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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Après une première saison en demi-teinte, le gardien du TFC a confirmé en deux matchs qu’il revenait très fort. S’il n’a pas souhaité aborder les sujets mercato, il s’est livré sans concessions sur ses difficultés passées et ses nouvelles ambitions.

 

 

Vous avez eu des hauts et des bas la saison dernière. Comment l’analysez-vous ?

Je n’étais pas satisfait. Je n’ai pas fait la saison que j’aurais aimé faire, que j’aurais dû faire. J’ai aussi reçu beaucoup de critiques, et la plupart étaient justifiées, mais beaucoup de choses méchantes ont été dites. Quand c’est une remarque constructive, je prends, j’encaisse. La méchanceté gratuite, c’est plus compliqué.

Vous parlez des critiques des médias, des réseaux sociaux ?

Oui, un peu tout. J’avais l’impression d’être le bouc émissaire, ça devenait pesant. C’est la vie du footballeur, et il faut savoir passer outre, mais certaines choses touchent plus que d’autres… Je m’en sers pour continuer à avancer, ça m’endurcit. Aujourd’hui je n’ai pas de rancœur vis-à-vis de certaines personnes qui ont pu dire des méchancetés sur moi. J’accepte la critique, je me sers de tout. Quand on sort d’un match, on fait de la vidéo et je m’autocritique, car je suis assez pointilleux avec ce que je fais, j’en parle avec Alain Casanova, avec l’entraîneur des gardiens, et je sais que certaines critiques ne sont pas là pour m’enfoncer mais me faire avancer.

Le fait qu’Alain Casanova ait été gardien crée une relation privilégiée entre vous ?

Privilégiée, je ne sais pas, mais particulière oui. Il a énormément confiance en moi, et ça l’embêtait de ne pas me voir au niveau où j’aurais aimé être. Il m’a toujours aidé, même lorsqu’il m’a sorti de l’équipe l’année dernière. Il m’en avait parlé une semaine avant, il m’a expliqué, et j’ai compris, j’ai trouvé ça normal. Cela m’a permis de relativiser, de mettre cette pression qui pesait sur mes épaules de côté.

Vous faites un très bon début de saison…

Je ne vais pas m’enflammer, parce que j’étais dans le même cas de figure en début de saison dernière, et c’est devenu compliqué par la suite… Mais c’est vrai que pour la confiance c’est important de réaliser un bon début de saison, et même une bonne préparation. Je pense que ce qui m’a vraiment mis sur les rails, c’est ce match à Norwich (dernière rencontre de préparation du TFC le 3 août, NDLR) où je me suis senti très bien dans les cages. Quand je me sens libéré, j’ai l’impression, entre guillemets, qu’il ne peut rien m’arriver. Depuis, le match à Brest a été pareil (ce jour-là, il a notamment arrêté un penalty en fin de match, NDLR), et le match face à Dijon également. Donc j’essaye d’entretenir cette flamme qu’il y a en moi pour aider l’équipe au maximum.

Comment l’entretenez-vous ? Vous avez une méthode particulière ?

Pas vraiment. J’ai surtout relativisé, pris sur moi durant mes vacances. J’avais vraiment besoin d’évacuer cette pression, tout ce qui a été négatif la saison dernière. Le fait de revenir ici et d’attaquer la préparation avec le couteau entre les dents, ça m’a fait du bien. Mais c’est une chose de dire « j’ai le couteau entre les dents, j’ai envie de tout casser », le plus dur reste de le faire. Donc au quotidien j’essaye de me souvenir de ces phrases, de faire en sorte que ce ne soit pas des paroles en l’air. J’ai aussi reçu énormément de soutien la saison dernière, de ma famille, mes amis, et je n’ai pas du tout envie de décevoir tous ceux qui ont été positifs avec moi. Tout ça me permet de me surpasser.

Comment jugez-vous le groupe toulousain, qui a beaucoup changé à l’intersaison ?

C’est un groupe très jeune, donc c’est important d’avoir vu arriver des mecs d’expérience, comme William (Vainqueur), et de pouvoir s’appuyer sur des joueurs comme Max (Gradel) et Matthieu (Dossevi). C’est un groupe qui vit bien, ça chambre, ça rigole, ça permet d’entretenir les spirales positives. Il n’y a que des bons mecs dans cette équipe, personne ne va planter un poignard dans le dos de quelqu’un.

Dimanche il y a un gros match face au PSG… Comment vous y préparez-vous ? La pression est plus forte ?

Pas forcément. Ce sont des matchs très intéressants à jouer. Certes, c’est le PSG, une équipe programmée pour être championne, mais si on joue au foot, c’est pour vivre ce genre de matchs. Il ne faut pas se mettre de pression particulière, ne pas se retourner le cerveau parce que l’on va à Paris. Au contraire, il faut se dire qu’on n’a rien à perdre. On y va pour faire un gros match, pour être soudés, et on verra ce qu’il en ressort.

L’année dernière au Parc, vous aviez failli faire une passe décisive à Aaron Leya Iseka. Vous retentez ça dimanche ?

(Rires) Je ne sais pas, on verra comment les Parisiens sont positionnés. Mais c’est vrai que le coach aime que l’on se projette vite vers l’avant, donc si j’ai la possibilité…

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