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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Le gardien du TFC a laissé de côté le ballon rond pour évoquer l'ovalie, passion qui lui colle à la peau depuis toujours. Où l'on parle valeurs, Stade Toulousain, et XV de France, forcément...

 

D'où vous vient cette passion pour le rugby ?

Je suis né à Romans-sur-Isère, où le rugby a une grande place, et suis issu d'une famille de rugbymen : mes grands-pères, mes oncles, mon père, y jouaient. Depuis tout petit, je vais au bord des terrains. On m'a inculqué ça, j'y ai pris goût, et aujourd'hui c'est toujours avec plaisir que je vais voir un match, que ce soit chez moi à Romans ou ici au Stade Toulousain. Ça m'arrive même d'aller voir des matchs de Fédérale 1 dans les alentours, le dimanche.

Vous y avez joué ?

J'avais fait un entraînement à Romans-sur-Isère quand j'étais petit, mais j'avais deux ans d'écart avec les autres gamins, donc ce n'était pas forcément agréable. Et mes potes d'enfance étaient tous au foot… Vers 15-16 ans j'ai tout de même eu une période où je me suis tâté à partir au rugby, ce que Gaëtan Germain a su faire (joueur de Grenoble, son ami d'enfance Ndlr). C'est l'année où je suis parti à Martigues (où commence sa carrière) ; lui revenait de Valence pour jouer au rugby à Romans. Ça aurait pu être l'élément déclencheur qui m'aurait permis de passer au rugby, mais il y avait Martigues, donc j'ai continué le foot.

Il y a des choses qui vous inspirent dans le rugby, en tant que footballeur ?

Le contact, ça me parle. Le fait de plaquer, de pouvoir jouer au pied aussi. J'aurais aimé jouer derrière, je n'ai pas vraiment le physique adapté pour être devant. Il y a moins de jeu… Je préfère tout ce qui est jeu de passes, crochets, un peu plus technique quoi.

Les valeurs du rugby, ça vous parle aussi ?

Bien sûr. C'est un sport de solidarité, où tu n'abandonnes pas ton partenaire sur le terrain. Tout ce qui se dégage autour aussi. L'an dernier je suis allé voir le Stade Toulousain contre le Leinster. C'était déjà un match énorme, et à la fin de la rencontre, on voyait tous les supporters qui étaient mélangés, qui buvaient une bière ensemble. Ça change beaucoup du foot où tous les déplacements de supporters sont encadrés, avec des arrêtés préfectoraux qui tombent en veux-tu en voilà, parce qu'on ne peut soi-disant plus assurer la sécurité des supporters dans les stades. Ça va un peu trop loin, à mon avis… Pour faire une petite parenthèse, le foot a besoin de supporters dans les stades, et c'est aux autorités de prendre les mesures nécessaires pour les accueillir. Au rugby, on se prend moins la tête qu'au foot, c'est un peu moins sérieux même si les mecs sont tout aussi professionnels. Il y a moins d'histoires…

C'est ce que vous avez retrouvé à Toulouse ? On peut dire que vous êtes arrivés la bonne année…

C'est vrai que je suis arrivé au bon moment ! Mais je vais rassurer beaucoup de supporters : je ne suis pas venu ici parce qu'il y avait le rugby, comme j'ai pu le lire… Ceci dit, le fait d'avoir le Stade Toulousain à côté, c'est un plus. Ça permet de faire autre chose le week-end, de se divertir. Certains aiment aller à la pêche ou à la chasse, moi j'aime aller au rugby. Je prends du plaisir à voir les matchs, d'autant plus que j'ai rencontré quelques joueurs, donc c'est toujours sympa d'aller les voir jouer, et de se croiser en ville ou d'aller manger ensemble.

Avez-vous pu regarder l'équipe de France pendant la Coupe du monde ?

C'est un peu difficile avec les entraînements… Mais j'ai pu voir le match face à l'Argentine. Ce jour-là on partait à Nîmes, donc j'ai regardé la première mi-temps chez moi, et je me suis empressé d'aller à l'aéroport pour suivre le match sur mon téléphone. C'était le match à ne pas perdre. C'est passé contre les États-Unis, ça devrait aller aussi face au Tonga. Mais ils nous ont fait peur jusqu'au bout, et ce drop de Camille Lopez.

Vous avez dû apprécier son jeu au pied ?

On a pu voir toute l'étendue de son talent à ce niveau-là contre les États-Unis. Sur le premier essai c'est très bien joué de sa part ! Sur le deuxième il m'a impressionné, je ne m'attendais pas du tout à ce changement d'aile, et la balle arrive pile poil dans le timing pour Raka. On voit leur complicité entre Clermontois qui doit aider aussi. Chapeau à lui.

Et sinon, ils sont sympas Bigflo et Oli ?

Très gentils ! J'ai aussi eu l'occasion de les croiser au Stadium après un match contre Paris. Et on partage le même coiffeur à Toulouse…


Son défi à Antoine Dupont

Il lui tend les perches : le gardien du TFC a profité de l'interview pour lancer un défi au demi-de-mêlée du Stade Toulousain et du XV de France, Antoine Dupont. «Je lance un petit pari à Antoine Dupont, s'il est d'accord pour venir buter avec moi et voir qui est le meilleur de nous deux…»

Un challenge accepté par l'intéressé qui a répondu via les réseaux sociaux, à la veille de son match décisif face au Tonga en Coupe du monde : «Dès que je rentre, ça te laisse le temps de t'entraîner.» Espérons que cela soit le plus tard possible…

 

 

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