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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Sereins chez les Canaris ? Pas vraiment ! C’est le moins qu’on puisse dire pour des Violets qui ont viré au rouge depuis maintenant 3 matchs : 18es au soir de leur revers devant l’OL (2-3), ils ont encore reculé d’un rang le week-end suivant après leur camouflet en Hérault (0-3). Une place d’avant-dernier que le Toulouse Football-Club a "conservé" depuis, ne devançant les Crocos nîmois que d’une petite unité cependant que ces derniers – sans jeu de mots – accusent toujours une rencontre en retard (vs les Rennais, mercredi 15 janvier). Pour faire simple, l’histoire s’est singulièrement compliquée avec un mois de novembre qui ne restera pas dans les annales : zéro pointé dans la besace puisque, coupure internationale de rigueur il est vrai, les Garonnais se déplacent à Nantes dimanche 1er décembre. Fanny à l’heure où les feuilles se ramassent à la pelle.

Après une première victoire prometteuse puis deux défaites sur le gong et le même score de 2-3 à Rennes et face à l’Olympique Lyonnais, l’effet Kombouaré est retombé comme un soufflet. Moyennant deux contre-performances à Montpellier, comme déjà évoqué, puis contre les autres Olympiens, de Marseille (0-2), à l’occasion de la journée précédente. Le technicien natif de Nouméa cherche encore la bonne formule, derrière par obligation (cascade de forfaits) autant que devant par régénération (disette depuis 213 minutes). Sans oublier l’entrejeu où un nouvel avatar pourrait voir jour pour dimanche et ce voyage crucial en Loire-Atlantique : touché à la cheville droite hier, Sangaré qui revient en forme, n’a pas terminé la séance…

Alors, y a-t-il – déjà – le feu ? Ou la roue va-t-elle – enfin – tourner. Nos réponses.


Les raisons de s’inquiéter

1/Chiffres alarmants. Pour ne pas dire alarmistes. On se contentera d’un seul : depuis le mois de septembre, les Violets sont tout simplement la pire formation de L1, avec un ratio de 0,5 point pris par match ! Dans le détail, brut de brut, cela donne : 10 journées ; 1 victoire, 2 nuls, 7 défaites. Soit 5 unités sur un total de 30 possibles. CQFD. Et ça fait froid dans le dos…

Si l’on considère uniquement la période Kombouaré (depuis la réception de Lille en date du 19 octobre), c’est-à-dire exactement la moitié des rencontres, la stat – 3 points en 5 matchs –est du même tonneau : 0,6pt/journée.

2/Défense portes ouvertes. Là aussi, il n’y a pas d’autre mot. Avec 27 buts concédés, l’arrière-garde téféciste est, également, leader à l’envers du classement de la spécialité. Pis : sur les 11 dernières échéances, Baptiste Reynet et ses partenaires ne sont jamais parvenus à garder leur cage inviolée – le précédent clean-sheet remontant à la 4e joute du championnat, samedi 31 août, et à un succès 2-0 au Stadium sur Amiens.

Avec Antoine Kombouaré, Toulouse a encaissé 12 réalisations en 5 rencontres (2,4/match) ; une moyenne, c’est un fait, en forte hausse par rapport à l’ère Casanova (1,66 but/journée).

3/Attaque en berne. Quatorzième force de frappe de l’Hexagone avec 15 réalisations pour, la troupe du Kanak n’y arrive plus depuis 2 rendez-vous : muette avant (à Montpellier) et après (face à l’OM) la trêve. Plus précisément, aucun des 16 tirs toulousains n’aura trompé ni Rulli ni Mandanda.

Sous Kombouaré, le Tef a marqué à 6 reprises toujours donc en 5x90min. Alors qu’avec Casa c’étaient 9 buts en 9 matchs. Bref, quasi du pareil au même…

4/Sale air de la peur. Maintenu avec Arribagé à la 37e journée en 2015, ressuscité par Dupraz l’année suivante à 10min du terme de la saison, sauvé sous Debève à l’aide des barrages en 2018, assuré de continuer d’évoluer en L1 avec Casanova à l’avant-dernière journée au mois de mai passé… à force de jouer avec le feu, le Toulouse FC va finir par se brûler !


Les raisons d’espérer

1/Calendrier plus clément. Il ne s’agit pas, ici, d’être optimiste ou pessimiste, voir la moitié de la bouteille pleine ou vide. Non, on se doit de tenir compte de la programmation écoulée et à venir. En y regardant de plus près, et on l’avait souligné dès la divulgation du programme des réjouissances à la mi-juin, le TFC n’est pas spécialement verni. Et allait affronter un automne coriace. En effet : tandis qu’il reste 5 journées à disputer, d’où 15 unités à prendre, les coéquipiers de Gradel ont joué tous les Européens, gros budgets et/ou voisins. à savoir : Paris-SG, Lille, Lyon, Rennes, Saint-étienne ; Marseille ; Montpellier, Bordeaux. Ainsi, avec Nantes, Monaco (seule exception qui confirme la règle), Strasbourg, Reims et Nice jus-qu’aux confiseurs, on peut légitimement penser que le vrai championnat du club de la Ville rose entre dans le vif du sujet.

2/Retours derrière assurés. Rogel, même si sa rentrée a été précipitée vu les absences défensives, est à nouveau disponible. Diakité devrait lui emboîter le pas sous quinzaine. Quant à Diarra, il trottinait en marge du groupe hier matin. Ces renforts à court et moyen terme ne seront pas de trop en charnière centrale. Reste le problème, ponctuel certes, du latéral droit qui va être aligné mercredi face à Monaco puisque les deux titulaires du poste seront suspendus : Amian pour accumulation de cartons, Moreira pour son geste incompréhensible sur le Marseillais Sarr dimanche soir. L’alternative du Pitchoun Semaoun ayant pris du plomb dans l’aile la séance d’hier, l’ex-Bordelais s’est claqué aux adducteurs !

3/Réveil devant escompté. Un feu d’artifice ou presque lors des 3 premiers matchs d’"AK" (2 buts à chaque fois) puis le néant. ça ne peut pas continuer, lapalissade. Cette semaine, Gradel a été essayé en soutien de Sanogo : bonne pioche ?

4/Force de l’habitude. Rien ne nous empêche de prendre la mauvaise tradition toulousaine par le bon bout : lutter chaque saison pour sa survie, on appelle cela du vécu. Le TFC sait l’appréhender.

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