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Patrick Desprez, Arthur Tirat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Que pouvaient-ils réellement espérer d’autre ? Réduits à dix dans la première demi-heure du match à Nantes, hier après-midi, les Toulousains ont subi leur cinquième revers consécutif. Une défaite qui ne souffre d’aucune contestation tant les Violets ont été dominés. Pourtant volontaires dans leurs efforts, à l’image d’un Koulouris très présent dans les phases défensives, les hommes de Kombouaré n’ont pas trouvé les solutions face à un adversaire déterminé. Au moment de quitter le stade de La Beaujoire, les coéquipiers de Baptiste Reynet sont lanterne rouge.

 

Elle est où la chance ?

Si la victoire nantaise est amplement méritée, il convient de reconnaître aux Toulousains que les dieux du football n’avaient pas choisi leur camp, hier. À quatre reprises, les Violets – qui évoluaient en blanc – peuvent pester sur des circonstances qui ne leur sont pas favorables. D’abord sur le second carton jaune plus que sévère, attribué par M. Batta au jeune milieu de terrain Manu Koné (23e), qui a fait preuve certes d’excès d’engagement. C’est d’ailleurs la première chose qu’à tenu à faire remarquer Antoine Kombouaré après le match. "J’ai revu les images et ce deuxième avertissement n’y est pas. On se retrouve à 10 injustement et cela conditionne tout", pestait l’entraîneur kanak.

En infériorité numérique, c’est pourtant sur un penalty que le Tef va céder une première fois juste avant la pause (43e). La main de Sylla se balade sur un dribble de l’intenable Bamba. Et que dire du deuxième but ! Une frappe sur la barre de Ludovic Blas qui rebondit juste derrière la ligne de but avant de ressortir (55e). En d’autres temps, il n’y avait pas la "goal-line technology" qui a validé le but. Fortune différente en revanche quand Gradel décide de frapper directement un coup franc excentré sur la droite du but de Lafont. C’est cette fois une transversale sortante qui préserve l’invincibilité du gardien nantais (56). Quand ça ne veut pas…

 

Transmissions coupées chez les attaquants

L’action est symptomatique du mal qui a touché les Violets, hier après-midi. Le chrono affichait plus d’une demi-heure de jeu lorsque Boisgard hérite du ballon face au jeu dans le rond central. Ce dernier tente de jouer dans les pieds pour un Saïd qui avait fait un appel… en profondeur (36). À l’image de cette mésentente, les Toulousains ont eu beaucoup de mal à se trouver et développer leur jeu.

Pas dans le tempo, Saïd a d’ailleurs été remplacé à la 65e par Matthieu Dossevi… Il sera d’ailleurs à l’origine d’une timide embellie des Haut-Garonnais. Dès son entrée en jeu, sa frappe n’est pas loin de tromper Lafont mais finira en corner (65). Malgré ces escarmouches, les Toulousains n’ont pas trouvé la solution face à des Canaris bien en place, rendant stériles les tentatives de relance téfécistes. Résultat : beaucoup de séquences de passe à dix entre les défenseurs centraux et Baptiste Reynet. Ce dernier est, par ailleurs, le seul Toulousain à s’être véritablement illustré face aux attaquants nantais (12 parades).

 

Une semaine décisive

Dernier. C’est la place qu’occupent actuellement les joueurs d’Antoine Kombouaré. Avec 12 points, ils se trouvent désormais à 6 unités du quinzième (Brest, 18pts). Autant dire que si les Toulousains veulent avoir une chance de quitter la zone rouge avant la trêve hivernale, il ne faudra pas passer au travers des deux matchs qui arrivent. Cela commence par Monaco, mercredi au Stadium. Les coéquipiers de Ben Yedder auront en plus l’avantage de ne pas avoir disputé de match trois jours plus tôt… La rencontre les opposants à Paris, hier soir, a été reportée. Un énième coup du sort qui a fait rire jaune Antoine Kombouaré : "Ils prennent du repos pour arriver frais au Stadium…" s’est-il contenté de commenter, amer.

Samedi prochain, ce sera à La Meinau, antre du Racing-Club de Strasbourg, qu’il faudra récupérer des points. Encore une tâche ardue. Un point positif tout de même ? Muette depuis 213 minutes avant le coup d’envoi, l’attaque du TFC a retrouvé le chemin des filets. Un but sur penalty inscrit par Leya Iseka en fin de match (90+7). Il n’y a pas de petite victoire.

 

À 10, les dés étaient pipés

Reynet (6/10).- Rien à reprocher au portier téféciste qui, de par sa présence, a évité une addition plus salée. La preuve par trois : claquette gant gauche sur une frappe de Bamba (36), horizontale sur un coup franc de Girotto (50), manchette droite sur un tir avec rebond de Louza (69). Le meilleur Toulousain hier après-midi.

Amian (4).- Match solide de la part de l’international Espoirs qui, rappelons-le, sera au repos forcé mercredi car suspendu pour accumulation de cartons.

Isimat-Mirin (3).- Toujours une impression mitigée. Globalement "NIM" en impose, mais sur certaines actions il manque d’agressivité ou de promptitude. Comme sur le but du break où il est devancé par Blas (2-0, 55e).

Rrogel (2,5).- Il manque de rythme, on le savait avant le coup d’envoi. Il y a ajouté une mauvaise relance – sur centre d’Appiah – dans les pieds de Bamba, qui va obtenir la sanction suprême (1-0, 43e sp). Il est également battu de la tête par Coulibaly, cependant le but sera refusé pour une position de hors-jeu du centreur Simon (88e).

Sylla (3).- Du bon avec ce sauvetage sur la ligne haut du tibia droit pour contrer une reprise de Coulibaly (17) ; du mauvais avec ce bras bizarrement tendu et synonyme, logiquement, d’un penalty (43e).

Koné (non noté).- Avant d’être renvoyé aux vestiaires, le Pitchoun avait manqué dans ses grandes largeurs son entame. Pas besoin de dessin ni de long discours, les chiffres parlent d’eux-mêmes : une munition perdue sur deux jouées (6/11), une passe sur deux manquée (50%). Et, c’est forcément là que le bât blesse, 4 fautes commises en 20 minutes. Même si on pourra toujours discuter sur la validité de son deuxième avertissement, l’issue semblait inéluctable.

Sangaré (4).- Placé en sentinelle par le technicien kanak, "Ibra" a plutôt bien démarré la rencontre avant de s’éteindre petit à petit, victime aussi de la réorganisation en 4-4-1 et, de facto, de l’emprise nantaise dans l’entrejeu. C’est quand même le Violet qui toucha le plus de ballons (54).

Boisgard (4).- On aime ses prises de balle et son jeu vertical. Or, dans ce genre de scénario, on le sent bridé. Parfois, même, il ne lâche pas la balle assez tôt. N’a jamais abdiqué. En atteste son centre-tir, de près, à la réception d’une astucieuse louche de Dossevi (80).

Saïd (2,5).- Remplaçant le week-end dernier pour affronter l’OM, l’ancien Dijonnais a cette fois-ci débuté. Sans succès. Aucune différence à son actif. à sa décharge, il n’aura pas été servi non plus. Et dans l’axe, il donnerait quoi ? Remplacé par DOSSEVI, de suite dans le bon ton.

Koulouris (3,5).- à l’image de l’équipe, la pointe grecque traverse une sale période. Sa dernière réalisation commence à dater puisqu’elle remonte à début octobre… On ne le trouve plus comme avant. Et quand c’est le cas, il est inoffensif : tir de minime (30). Remplacé par LEYA ISEKA, qui n’a pas tremblé pour convertir le penalty et inscrire le but le plus tardif de la saison en L1 (2-1, 97e sp).

Gradel (5).- Capitaine Courage n’a pas été récompensé. Son sublime, à nouveau, coup franc, tiré côté ouvert, s’est écrasé sur la transversale d’un Lafont qui était battu (56) ; il aurait certainement relancé les siens. Remplacé par MAKENGO, le revenant.


Corentin Jean, 8 mois et demi après

Il n’est pas entré, mais nul doute que rien que sa présence sur la feuille l’a sacrément réconforté. Même si sa convocation résultait du forfait dernière minute de Yaya Sanogo, frappé par la grippe et incertain pour mercredi et la réception de Monaco. Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur au genou droit en date du 20 mars dernier, lors d’une séance d’entraînement, l’attaquant de poche Corentin Jean a effectué hier en Loire-Atlantique son grand retour au sein de l’équipe Une. Après deux matchs avec la N3 le week-end dernier (buteur, d’ailleurs, face à la réserve biterroise) et la journée d’avant (une heure sur le pré).

 

Antoine Kombouaré, entraîneur du TFC : «Déçus, en colère, frustrés»

Passablement énervé par les faits défavorables du match, l’entraîneur toulousain est venu s’exprimer devant les journalistes au coup de sifflet final.

On a le sentiment qu’encore une fois le vent ne veut pas tourner dans votre sens ?

Je vais parler d’erreur d’arbitrage car pour moi il n’y a pas de carton jaune. J’ai revu les images et on se retrouve à 10 injustement, cela conditionne tout. Cela nous met en difficulté puis il y a ce but qu’on prend et qui nous fait mal. Un deuxième jaune qui n’existe pas, un penalty et ce deuxième but validé par la goal line. Un match vraiment bizarre mais je tiens à féliciter mes joueurs : dans la difficulté, on a fait bloc, on a joué surtout à la fin… On n’a pris que deux buts et on a été capables de revenir au score 1-2. Aujourd’hui il faut aller chercher ce qu’il y a de positif et encourager les joueurs parce que, ce soir, malgré la difficulté, l’arbitrage compliqué, on a été unis. Il faut surtout préparer le match de mercredi devant Monaco.

Est-ce que Manu Koné ne fait pas preuve d’un manque d’expérience en s’engageant autant alors qu’il est déjà averti ?

Non, il attaque le ballon et est premier dessus. Ne venez pas me dire qu’il s’agit d’une faute d’inexpérience... Il n’y a pas faute. Il est sur le ballon et le Nantais commet la faute, ce sont les images qu’on me montre. À partir de là, il n’y a pas faute et donc pas de carton jaune.

C’est la deuxième fois que vous terminez à 10 après la semaine dernière face à Marseille…

Cela nous rend la tâche très difficile et forcément cela influe sur le résultat. Aujourd’hui on n’a pas besoin de ça. Maintenant, je le répète : ce soir (hier), nous n’avons pas lâché, on ne s’est pas désunis et on est allé chercher ce petit but qui je l’espère va nous donner de la force pour mercredi. D’autant plus que Monaco ne joue pas, ils prennent du repos pour arriver frais mercredi (sourire).

Dans quel état d’esprit est le vestiaire ?

C’est compliqué, ils ont la tête baissée, mais il faut accepter le résultat et surtout rassembler les énergies pour sortir un gros match mercredi. Aujourd’hui on est déçus, en colère, frustrés. D’abord par notre performance puis par le résultat. Les joueurs savent qu’il faut rebondir.


L'autre coach a dit...

Christian GOURCUFF : "Pendant deux minutes on se retrouve à 3-0 puis on finit à 1-2. C’est une des aberrations du VAR, psychologiquement ça compte. Nous avons eu des moments forts intéressants, malheureusement nous ne concrétisons pas. Il faut que l’on progresse au niveau de la maîtrise. Je ne peux pas sortir satisfait de ce match-là, même si l’essentiel ce sont les trois points. Aujourd’hui nous nous créons au moins 10 occasions mais nous n’arrivons pas à matérialiser notre domination outrancière. Cependant c’est évidemment encourageant au vu du nombre de situations."
 

 

 

 

 

 

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