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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Reynet – Isimat-Mirin – Koné – Gradel – Koulouris : la colonne vertébrale des Violets, qui a à se faire pardonner, devra être au top pour mettre à mal l'armada phocéenne.Passage en revue.

D'un ensemble rejaillissent toujours les individualités. On appelle cela la force collective. S'ils veulent faire mordre la poussière aux Marseillais, les Garonnais devront – pour reprendre l'expression plutôt marrante d'Antoine Kombou-aré – sortir un « big match ». à 11 (ou 13), c'est un fait ; à 5 ensuite, qui auront chacun la tâche d'enfoncer le clou en étant déterminant dans leur domaine.

Voici notre quintet d'ouvriers spécialisés.


Baptiste Reynet, le gardien du temple

Touché aux côtes à Montpellier, le meilleur Toulousain des trois premiers mois de compétition garde un goût amer de son escapade pailladine. Si sa responsabilité ne saurait être engagée sur les deux premiers buts, la dernière frappe gagnante de Savanier lui échappe des gants… Connaissant le joueur et, mieux, l'homme, il doit y avoir de la revanche dans l'air chez l'ex-Dijonnais ! Qui, précision importante, n'était pas du naufrage olympien au mois de mai (2-5), car blessé à l'épaule droite. C'est le pauvre Goicoechea qui avait subi la foudre de Thauvin (2 buts), notamment…

Sa feuille de stats : 13 matchs, 54 ballons captés, 29 détournés.

Notre avis : le dernier rempart du Tef a toujours répondu présent dans les grands rendez-vous.


Nicolas Isimat-Mirin, l'étoffe d'un patron

Hier midi, le central prêté par Besiktas est venu s'expliquer devant les médias, sur le non-match à La Mosson. «On n'a pas été bons dans les duels, dans la détermination.» Dans ses propos transpire également l'envie de se racheter – collectivement et individuellement. En Hérault, la charnière qu'il formait avec le néo-pro Diarra pour la seconde fois de la saison après le tour de Coupe de la Ligue à Niort (30 octobre, qualification 2-1), s'était fait bouger dans toutes les largeurs par le duo Delort-Laborde. «Les Montpelliérains nous ont marché dessus» avait déploré Coach Kombouaré.

Sa feuille de stats : 8 titularisations, 8 fautes commises,

4 subies.

Notre avis : NIM peut mieux faire, il doit faire mieux. L'occasion lui tend les bras


Manu Koné, la belle promesse

Sa première en Coupe dans les Deux-Sèvres avait marqué les esprits, il enchaînera par une prestation culottée face à Lyon (2-3) et plus timorée, à l'image de l'équipe, au MHSC (0-3). «Un jeune, s'il a du talent, il joue» synthétise le tacticien kanak. Par ses projections, toute proportion gardée, «MK» nous rappelle le Sangaré d'il y a un an ou Moussa Sissoko. Avec une technique plus ciselée. Bref, sa maîtrise émotionnelle paraît en décalage avec son jeune âge (18 ans).

Sa feuille de stats : 2 titularisations, 9 fautes subies, 4 commises.

Notre avis : on demande à le (re)voir.


Max-Alain Gradel, capitaine au long cours

Même fatigué, l'attaquant ivoirien est capable à lui tout seul de débloquer une situation. Ses actions d'éclat sont monnaie courante – également sur coups de pied arrêtés, exclusivement même cette saison puisque ses 3 buts l'ont été sur 2 pénos et 1 coup franc direct (un bijou, à Rennes, souvenez-vous). Effacé à l'instar de ses coéquipiers avant la trêve, l'ailier des éléphants, au sortir du camouflet pailladin, avait promis de montrer «un tout autre visage» au retour. Y'a plus qu'à !

Sa feuille de stats : 13 matchs (12 titularisations) ; 3 buts, 2 passes.

Notre avis : face à l'OM l'an dernier au Stadium, c'est MAG qui avait offert l'ouverture du score à Leya Iseka ; et c'est encore lui qui avait égalisé à 2-2 d'un tir fusant.


Efthymios Koulouris, le canonnier grec

On l'a senti affecté – l'orgueil du compétiteur – de débuter sur le banc la dernière joute, retiré du XI violet remodelé en 4-3-3 (un seul avant-centre, Sanogo). à la recherche d'un second souffle après des débuts prolifiques (décisif à 3 reprises lors des 4 rencontres inaugurales), l'aubaine est belle. Pour ne pas dire rêvée. Lui qui aime à se balader avec son chien en centre-ville, a effectivement tout du… renard des surfaces : sa première réalisation à Brest après une frappe contrée de Leya Iseka en est la meilleure des preuves.

Sa feuille de stats : 13 matchs (10 titularisations) ; 4 buts, 1 passe.

Notre avis : ses décrochages et ses appels doivent mettre à mal la défense phocéenne qui s'annonce expérimentale, en l'absence de 3 titulaires en puissance.


Diarra à l'arrêt, Rogel en attente

C'était la question du jour, hier ; ce sera celle d'aujourd'hui : indisponible depuis l'ouverture du bal à Brest, victime d'une fracture de la clavicule gauche, Agustin Rogel peut-il postuler contre Marseille ?

«C'est possible, n'a pas esquivé Kombouaré. Physiquement il est bien. Si tout se déroule normalement lors de la dernière séance, je l'intégrerai au groupe.» D'où, par rapport à Montpellier, sortent William Vainqueur (suspendu pour accumulation de cartons) et Moussa Diarra (douleurs au pubis). Toujours à l'infirmerie :

Diakité (ischios droits), Shoji (cheville droite), Rouault (cheville gauche, convalescence) et Adli (appendicite, reprise). Quant à Sidibé (pubalgie) qui s'entraîne à nouveau, il devrait être jugé trop juste.


Le chiffre : 7

ans > que le Tef n'a plus vaincu les Olympiens. La preuve par sept… C'était au Stade-Vélodrome, le 3 mars 2012, pour un succès 1-0 sur un coup de casque d'Abdennour, à la réception d'un corner de Didot, et à l'origine de l'action via un dégagement tout autant rageur de la… tête. Sinon, la Der «à 3 points» au Stadium devant les Ciel et Blanc en L1 remonte au 24 février 2007 : 3-0, doublé d'Elmander, piqué d'Emana.

Kombouaré : «J'aime les emmerdes»

Les joues gonflées, le Kanak a commencé par sourire en montant sur l'estrade-presse hier en fin de matinée : « Je ne connaissais pas le vent d'Autan, il paraît que ça rend fou… » Le sale temps qui souffle sur son équipe, dure lui depuis belle lurette.

Depuis l'arrivée d'Antoine Kombouaré au chevet du Toulouse Football-Club en date du 14 octobre, les comptes ne sont pas bons : 4 matchs de championnat, 1 succès (2-1 face à Lille pour son baptême du feu, au Stadium), 3 revers avec 10 buts concédés. Si on englobe la période Alain Casanova, le TFC n'a remporté qu'1 rencontre sur ses 9 dernières disputées en L1. Le chat est maigrelet, le rythme celui d'un «prétendant» à la descente.

« Il faut s'attendre à ce que la saison soit délicate ; on est partis pour lutter jusqu'à la fin. Et si on doit passer par les barrages pour se maintenir, on le fera ! »

Pas le genre à se voiler la face, l'ami Antoine. Ce qui n'empêche que l'ancien technicien parisien se dit comme un coq en pâte. « Je suis heureux à Toulouse, explique-t-il. Je me considère comme un privilégié, je travaille et j'en mesure la chance. J'ai envie de sauver ce club, l'aider à lui faire franchir des caps. Que mes joueurs retrouvent la voie de la victoire, engrangent des points et emmagasinent de la confiance. Dès ce week-end. Après, il faut croire que j'attire les soucis. J'aime les emmerdes… C'est normal : je suis un entraîneur dont le rôle est de gérer les problèmes. Je suis payé pour, poursuit le coach, à moi de faire le taf. »

« Et aux garçons qui sont prêts à mordre. On en a discuté ce matin (vendredi, ndlr) : apparemment, ici, on a l'habitude de se retrouver en difficulté afin de voir ce qu'on a dans le ventre. »

Pas faux.

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