Menu

Fil de navigation

Recherche

Cyrille Pomero pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Changement de dimension. Après avoir affronté un promu, Brest, et le barragiste de la saison dernière, Dijon, le TFC s'apprête à voir l'adversité s'élever brutalement pour cette troisième journée, en se déplaçant sur la pelouse du champion en titre, où ils retrouveront les stars parisiennes Edinson Cavani, Kylian Mbappé et autres Angel Di Maria.


Jamais un bon moment ?

Pour les suiveurs des clubs plus habitués à lutter dans le bas du classement qu'à tutoyer ses sommets, affronter Paris peut vite virer à la psychose. On cherche le moindre signe, l'indice le plus infime pour déterminer si oui ou non, «le moment est bon pour jouer le PSG».

Mais cette fois-ci, les supporters toulousains n'ont pas eu à plisser les yeux pour voir les signaux négatifs s'allumer autour du club de la capitale. Entre un groupe handicapé par l'absence de Neymar, et une direction engluée dans la gestion de son cas, le Paris-Saint-Germain version qatarie n'a jamais semblé aussi fragile à la fin d'un mois d'août.

Surtout, la défaite du week-end dernier à Rennes (1-2) est venue fragiliser un peu plus l'édifice. Et semer le doute dans les têtes appelées à être couronnées en fin de saison ? Impensable pour Alain Casanova, qui est catégorique : «Aujourd'hui, nous sommes au pire moment pour les affronter. Quand vous jouez contre une équipe de Paris qui vient de perdre, regardez les statistiques : généralement, le match d'après est très difficile pour l'adversaire.»

Nous avons donc regardé les statistiques : sur les trois dernières saisons, coupes nationales et championnat confondus, le PSG s'est incliné 13 fois, et a remporté 7 fois le match suivant, pour 3 nuls et 2 défaites (ils avaient perdu le dernier match de la saison dernière). Et les deux défaites sont survenues la saison dernière, sous les ordres de Thomas Tuchel. Mais pour clore le chapitre statistique, l'entraîneur toulousain a aussi rappelé celle qui fait froid dans le dos : sur ses 60 dernières rencontres au Parc des Princes, Paris en a remporté 51, pour 9 nuls…


D'abord tenir

Face à une équipe qui compte Kylian Mbappé («c'est comme si vous affrontiez le Barça avec Messi ou la Juve avec Ronaldo», dit Alain Casanova), les motifs de crainte sont de toute façon évidents. Et le technicien pourrait donc opter pour un plan lui permettant avant tout d'endiguer les offensives parisiennes, en alignant une défense à cinq.

Un système déjà mis en place la saison dernière au Parc des Princes, qui avait permis aux Violets de plus ou moins tenir le choc (défaite 1-0), en tentant de planter des banderilles lorsqu'ils le pouvaient, via des attaques rapides pour prendre les Parisiens dans le dos.

De quoi donner un peu d'espoir et un élan de motivation aux Toulousains, pour prouver que les étoiles ne sont pas inatteignables.


William Vainqueur : «On sait que tout le monde pense que Paris va gagner»

L'expérimentée recrue estivale du TFC, prêtée par Antalyaspor, s'exprime sur le match du soir, ses attentes dans son nouveau club, et son rôle auprès des jeunes Pitchouns.

Vous êtes arrivé dans un groupe très jeune, au sein duquel vous êtes déjà présenté comme un leader. Comment appréhendez-vous ce rôle ?

Ça se fait naturellement. Il faut d'abord être bon sur le terrain pour avoir l'opportunité d'apporter aux plus jeunes. C'est quelque chose qui avait été convenu avant mon arrivée, j'en avais parlé avec le coach. Je savais que je venais dans un club en reconstruction, avec beaucoup de jeunes. Pour l'instant ça se passe très bien, les jeunes sont à l'écoute.

Après un passage compliqué à Monaco, avez-vous envie de vous installer dans la durée à Toulouse, de rester comme un joueur qui aura compté ?

Pour l'instant, je suis en prêt… C'est vrai que j'ai passé six mois compliqués, je n'arrivais pas à sortir des blessures. Là, j'ai pu participer à l'intégralité de la préparation physique. Aujourd'hui, je veux simplement m'épanouir, éviter d'être blessé. Actuellement, je suis heureux au club et dans ma vie. Pour la suite, on verra…

Comment abordez-vous ce match à Paris ? Leur défaite à Rennes peut être un motif d'espoir ?

Non, pas du tout. On ne va pas se leurrer, ils vont vouloir faire ce qu'il faut devant leur public après la défaite. On sait qu'ils sont plus forts que nous, qu'ils ont plus de qualités, mais on va jouer les coups à fond, voir ce qu'on peut faire.

Finalement, on parle peu de sportif en ce moment à Paris… Pensez-vous qu'ils peuvent avoir la tête ailleurs ?

C'est une erreur de penser ça. Les joueurs ont tous envie de performer, de faire le bon match. Ils vont vouloir démontrer que la défaite à Rennes était une erreur de parcours. On sait que l'on va devoir courir, souffrir, mais on est prêts. Tout est possible, c'est ce qui fait la beauté de ce sport.

Existe-t-il une pression particulière avant un déplacement au Parc, qu'il faudrait notamment désamorcer chez les jeunes ?

Pour moi il n'y a aucune pression. Je ne vois pas où l'on pourrait se mettre la pression, on sait que tout le monde pense que Paris va gagner. On va faire notre match, en ayant la tête sur les épaules, on sait que c'est une grosse équipe… Pour les jeunes, j'imagine qu'il y a un peu de pression, puisque ce sera pour beaucoup leur premier match au Parc, un dimanche soir, sur Canal +…


Le PSG sans Neymar ni joker

Une manière d'entretenir un faux suspense. Le front rougi par la chaleur ayant accompagné l'entraînement de fin de matinée, Thomas Tuchel a émis l'hypothèse, hier lors de sa conférence de presse, que Neymar puisse intégrer le groupe contre Toulouse à certaines conditions : «Ney est plus «fit» (affûté), il est prêt pour jouer. Il a fait une bonne semaine, tous les entraînements avec un bon état d'esprit. Mais la situation entre lui et le club est toujours la même. Et la position du club n'a pas changé. Si la situation n'est pas claire, il ne peut pas jouer. Si la situation devient claire avant le match, il pourra jouer demain (ce soir).»Alors que le groupe convié contre Toulouse n'a pas été dévoilé hier, il ne faut pas s'attendre à ce que Neymar y figure aujourd'hui comme un lapin sortirait d'un chapeau. Sauf coup de tonnerre, le Brésilien ne jouera pas contre Toulouse et les rumeurs d'un réchauffement entre les parties, qui ont émané du PSG, ressemblent davantage à un artifice de communication pour accentuer la pression sur les potentiels acheteurs de la star auriverde qu'à une vraie esquisse de rabibochage.

Pas de Neymar donc, pas plus d'Ander Herrera (mollet gauche) et de Thilo Kehrer (pied droit), déjà absents à Rennes, ni même de Julian Draxler (voûte plantaire). En revanche, Idrissa Gueye pourrait connaître sa première titularisation depuis son arrivée d'Everton. «C'est une possibilité», a confirmé le coach allemand, qui récupère également Presnel Kimpembe (pubalgie). Par rapport au revers de dimanche dernier (2-1), il pourrait y avoir d'autres modifications dans le onze de départ. En souffrance en Bretagne, Meunier se retrouve ainsi sous la menace de Dagba.


Plus de conviction

Au-delà des questions d'individualités voire de systèmes, Thomas Tuchel attend surtout plus de conviction de sa troupe : «Il y a beaucoup de choses à améliorer. On a du mal à accélérer le jeu, hausser le rythme, l'agressivité, on a bossé là-dessus toute la semaine. On est très concernés sur nous.»

Même si les adversaires du PSG sont de moins en moins frileux et complexés. «C'est de notre faute, tranche l'entraîneur parisien. On a perdu pas mal de matches en fin de saison dernière, je pense notamment à la finale de la Coupe de France. Cela a donné confiance aux autres équipes.»

Un tutoriel «comment gêner le PSG» circule désormais en Ligue 1 et se résume souvent à un 3-5-2, tactique d'ailleurs adoptée par Rennes. Thomas Tuchel s'attend à un «copier-coller» toulousain : «Peut-être que Toulouse jouera aussi avec deux pointes comme Rennes. On va essayer de s'adapter.» Le contraire déclencherait une grosse crise. Déjà…


Première pour Goncalves ?

Ce soir, au Parc des Princes, un nouveau Pitchoun pourrait faire ses premiers pas dans le monde professionnel avec le maillot violet sur le dos. Mathieu Goncalves, 18 ans, pourrait en effet être aligné sur le côté gauche de la défense centrale. Nicolas Isimat-Mirin, recruté en milieu de semaine et qui n'a pu prendre part qu'à quatre séances d'entraînement avec son nouveau club, serait jugé trop juste pour débuter la rencontre.

Latéral gauche de formation, Goncalves a signé son premier contrat professionnel en juin 2018, mais n'a jamais eu sa chance en Ligue 1. La saison passée, il a été gêné par des blessures à répétition. Mais ce soir, il pourra connaître son baptême, et quel baptême…

2019 / 2020

CALENDRIER

2019/2020

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2019/2020

EFFECTIF

2019/2020

TRANSFERTS

2019/2020

STATISTIQUES