Menu

Fil de navigation

Recherche

Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Formé à Toulouse où il débuta au printemps 1994, l’élégant relayeur Laurent Batlles, 44 ans le 23 septembre prochain, a raccroché les crampons dans le Forez à l’issue de la saison 2011-2012. Avant de passer ses diplômes. Pour La Dépêche, il a bien voulu ouvrir la boîte à souvenirs. Mais pas que. Entretien à «ballons» rompus.

 

Laurent Batlles entraîneur principal, vous connaissant on a envie de dire que c’était écrit d’avance…

Il est vrai que « manager » est quelque chose qui m’a toujours plu. Durant mon parcours, j’ai souvent essayé de comprendre, de jauger un peu je dirais ce que les techniciens pouvaient me proposer. J’avais aussi la chance d’être un relais pendant le match pour les coachs. Peut-être de par mon poste stratégique (milieu relayeur la majeure partie) ; surtout en raison de mon envie d’aller vers les autres. Et de ma réflexion sur le jeu en lui-même. Puis…

Oui…

J’ai également baigné dedans tout-petit puisque mon père (Gérald) fut mon éducateur au TFC chez les 15 et 17 ans nationaux. Après, il faut d’abord passer le diplôme (BEPF, ndlr) ; ce que j’ai fait en 2017-2018.

Qui était dans votre promo ?

Je vais forcément en oublier, mais je citerai Julien Stéphan bien sûr, Nicolas Usaï qui officie à Châteauroux, Damien Ott que j’ai choisi comme adjoint à Troyes, Manu Pires annoncé de retour au Centre de formation de Nice, Michaël Debève que je ne vous présente pas ; etc. Sans oublier mon formateur Philippe Montanier – avec qui je viens de croiser le fer (24/08 : victoire auboise sur Lens 2-0).

L’exercice 2015-2016 a dû compter double pour vous, adjoint de Christophe Galtier à Saint-étienne.

Joueur j’avais connu « Galette » entraîneur, lors de mes deux dernières saisons à l’ASSE – déjà extraordinaires – de 2010 à 2012. Et là, en effet, avec lui, c’est l’année où j’ai vraiment cerné le métier : trouver sa place dans un staff en amenant sa pierre à l’édifice et des garanties au technicien en chef, être le plus cohérent possible dans son approche terrain.

Aujourd’hui, un grand joueur a plus de certitudes pour réussir sur le banc, non ?

Avoir fait carrière ça sert, c’est sûr. Tu as le vécu nécessaire, tu sens avec un joueur s’il faut le booster ou le freiner.

Il paraît que vous parlez beaucoup en bord de pelouse…

(sourire) Je suis assez vivant – comme je l’étais joueur. Malgré tout, il s’agit de ne pas montrer de l’énervement parce qu’on retranscrit une certaine image.

Comment avez-vous débarqué à Troyes cet été ?

Je connais l’actuel directeur sportif Luis de Sousa qui avait été au Toulouse FC, dans l’intendance du club. L’intersaison passée, j’avais déjà été sondé avant l’arrivée de Rui Almeida ; je ne me sentais pas prêt. Là, alors que la place était vacante, Luis est revenu à la charge ; je me suis dit banco.

Avec quels objectifs ?

Un maintien le plus rapide possible pour, ensuite, jouer les trouble-fêtes. Même en ayant perdu nos deux meilleurs buteurs derrière Touzghar (Fortune et Mbeumo), on a effectué une entame honorable. On se classe en quelque sorte à cette première trêve où l’on voudrait certainement être en fin de saison : 7es.

Quels coachs vous ont marqué ?

Tous m’ont apporté un truc. Chacun a sa propre vision du football. J’ai commencé à Toulouse* sous la houlette de Gigi (Alain Giresse, qui remplace Rolland Courbis en novembre 1995) et sa palette technique ; Christian Gourcuff à Rennes, même si notre collaboration fut brève (janvier-mai 2002), m’a éclairé tactiquement avec le positionnement rationnel ; je me souviens évidemment de mon passage à Marseille (janvier 2004-août 2005). Bref, je n’ai eu que du beau monde.

Entrons dans le vif du sujet : ASSE-TFC dimanche après-midi, soit votre dernier club qui reçoit votre premier. Jamais anodin…

Naturellement. Je vais m’installer devant la télé. En jouant le vendredi (Troyes-Caen ce soir), j’ai la possibilité de regarder beaucoup de matchs de L1. Toulouse, j’y ai encore de la famille, des amis, des connaissances au club ; Saint-étienne, ma femme et mes trois enfants continuent d’y résider et après y avoir terminé ma carrière j’ai passé 7 ans fabuleux à Saint-é que ce soit au recrutement, auprès des jeunes, avec la réserve.

Vos années violettes (1994-99 puis 2005-08), qu’en retenez-vous ?

J’ai joué à Toulouse, dans ma ville, dès l’âge de 10-11 ans jusqu’à parvenir à évoluer en pros avec mes potes et devant son entourage ; ce n’est pas rien… J’ai beaucoup grandi là-bas, acquis si j’ose de l’ancienneté. En résumé, le TFC m’a permis de – bien – mettre le pied à l’étrier et de pouvoir signer par la suite à Bordeaux qui jouait la Ligue des champions.

Et votre come-back…

Plus mitigé. Parce que quand Olivier (Sadran) me rappelle au bercail, j’aurais voulu être encore plus un patron, quelqu’un d’important sur et en dehors du pré. Je bouclais la boucle, m’imaginant même y rester à l’image de ma reconversion chez les Verts. Las je n’ai pas trop joué, ça a moins « matché » ; il y a des regrets. Je suis parti en fin de contrat pour rejoindre Gre-noble.

Votre meilleur souvenir ?

Le premier match à Lyon, où j’étais milieu de côté ; celui de l’obtention du ticket pour le tour préliminaire en C1 avec ce derby gagné face aux Girondins en 2007.

Le joueur le plus doué que vous ayez côtoyé au Tef ?

Il y en a eu deux, un par période : Joël Tiéhi, international ivoirien toulousain en 1997-1998, qui était très fort et marquait beaucoup (11 buts en 30 matchs) ; Johan Elmander, pour sa façon de jouer autant que ses valeurs humaines.

Geoffroy-Guichard, plus belle ambiance de France ?

Le Chaudron est impressionnant. En vrai, je suis un sacré veinard. J’ai connu Bordeaux et les soirées européennes à Lescure, le Vélodrome dont je ne parle même pas avec les Classiques, Furiani à Bastia aussi où ça pousse tout le temps. Je n’oublie pas le Stade des Alpes à Grenoble, terre de foot.

Vous avez joué avec notre capitaine Max-Alain Gradel (2011-12), au fait…

Super-attaquant et super-mec. Max est un très bon joueur doublé d’une belle personne. Il a son caractère, on ne peut le nier, mais il a un bon esprit. Il est droit également. C’était un peu mon protégé. Je l’ai pris – comme tous les arrivants d’ailleurs – sous mon aile. Je voulais qu’il devienne plus décisif ; c’était déjà un dribbleur hors-pair avec un gros volume athlétique. À l’arrivée, il marquera 17 buts sa 4e année ; j’en suis fier.

Comment jugez-vous le début de championnat de l’AS Saint-étienne ?

Au niveau comptable, l’équipe est en déficit. D’un autre côté, malgré le revers (0-1, dernière journée), le contenu à l’OM était intéressant. Le club a réalisé un gros recrutement, en doublant chaque poste. Il y a vraiment un beau groupe.

Celui du Téfécé ?

Sept points, en ayant affronté le PSG au Parc, c’est très bien.

À quelle rencontre peut-on s’attendre ?

Les Verts vont essayer de partir pied au plancher. Je vois la bande à Casa s’asseoir sur une rigueur défensive, un bloc assez bas, afin d’attirer puis de contrer avec des joueurs de vitesse comme Dossevi et peut-être Saïd, qui a dû profiter de la trêve pour rattraper son retard de préparation. Sans oublier la force de Toulouse sur les coups de pied arrêtés.

Allez, un petit prono ?

(rires) Nul un partout. J’aime bien les deux équipes, mon cœur balance.

 

(*) Premier match à Lyon le 2 avril 1994, lancé par Jean-Luc Ruty.

 

2019 / 2020

CALENDRIER

2019/2020

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2019/2020

EFFECTIF

2019/2020

TRANSFERTS

2019/2020

STATISTIQUES