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T.F. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Antépénultième il y a un mois à l'arrivée d'Antoine Kombouaré à sa tête, l'équipe toulousaine l'est de nouveau malgré une attaque qui pète la calamine – mais une défense qui bat de l'aile. Le derby d'Occitanie, épisode N°7, tombe à pic pour trouver le juste milieu…

«J'espère que le classement va nous réveiller…» La réponse d'Antoine Kombou-aré sur l'impact psychologique de la 18e place de sa troupe – «héritée» le week-end dernier au bout du temps additionnel face à Lyon (2-3, 90+5) – résonne encore plus sourd depuis hier soir et le nul de Metz à Lille (0-0). En effet : au petit-jeu des dominos, Toulouse ne reste hors de la zone de relégation, au détriment de Dijon, que grâce à son succès en confrontation directe sur le DFCO (1-0, 2eJ). Soit le 2e critère de départage après le goal-average général (-7)…

«Il faut une réaction immédiate, une révolte, autre chose qu'un revers en Hérault ! On doit absolument stopper cette série ; nos deux dernières défaites consécutives sont inacceptables.» Histoire de remuer le couteau dans la plaie, on rappellera une énième fois que les coéquipiers de Max Gradel avaient déjà perdu une semaine auparavant, qui plus est sur le même score, dans les arrêts de jeu, à Rennes (2-3, 90+2). L'extra-time, c'est le talon d'Achille des Violets, recordmen en la matière avec la bagatelle de 5 buts concédés au-delà des 90 minutes réglementaires. Pour, petit bémol, 2 points perdus seulement.

«En fin de partie, note le coach, nous ne sommes pas encore capables de tenir un score. Il y a eu pas mal de discussions cette semaine, de la vidéo, aussi beaucoup de travail spécifique. Il s'agit naturellement de mieux défendre, individuellement et collectivement.» Car une deuxième stat, assez édifiante également, montre toute l'étendue du chantier que le Kanak a sur les bras : avec 187 tirs subis (15/match), le club de la Ville rose est la formation la plus assiégée du championnat. «Mais on améliore le chiffre, assure ''AK'' : devant Lille, c'était mieux (9 frappes) ; à Rennes, pareil (14). Bon, après, c'était l'OL (21)…»


Le moral est toujours là

Optimiste de nature, le nouveau technicien téféciste préfère apparemment considérer la bouteille à moitié pleine plutôt que le verre à demi vide. «Je vais peser mes mots, mais malgré notre situation on garde confiance. Nos productions sont intéressantes. Maintenant, si je vous tiens le même discours après la 5e défaite, vous me prendrez pour un malade. Normal. En attendant, aujourd'hui, on n'est pas loin…»


Avec le Kanak, le tarif est 2 buts inscrits à chaque match

Pas loin de basculer du bon côté, donc : «Je sais que gagner est primordial. N'empêche : j'aime ce que l'on montre, la façon dont on joue, cette équipe qui va de l'avant sans cesse et se crée des situations en nombre au point d'afficher un ratio de 2 réalisations par rencontre. Y compris en tenant compte du tour de Coupe de la Ligue (2-1 à Niort/L2). C'est une force : je le répète, en foot le plus difficile demeure de marquer. En résumé, ponctue Kombouaré, je suis persuadé qu'en gardant notre état d'esprit, on va sortir de la spirale.»

Quand bien même un coup d'œil dans le rétro est le lumbago arrive aussi sec. Pas sorcier : en quinze ans, le Toulouse FC n'est revenu victorieux de son escapade chez le voisin pailladin qu'à deux reprises : en mars 2004 (1-0, Emana) et en avril 2017 (1-0, Delort). Alors ?

«Alors on y va dans l'esprit de vaincre le signe indien, opine du chef l'ancien entraîneur parisien. On s'attend à souffrir, certes, cependant ce n'est pas l'envie qui nous manque, sourit Antoine Kombouaré, d'aller faire trembler les filets adverses. On a des arguments. Il faut que Montpellier s'en aperçoive.»

Y'a plus qu'à, comme dirait l'autre.


Avalanche de blessés à l'approche de l'hiver

Aux blessés longue durée (Rogel (fracture clavicule gauche), Sidibé (protocole pubalgie), Rouault (rééducation cheville gauche), Diakité (décollement ischios droits), Adli (opéré appendicite)) est venu se rajouter Shoji (entorse cheville droite contractée le 25 septembre) qui a rechuté cette semaine : «Son articulation a tourné de nouveau et gonflé. On repart sur des soins», déplore Antoine Kombouaré. Lequel laisse à Jean (croisés genou droit en mars dernier) au moins 3 matchs avec la réserve pour retrouver du rythme. Sinon, rayon bonnes nouvelles : Sangaré (inflammation cartilage genou droit) postule ; tandis que Saïd, de retour (entorse cheville gauche), jouera avec une protection à la main droite – il s'est fait marcher dessus jeudi !


La bande des trois ex'

Alicarte, Bédimo, Bonilla, Carotti, Huc, Lopez, Lowitz, Malm, Mansaré, les frères Passi, Pavon, Pedros, Pickeu, Prunier, Riou (Rudy), Rouvière…

L'A61 entre Toulouse et Montpellier a souvent été empruntée, dans les deux sens, depuis les années 80. Les ultimes mouvements en date concernent même l'été passé ; ils sont au nombre de deux : l'incontournable Andy Delort, transféré définitivement après avoir été prêté avec option d'achat (quasi) automatique en juillet 2018 ; le beaucoup moins médiatique, puisqu'encore amateur, Matis Carvalho, gardien de la réserve garonnaise qui signe son premier contrat pro de 1 an (+2) le 19 juin 2019. Si on compte le «vieux de la vieille», Daniel Congré, on aboutit par conséquent à un trio d'ex'. Qui, ironie du ballon rond, seront tous présents sur la pelouse de La Mosson tout à l'heure : deux dans le XI (Delort et Congré) et le petit-dernier sur le banc (Carvalho).

 

Carvalho, la belle histoire

Avant de se pencher sur le début de saison des deux joueurs de champ, on ne résiste pas à raconter le joli destin de Matis Carvalho. Numéro 4 dans la hiérarchie du TFC en 2018-2019 (derrière, par ordre croissant, Vidal, Goicoechea et Reynet), le jeune goal de 20 ans a été déniché par le MHSC pour remplacer Jonathan Ligali, pas conservé en juin, au poste de N°3. Et, on vous le donne en mille, dès la première journée, Carvalho s'est retrouvé couché sur la feuille face à Rennes. Le titulaire dans la cage héraultaise, l'Argentin Geronimo Rulli, n'ayant pas encore rallié Montpellier, de facto la doublure Dimitry Bertaud d'être promu titulaire.

Même cas de figure ou presque, cet après-midi : un portier sur les trois fait défaut. Là, sur blessure, puisque Bertaud est touché à l'aine.

« J'espère que Matis aura chez nous la chance qu'il n'a pas eue à Toulouse », dixit le président du MHSC Laurent Nicollin à sa signature. C'est bien parti. Il semblerait que Carvalho soit né sous une bonne étoile : début décembre dernier, sous bannière toulousaine, il avait déjà été propulsé sur le banc suite à la suspension de Reynet et le forfait de Vidal. C'était à Reims et le Tef avait sabré le champagne 1-0…


Congré, la longue histoire

Huit saisons au long cours sur l'île du Ramier avant d'atterrir, en 2012, au pied de la Butte. Daniel Congré, 34 ans, qui a prolongé fin janvier jusqu'en 2021, continue d'être un bon soldat comme son entraîneur s'en réjouit : « Un gars sérieux, qui travaille bien, et, relève Michel

Der Zakarian, livre toujours de bonnes copies quand on fait appel à lui. » Pour l'instant, 9 fois (8 tit.), généralement à gauche de Vitorino «papy» Hilton dans la défense à trois des champions de France 2012.


Delort, l'histoire en marche

Son aventure téféciste s'était terminée sur un goût d'inachevé, la page pailladine d'Andy Delort (28 ans, lié jusqu'en 2023) continue de s'écrire en lettres dorées : 4 buts et 1 passe en 11 matchs de L1 après 14 réalisations et 7 offrandes l'exercice précédent. « Aujourd'hui, assène Der Zak', Andy est notre leader offensif. Avec son caractère, il tire l'équipe vers le haut. Aux autres de se hisser à son niveau. »


Koné, la nouvelle donne

Un changement d'entraîneur ne va jamais sans son lot de malheur, et on le sait, celui des uns fait le bonheur des autres. Dans l'effectif du TFC, depuis l'arrivée d'Antoine Kombouaré, deux joueurs ont vu le ciel s'obscurcir. Jean-Victor Makengo, homme en forme du début de saison (il avait notamment marqué lors des deuxième et quatrième journées) semble payer le changement tactique et le passage en 4-4-2. Ibrahim Sangaré, gêné par son genou, avait aussi subi les foudres de son nouveau coach lors du match à Rennes le 27 octobre (2-3), qui l'avait renvoyé sur le banc dès la 28e minute de jeu. Au milieu de terrain, les cartes ont donc été rebattues, et un homme a souri en découvrant sa main : Manu Koné.


Comme une évidence

Nouveau visage du TFC, le Pitchoun a été lancé dans le bain à Niort en Coupe de la Ligue (2-1), avec deux autres jeunes du centre de formation (Diarra et Gonçalves). Rassurant malgré quelques erreurs techniques à un poste de sentinelle, seul devant la défense, le natif de Colombes avait convaincu grâce à sa vision du jeu et sa capacité à le projeter vers l'avant. Auteur de la passe qui amène le but de l'égalisation à Gradel, Koné avait gagné le droit de revenir et de se tester face à une écurie d'un autre calibre, l'Olympique Lyonnais. Aligné cette fois aux côtés de William Vainqueur, le milieu de terrain de 18 ans avait confirmé ce qui avait été vu sur la pelouse des Chamois. Une vraie qualité balle au pied, une sérénité assez bluffante face à l'expérience lyonnaise, et la faculté, par intermittence, d'être la rampe de lancement des Violets (c'est lui qui est au départ de l'action conclue par Yaya Sanogo pour l'ouverture du score).

Deux performances qui ont mis Antoine Kombouaré face à l'évidence : «Je suis parfois obligé d'intégrer des éléments car ils sont bons. En ce moment, Manu est bon ; il gagne sa place.» Tout simplement. Comme Kalidou Sidibé et Bafodé Diakité sous la direction d'Alain Casanova, Koné pourrait réussir à intégrer plusieurs XI de départ cette saison.


Plus de concurrence

Une bonne nouvelle pour le TFC, le Pitchoun va également amener de la concurrence à Ibrahim Sangaré, qui peine à retrouver son niveau depuis sa longue absence la saison dernière (blessure au pied). L'Ivoirien, qui a compris à Rennes qu'Antoine Kombouaré serait intransigeant, va être contraint de sortir de sa zone de confort avec l'arrivée de Manu Koné.

D'ici son retour, le jeune joueur qui a désormais la confiance de son coach («je n'intègre pas les joueurs, ce sont eux qui s'intègrent eux-mêmes de par leurs performances, leurs qualités, leur travail, dit-il) va engranger de l'expérience. Et dans ce registre, il peut compter sur la présence de William Vainqueur à ses côtés pour le tranquilliser, comme cela a été le cas face à Lyon. Finalement, si certains ont perdu la main depuis l'arrivée d'Antoine Kombouaré, ne nous y trompons pas : l'éclosion de Koné est une excellente nouvelle, pour tout le monde.

 

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