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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

La meilleure défense, c’est l’attaque. Logiquement mis sur le gril hier midi par la presse, eu égard à la sale spirale traversée, le coach kanak, en place depuis 5 matchs, ne s’est pas échappé. Il a répondu du tac au tac, acceptant les critiques – « elles sont légitimes lorsque vous êtes avant-derniers ». Avant d’ajouter : « Il ne faut pas se tromper d’adversaires, je combats nos mauvais résultats. Les gens ont le droit de s’exprimer, prétendre qu’on est bidons et qu’on va descendre. Moi, et mes joueurs, on croit en nous. Il n’y a que ça qui nous importe. » Parole de Kombouaré, au fil d’une discussion à bâtons rompus de plus de 25 minutes.

Comment expliquer ces quatre défaites d’affilée ?

La première raison, est qu’on n’est pas bons. Tout simplement. On ne fait pas le boulot. Parce qu’à un moment donné, quand vous êtes 19es, c’est qu’il y a des lacunes – défensives. On prend beaucoup trop de buts, on a la plus mauvaise défense du championnat.

Quelle parade ?

Il faut œuvrer sur la technique, la tactique, bien sûr ; mais aussi sur le mental. On devient friables. Contre Marseil-le, même si on est à 10, on peut tenir. Pour preuve, jusqu’à la 75e, on est solides. Or, en ce moment, vous avez toujours un grain de sable qui vient enrayer la machine. Puis…

Oui…

On a eu de gros matchs également : Lyon, Marseille qui sont en pleine forme.

Quel est votre discours alors qu’il y a urgence de points ?

Il y a ce qu’on dit et, surtout, la prise de conscience de chacun. En premier lieu, on ne doit pas lâcher. Se battre et être courageux. On s’est mis en difficulté, on a du mal, on perd ; le seul recours est le travail. Sachons nous rebeller contre cette situation pour aller chercher a minima un point à Nantes.

Êtes-vous inquiet ?

Si je ne le suis pas, c’est que j’ai un souci au niveau du cerveau ! En revanche, j’ai plein de raisons d’y croire : le groupe est capable de beaucoup mieux.

Quelle est l’ambiance dans le vestiaire, aujourd’hui ?

L’inquiétude n’est pas synonyme de peur. On est surtout en colère, très déçus de nos résultats. Car, souvent, très souvent – à part Montpellier où on est passés à côté –, on sort de nos matchs frustrés. Nous avons le sentiment de rendre des copies correctes mais, à l’arrivée, il y a défaite.

Les joueurs doutent…

Le danger, c’est que ça touche le moral des garçons et qu’ils soient fébriles. Effectivement.

On a l’impression qu’après la victoire inaugurale face à Lille pour votre baptême (2-1, 10eJ ; 19 octobre), l’effet Kombouaré est déjà dissipé !

Ce qui m’importe, moi, c’est la vérité des matchs. Devant l’OM, forcément que cela allait être compliqué… Par contre, on fait une deuxième mi-temps à 10 où Baptiste Reynet n’a aucun arrêt à effectuer ; à part ce but pris parce qu’il y a Dossevi qui se retrouve là, ayant été bousculé, à couvrir une défense qui a joué le hors-jeu. Pfff. Il y a des choses intéressantes. C’est ce que je vois. Et je ne suis pas là pour raconter des bêtises. Ça me laisse à penser qu’il y a pas mal d’espoir… Maintenant, est-ce qu’on est à même de reproduire ce genre de partie, de rester costauds dans la tête bien qu’on soit menés au score… C’est le genre de questions qu’on se pose. Et l’on travaille avec mon staff pour trouver des solutions.

De quels leviers disposez-vous encore ?

On en a toujours. Déjà, se dire que le prochain match on le dispute pour le gagner. La motivation. On bosse toute la semaine avec la vidéo, il y a des discussions… Il s’agit d’apporter les corrections sans trop appuyer non plus – il faut que les joueurs aient confiance – ;

le but est de les rassurer, les aider : ce sont eux qui jouent le week-end. On les accompagne.

à La Beaujoire, justement, quel sera le plan de jeu ?

Je ne vais pas vous mentir : retrouver une solidité défensive qu’on n’a plus depuis un moment. Une assise, une équipe imperméable, forte dans le duel. Et je dis bien une équipe puisque ça passe par le collectif. Les premiers défenseurs sont souvent les attaquants, j’insiste. Si on est solides, capables de ne pas encaisser de but, c’est un point. Ensuite, plus si affinités.

D’ici la trêve, combien de points faudrait-il idéalement prendre dans l’optique du maintien ?

C’est marrant ; les joueurs, ce matin (hier), sont venus avec un objectif chiffré. Qui reste en interne. J’ai écouté, j’ai regardé, leur initiative fait partie de ces petites choses positives… Après, naturellement c’est le Jour J qu’il faut répondre présent.

Et êtes-vous prêts à le faire ?

Je me prépare à ça, c’est une habitude pour moi ces dernières saisons de lutter pour sa survie ; et mon groupe aussi est conditionné pour.

Décidément, on vous sent résolument optimiste.

Si vous n’avez pas envie de me croire, cela vous concerne ; l’essentiel, c’est que les joueurs eux aient envie d’avancer avec moi. Tant qu’on aura cette possibilité de remonter sur nos concurrents directs… On ne va pas se plaindre, on sait notre fâcheuse position cependant on tente tout pour remonter la pente. On est en bonne santé, on gagne de beaux salaires ; ça va, quoi ! Que l’on soit conscients qu’on fait de la merde, c’est clair… On n’est pas satisfaits, néanmoins on n’a qu’un souhait, tous : s’en sortir. Ensemble.

Allez, on remue le couteau une dernière fois dans la plaie : selon vous, le TFC a-t-il les moyens de se maintenir ?

Moi, j’y crois ! Il y a plein de paramètres, le jeu qu’on a montré, surtout le classement qu’on a par rapport à ceux devant nous. Vous savez combien de points il reste à glaner ? Vingt-quatre fois trois, ça fait 72. Voilà. Afin d’aller chercher par exemple le 18e, qui n’est qu’2 longueurs, on n’a pas besoin d’être trop gourmands, non ?

 

Sangaré incertain

Victime d’une contusion à la cheville droite jeudi matin, le milieu Ibrahim Sangaré est sorti, hier, « prendre l’air ». « Il est assidu aux soins, précise le coach, mais son articulation avait tourné et était gonflée. On décidera ce matin (aujourd’hui, ndlr). » Toujours indisponibles : Diakité (ischios), Shoji (rechute cheville), Rouault (convalescence), Sidibé (réserve), Diarra et Adli (reprise). Plus Moreira, suspendu.


Kombouaré tacle les installations

Dupraz, sors de ce corps… On se serait cru revenu deux ans en ar-rière lorsque l’entraîneur toulousain a été invité à réagir sur les conditions d’entraînement. « Ce n’est surtout pas une excuse par rapport à notre classement. Par contre, je le dis : les terrains d’entraînement sont catastrophiques, pourris carrément. J’ai des joueurs qui se blessent, ça m’irrite. J’ai le mérite d’être clair, je pense.

Sinon, le Stadium, lui, dispose d’une pelouse exceptionnelle.

Une des plus belles de France, c’est remarquable. »

 

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