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Patrick Desprez, Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Les bras en croix, le nez dans l'herbe. Il est 18h59 hier soir, dans la cuvette de Geoffroy-Guichard ; et alors que les Stéphanois se congratulent et que les travées reverdissent, le ciel tombe sur la tête de Baptiste Reynet, scotché dans ses 5m50, impuissant l'instant précédent. Tout comme sur Issiaga Sylla, qui n'en croit pas ses yeux, à la fois maladroit et malheureux avec son postérieur qui permet aux Verts de mener 3-2… Mais le VAR arrivera, et renverra les deux formations dos à dos. « ç'aurait été trop cruel » analyse l'entraîneur téféciste.

La preuve en quatre thèmes.


Une première de feu

On avait taquiné Alain Casanova dans la semaine sur les entames de ses protégés : à revoir… Sa jeune troupe a répondu de la plus belle des manières, hier. En marquant lors de l'acte initial – ce qui ne lui était pas encore arrivé depuis le début du championnat. En plus, pas une mais deux fois… sur ses deux premières incursions dans la surface adverse pour autant de tirs jackpot ! Le tout en 23 minutes chrono. Un réalisme à la toulousaine qu'il faut naturellement souligner. Les chiffres, implacables, parlent d'eux-mêmes : pour scorer il faut cadrer ; et à ce petit-jeu là, les coéquipiers d'un Max-Alain Gradel qui sera mon-té en puissance tout au long de la partie ont fait fort puisqu'ils sont parvenus à mettre à contribution Stéphane Ruffier à 7 reprises sur 10 tentatives. Joli. Sachant qu'a contrario, avant ce week-end, l'équipe haut-garonnaise était celle qui essuyait le plus de frappes avec 65 contre, ça signifie également que derrière Toulouse tient la route.


Compo gagnante

Si la première titularisation de Saïd (à la place de Dossevi) était prévisible, nous n'avions pas vu venir celle de Leya Iseka (qui suppléait Koulouris). « Les semaines internationales, explique le technicien des Violets, avec les voyages et des rencontres usantes ce n'est jamais évident. On doit souvent attendre le dernier moment pour trancher. » Respectivement le To- golais et le Grec avaient été loin de démériter les journées précédentes, or étaient sur le pont avec leur équipe nationale. Les choix de l'Auvergnat se sont révélés judicieux puisque les deux joueurs ont été décisifs : le dernier renfort du Téfécé a été passeur sur le deuxième but (24e), le jeune Belge après avoir provoqué le péno (14e) a inscrit sa première réalisation de la saison.


Un match, deux tournants

Nonobstant le VAR ou assistance vidéo à l'arbitrage dont nous débattrons après, l'après-midi aura été marquée par deux faits de jeu. Un en faveur de Saint-étienen, l'autre de Toulouse. Magnéto. On joue la 40e et Moreira après un relais avec Makengo ouvre pour Saïd qui déboule plein axe et tire du gauche, Ruffier dévie du pied sur la base de son poteau droit, le ballon filant devant la ligne… à 3-0 pour les visiteurs, la messe était dite. « Alors qu'en rentrant aux vestiaires à 1-2, regrette Casanova, ça change beaucoup de choses. » La suite immédiate donne raison au coach haut-garonnais. Deuxième «incident» en seconde période avec une charge de Gradel dans le dos de Cabaye à l'intérieur du rectangle de vérité qui, à notre sens, méritait la sanction suprême (50e). C'est-à-dire penalty pour l'ASSE. Même si MAG se retient et que le néo-Vert en rajoute. « Je savais que s'il y avait le moindre contact, Yohan tomberait (sourire). Le corps arbitral a jugé qu'il n'y avait pas faute » va commenter l'Ivoirien.


Trois buts invalidés

La stat est assez incroyable pour que l'on s'y attarde. Sur la pelouse stéphanoise, M. Stinat, ses assesseurs et le fameux VAR ont d'abord confirmé que le but de Koulouris n'était pas valable pour un micron (68e) puis annulé les deux réalisations de Beric (87e, demi-volée du gauche) et Sylla contre son camp (90+3, tête de Beric sur le montant qui rebondit sur les fesses du Guinéen pour franchir la ligne !). « J'ai confiance en l'homme et la technologie, conclut Alain Casanova, mais c'est vrai que ces coupures tuent un peu le foot. Trop longues, elles engendrent nervosité et palabres. »

Et maintenant ? Place à un deuxième déplacement d'affilée, un derby, contre le voisin nîmois samedi prochain. D'autres émotions en perspective…

 

Wesley Saïd, les voyants sont au vert

Reynet (6/10).- Vigilant sur un centre tir de Boudebouz dès l’entame (2), il a surtout maintenu les siens dans le match avec deux horizontales, sur deux grosses frappes lointaines de Cabaye (21) et de Khazri (86). Seul Hamouma a réussi à le tromper, avec deux buts sur lesquels il ne peut pas grand-chose.

Moreira (5).- Parfois un peu loin de Bouanga, notamment sur le deuxième but stéphanois, il a plutôt bien contenu l’ex-Croco. Il a surtout beaucoup apporté offensivement. Un exemple, avec cette projection qui met Saïd en bonne position ; malheureusement, l’attaquant trouve le poteau (40).

Amian (5,5).- À nouveau utilisé dans l’axe, il s’est montré sérieux, notamment en début de match quand le TFC a subi la foudre verte.

Diakité (5).- Comme son aîné du centre de formation, il a été appliqué en début de match, plutôt serein pour endiguer les attaques stéphanoises. Mystifié par le contrôle d’Hamouma sur le premier but (45e), et un poil court sur le second (57e), il a tenté d’amener le danger devant sur coups de pied arrêtés. Sans réussite, malgré une reprise de la tête (67).

Sylla (5).- Dépassé en début de match par un Debuchy en feu (et pas vraiment aidé par Gradel), il a, un peu à l’instar de Moreira à droite, rétabli la balance et s’est montré plus à l’aise les minutes passant. Il peut remercier le VAR, qui annule le but (malchanceux) contre son camp (90+3).

Vainqueur (6).- Il a fait bien meilleure impression que lors de ses précédentes sorties : on l’a senti plus impliqué, plus à même de lancer le jeu vers l’avant.

Sangaré (5,5).- Par éclairs, on a retrouvé le Sangaré qui fait des différences et qui casse des lignes comme peu de joueurs savent le faire. Avant-dernier passeur sur le premier but, il fait une offrande à Leya Iseka (64), gâchée par un arrêt de Ruffier.

Makengo (4).- Pas de tir de 30 mètres cette fois. Beaucoup plus discret que lors de ses derniers matchs. Peut-être un homme de Stadium ? Remplacé par Dossevi (74).

Saïd (6).- Pour sa première, il a montré tout ce qu’il pouvait apporter au TFC. De la vitesse de course, de l’intelligence dans les prises de décisions, et une bonne entente avec ses partenaires. Passeur décisif en une touche (24e), il frappe aussi le poteau (40). Très appliqué dans son repli défensif. Remplacé par Sidibé (88).

Leya Iseka (6).- Beaucoup d’abnégation, comme le prouve son but où il est aussi au départ de l’action, de la tête (24e). Une belle récompense pour sa première titularisation. Comme quoi, quand on lui donne de bons ballons, il marque. Remplacé par Koulouris (67), buteur signalé hors-jeu… à un cheveu près (68e).

Gradel (5,5).- Il a débloqué à la fois son compteur personnel cette saison, et celui du TFC dans le Forez, où les Violets n’avaient plus scoré depuis 5 ans. Pour fêter ça, il a sauté sur Yohan Cabaye, avec un peu trop d’engagement (50). Jérémy Stinat lui a fait une belle fleur en ne sifflant pas penalty…

 

Baptiste Reynet, la renaissance

Cette saison, La Dépêche du Midi honore, après chaque trêve, le meilleur joueur toulousain du moment, en se basant sur les notes qui lui ont été attribuées dans nos colonnes.

Et après les quatre premiers matchs de Ligue 1 (Brest, Dijon, Paris et Amiens), le premier Violet à être couronné est Baptiste Reynet, avec une note moyenne de 6,6 sur 10.

Au cœur de l’été indien, le gardien de 28 ans brille comme jamais sur les bords de Garonne. Auteur de 18 parades (avant les matchs du week-end) – aucun portier n’a fait mieux – il a repoussé les deux penalties auquel il a dû faire face, à Brest (Charbonnier) et à Paris (Di Maria).

Un début de saison époustouflant pour un joueur revanchard, qui confiait dans nos colonnes s’être « endurci » après les critiques reçues la saison dernière. « Quand je me sens libéré, j’ai l’impression, entre guillemets, qu’il ne peut rien m’arriver », nous disait-il aussi.

L’homme fort du TFC, garant du bon début de saison du club, devance en tête de notre classement les recrues Jean-Victor Makengo (5,9), et Efthymios Koulouris (5,4).

Rendez-vous à la seconde trêve, après la 9e journée, pour savoir si Reynet conserve son trophée.

 

Alain Casanova : « Sur la fin, j’ai tenté un coup »

Une rencontre assez extraordinaire, non ?

Au niveau émotionnel, il y a une grosse frustration parce que je pense qu’on peut gagner par deux fois. Un peu avant la pause avec le poteau de Wesley (Saïd, 40e) ; passé l’heure de jeu avec le but refusé pour une position certes illicite mais limite d’Efthymios (Koulouris, 68e). Puis, en fin de partie, c’est ’’Sainté’’ qui est à même d’empocher la mise : on pousse un gros ouf de soulagement… Nous allons nous contenter d’un point.

Vous avez dû avoir peur quand Sylla marque dans votre but…

Bien sûr. Le couperet aurait été terrible. Parfois le VAR on le maudit, en d’autres occasions on le bénit.

Là que la pression est retombée, que retenir ?

J’ai pris beaucoup de plaisir à voir mon équipe montrer autant d’intentions dans le jeu et, par là-même, sacrifier à beaucoup d’efforts. Sans parler de la qualité sur le plan tactique par rapport à ce que l’on voulait opposer à notre adversaire du jour. C’est le football que j’ai envie de regarder.

Lequel sort vainqueur d’une telle opposition…

C’est le visage, je répète, que je voudrais que mon équipe affiche tous les week-ends.

Est-ce la production la plus aboutie de vos hommes depuis l’ouverture du bal ?

En tout cas, c’est celle avec le plus d’intensité. On a su mettre sur la durée de la constance, on a été intéressants avec et sans ballon. On a été réactifs à la perte et, inversement, dangereux dans nos transitions offensives. Cependant…

Oui…

Je regrette que nous n’ayons pas réussi à concrétiser sur un de nos coups de pied arrêtés (coups francs indirects et corners) parce qu’il y avait la place. Eu égard à la manière de l’ASSE de défendre. Après, notre équipe, très jeune, reste dans une phase d’apprentissage. Bref, on continue notre bonhomme de chemin.

Au remplacement de Makengo par Dossevi, vous passez en 4-2-3-1. Vous vouliez vraiment aller chercher le succès.

Je nous trouvais encore frais. Et Saint-étienne prenait des risques tout en ayant quelques difficultés athlétiques. J’avais envie de tenter le petit coup du destin. Et ramener les 3 points.

 

 

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