour s'emballer. En 45 minutes samedi soir, le TFC a non seulement gagné, mais aussi montré qu'il pouvait être ambitieux.

Les Toulousains peuvent souffler. En réussissant leurs retrouvailles avec le Stadium, ils s'évitent un plongeon prématuré dans le doute, et peuvent se mettre à croire à une série positive, eux qui ne se sont imposés qu'à quatre reprises à domicile la saison passée. Les voilà parvenus à un carrefour important, où ils semblent pouvoir laisser derrière eux la morosité des années précédentes, pour emprunter la route d'un football plus ambitieux et offensif. Et le match de samedi face à Dijon en est la parfaite illustration.


Des recrues en forme

Les 45 premières minutes de la rencontre auront été à l'image de tout ce dont le TFC doit se débarrasser. Manque d'envie, de rythme dans les transitions et le pressing, et peut-être une prudence trop importante pour emballer la rencontre, qui plus est devant son public. «Ça vient aussi du fait qu'en première mi-temps le jeu est toujours plus fermé, les équipes sont assez compactes», avance Jean-Victor Makengo, dont la projection en deuxième mi-temps aura été déterminante pour décrocher les trois points.

Alain Casanova, pour sa part, l'a reconnu : «notre première période est faible par rapport à nos intentions. Nous avons été largement trop attentistes.» Mais à l'inverse, la seconde période aura contenu tout ce dont va avoir besoin le TFC pour réaliser une belle saison, à commencer par l'envie. «On est revenus avec l'intention de jouer très haut, en allant chercher l'adversaire et en créant du jeu», explique l'unique buteur de la rencontre, Makengo, symbole de ce TFC gourmand offensivement.

Efthymios Koulouris, passeur décisif, a lui aussi confirmé qu'il pouvait être un atout de poids, après avoir débloqué son compteur but lors de la première journée à Brest. «Il a encore été très présent, et intéressant dans le jeu en appui, loue Alain Casanova. Il est très collectif, parce que généreux dans l'effort, il donne aussi des ballons de buts à ses partenaires.» Et avec les entrées convaincantes, notamment celle de Quentin Boisgard (lire ci-dessous), le coach toulousain a désormais plusieurs cordes à son arc.


La charnière ne lâche pas

Ce TFC de la seconde période, c'est aussi celui qui arrive à ne pas encaisser de but. Malgré la faiblesse offensive dijonnaise samedi soir, l'insolite défense toulousaine, composée de Moreira, Amian, Diakité et Sylla - sans oublier Baptiste Reynet, qui a encore fait le boulot -, n'a pas vraiment tremblé. Casanova, qui leur «tire un grand coup de chapeau», n'oublie pas de préciser que trois de ses quatre défenseurs samedi soir sont formés au club.

Avec ces ingrédients, les Violets ont réussi à lancer leur saison en 45 minutes, dans un match qu'il paraissait impératif de gagner face à une équipe qui semble appelée par le bas de tableau. Mais Alain Casanova n'a pas voulu parler de soulagement. «Tout demande confirmation. Et le prochain match, il ne sera pas facile», a-t-il lâché, ne pouvant s'empêcher de sourire. Rendez-vous dimanche, à Paris.


Le chiffre : 14

ans >que le TFC ne s'est plus incliné pour sa première au Stadium. Depuis 2005 et une défaite face à Nice (0-2), le TFC a remporté 11 fois son premier match de la saison à domicile (2 nuls).



Boisgard a les crocs

Tous les voyants sont au vert. Entré en jeu à la 77e minute, à la place du buteur Jean-Victor Makengo, Quentin Boisgard a confirmé qu’il faudrait compter sur lui cette saison. Auteur d’une préparation remarquée, le Pitchoun de 22 ans continue sur sa lancée sur les terrains de Ligue 1. Face à Dijon, comme contre Brest il y a une semaine, son apparition a coïncidé avec la très bonne période des Toulousains. « J’ai faim, j’ai faim… annonce le milieu de terrain. C’est chez moi, c’est ma maison, ça fait 14 ans que je suis ici. Je donnerais tout pour ce club », pose celui qui était parti s’aguerrir en National la saison dernière, du côté de Pau, où il avait marqué le championnat de son empreinte.

Et cette saison, il compte bien s’imposer chez lui, malgré la concurrence au milieu de terrain. Jusqu’à présent, ses sorties de banc ont démontré qu’il pouvait faire basculer les rencontres du bon côté, même s’il n’a pas encore eu le temps d’être décisif. Samedi, il aurait pourtant pu être buteur, avec cette soudaine reprise de volée tentée de l’extérieur de la surface : « Je propose un une-deux avec Koulou(ris), le ballon revient à mi-hauteur et je le prends en une touche, rembobine l’intéressé. Ça ne passe pas très loin, j’aurais préféré qu’elle finisse au fond des filets. Mais ce n’est pas grave, ça sera pour la prochaine fois… » Gageons qu’elle arrivera rapidement.

 

Wesley Saïd : «Sur le terrain, on a envie de s'aider»

Dernière recrue du TFC dans ce mercato, Wesley Saïd a disputé ses premières minutes sous ses nouvelles couleurs, face à son ancien club.

Quelles sont vos impressions sur ce match ?

On s'est fait surprendre au début… Mais on a su réagir, on a réussi à mettre nos principes en place, en défendant bien ensemble. On a concédé quelques occasions, mais on a réussi à ne pas prendre de buts. Et au bout, il y a la victoire…

Ce n'était pas étrange pour vous de rencontrer votre ancienne équipe, seulement quelques jours après l'avoir quittée ?

Oui, c'est sûr que ça fait bizarre, d'autant plus que je n'ai pas revu mes anciens coéquipiers depuis, et que mon départ s'était fait dans des conditions assez délicates. Mais on a bien rigolé avant et après le match.

Il y a eu une petite discussion avec le président Olivier Delcourt dans les couloirs ?

Oui une petite discussion, mais rien de méchant !

Quelles ont été vos sensations pour vos premiers pas sous le maillot toulousain ? Vous entrez à un moment où l'équipe déroule…

Oui, car on a réussi à faire ce que le coach demandait, à savoir les presser plus, leur laisser moins d'initiatives. Je rentre à la 85e au moment où l'équipe est bien, et j'ai su me mettre dans le match, même s'il y avait un peu de fatigue du fait de mon manque de rythme.

Vous pensez pouvoir commencer contre Paris dimanche prochain ?

Non, ça sera un peu court… Je n'ai pas disputé de matchs amicaux durant l'été, donc en ce moment, c'est en quelque sorte ma préparation. Il faudra discuter avec le staff… En tout cas, je serai au service du collectif.

On a vu des recrues comme Koulouris et Makengo déjà très bien intégrées. C'est la même chose pour vous ?

Oui ! C'est un groupe jeune, nous avons les mêmes délires, les mêmes centres d'intérêt, donc ça facilite forcément l'intégration. Je connaissais quelques personnes avant d'arriver, ça aide aussi. Et je pense que cela transparaît sur le terrain, que l'on a envie de s'aider et que l'on s'apprécie.

Vous parlez d'un groupe jeune, mais il est aussi encadré par des joueurs trentenaires, d'expérience, comme Gradel, Dossevi, Vainqueur…

Oui, il y a une bonne mixité, entre ces joueurs expérimentés que vous avez cités, et les jeunes qui poussent derrière.

Avez-vous une pression particulière du fait du montant de votre transfert, le plus important dans l'histoire du TFC ?

Non, pas du tout. Ce sont des discussions entre clubs qui n'ont aucun impact sur moi. Je suis venu pour défendre les couleurs de Toulouse ; le montant du transfert, ce n'est pas mon souci…

 

2019 / 2020

CALENDRIER

2019/2020

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2019/2020

EFFECTIF

2019/2020

TRANSFERTS

2019/2020

STATISTIQUES