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Patrick Desprez, Arthur Tirat, Julien Carrere pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

L’effet Kombouaré avait duré un match, le renouveau signé Zanko pas plus de 60 minutes. Puis le soufflé est retombé aussi sec. Ses protégés se sont liquéfiés et continuent de creuser leur tombe direction L2.

Quatre buts en l’espace de 14 minutes top chrono. On peut parier sans prendre trop de risques que Toulouse, à son corps (mal) défendant, a établi un nouveau record hier soir…

Devant logiquement au tableau d’affichage après une première mi-temps qu’on n’avait pas eu l’occasion de voir depuis belle lurette sur l’île du Ramier, les Violets se sont soudain écroulés. Collectivement. Un pour tous, tous pour un ! Naufrage face à Brest ou Toulouse en rade, choisissez ce que vous voulez ; en tout cas, ça ne s’invente pas. L’orage breton et les quatre coups de tonnerre dans le ciel du Stadium vont effacer les 70 minutes convaincantes que le Téfécé new-look vient de réaliser.

Plus de lumière dans ses rangs alors qu’il restait plus d’un quart d’heure à disputer.

C’est embêtant pour une équipe et comme on ne triche pas avec le football, les hommes de Zanko ont été illico presto châtiés. Avec la malchance ou, plutôt, l’insolente réussite qui accompagne le camp d’en-face. On ne ressort pas le magnéto mais, bon, deux barres rentrantes, un centre dévié mais qui retombe où il faut (pour l’adversaire), une reprise venue d’ailleurs…

On le répète depuis un moment : il ne pleut que sur les mouillés, certes. Et il ne sera décidément rien épargné au club d’Olivier Sadran cette saison. Un exemple de l’infortune téféciste ? À 2-2, Leya Iseka s’en va marquer le but du 3-2. Or l’attaquant belge est signalé hors-jeu (74e)…

En avant-match, Denis Zanko avait dit qu’il n’arrivait pas avec une baguette magique. Et pourtant, ç’aurait pu être l’instantané de la soirée. Porté façon berceuse par les bras de son adjoint Dao dans lesquels il vient joyeusement de se jeter à 2-1 ! Merci quand même pour la photo. Le nouvel entraîneur y a donc cru. Comme tous les spectateurs. Effectivement, tout avait idéalement démarré, enfin après l’ouverture du score visiteuse (9e). La fameuse hospitalité du Sud-Ouest : Venez vous restaurer à notre table, il y a les bons produits du terroir…


Doublé de Diakité… inutile

Car, dans la foulée, ce diable de Diakité en deux coups de cuiller à pot (traduire par deux têtes) permettait aux siens de repasser devant (2-1, 16e et 21e). Et d’offrir aux travées clairsemées – lesquelles tentaient de réchauffer le Petit-Wembley – quelques séquences de jeu dont le peuple violet, sevré, s’est délecté…

Une grosse heure, donc.

Non, le TFC n’est pas guéri. Le mal est profond et la tête toujours dans le sac, ou le seau plutôt – et bien au fond. Même si, dans son malheur, l’écart avec le 18e et barragiste, Amiens, n’a pas bougé : 5 points. Sauf que les Amiénois (et les Nîmois, 19es) joueront chacun leur match en retard mercredi…

 

Le naufrage malgré Diakité

Reynet (3,5/10).- Il devait certainement rêver d’un autre baptême en tant que capitaine. Le gardien toulousain a encaissé cinq buts dont quatre en quatorze minutes. Cruel, d’autant plus qu’il n’avait pas été inquiété par les Bretons pendant la première heure de jeu.

Amian (4,5).- L’arrière droit du TFC n’a pas grand-chose à se reprocher sur les buts et a été propre sur son côté droit. Il essaie de compenser l’absence de Sylla dans la surface sur le troisième but mais ne peut pas être partout.

Gabrielsen (4).- Pour sa première au Stadium, le Norvégien n’a pas pris trop de risque dans ses relances. Précieux de la tête, on peut cependant lui reprocher son attentisme sur l’égalisation de Charbonnier.

Diakité (6,5).- Il aurait pu être l’homme de la soirée côté violet. Un doublé en six minutes (16, 21) pour son retour en tant que titulaire et de multiples interventions défensives de classe (40, 45, 46, 57). Si le Tef doit se maintenir, ce sera avec Diakité dans l’axe.

Sylla (3).- Trois des buts brestois viennent de son côté. Cela suffit à plomber sa note alors que le Guinéen avait réalisé une bonne première mi-temps, notamment grâce à ses combinaisons avec Boisgard. Mais son manque de rigueur défensive est en partie responsable du naufrage des Violets.

Dossevi (4,5).- Il a délivré sa deuxième passe décisive de la saison grâce à son centre déposé sur la tête de Diakité (16). Moins en vue que Boisgard, le milieu droit s’est cependant mis en évidence sur une frappe de 35 mètres qui a contraint Larsonneur à la parade (48). On est en droit d’en attendre plus. Remplacé par KONÉ qui n’a rien pu faire pour aider son équipe.

Sangaré (4,5).- à l’image de l’équipe, il a réalisé une première période de bon niveau, si l’on excepte sa prise de risque inconsidérée à l’entrée de la surface (11). Absent au retour des vestiaires.

Vainqueur (5).- L’expérimenté milieu de terrain a récupéré un nombre incalculable de ballons au milieu (23, 36, 55, 63…). Après, ses prises de décisions sont trop longues et ralentissent le jeu toulousain.

Boisgard (5).- Positionné à gauche, Boisgard a réalisé un gros travail défensif. Moins en réussite offensivement, ses ouvertures et ses percussions sont cependant précieuses. On retiendra ses passements de jambes et sa feinte de frappe qui a laissé Castelletto sur les fesses (45). Remplacé par MAKENGO qui n’a pu se mettre en évidence.

Koulouris (4).- Bousculé dans les duels, l’attaquant grec a eu du mal à se mettre en évidence. Malheureux, il était à deux pointures d’inscrire son cinquième but avec le TFC, mais le centre de Dossevi était trop profond (38). Remplacé par LEYA ISEKA dont le but a été refusé pour hors-jeu.

Sanogo (4,5).- La panthère s’est battue mais n’a pas pour autant été dangereuse. Trop peu de justesse dans ses contrôles et ses passes, Yaya a aussi eu du mal à tenir le ballon.

 

Denis Zanko : "On est forcément assommé"

Pour son premier match en L1, Denis Zanko, le nouvel entraîneur toulousain, n’a pas réussi à endiguer la spirale négative d’une équipe plus que jamais dernière du championnat après sa dixième défaite consécutive, hier soir, à domicile face à Brest (2-5).

Denis, quel est votre sentiment à l’issue de cette lourde défaite ?

On est forcément assommé après une telle déconvenue à domicile. On a pris cinq buts et c’est la triste réalité. Vous avez vu le même match que moi et rien ne laissait présager à la mi-temps une telle débâcle (Toulouse menait 2-1 à la pause, NDLR).

Comment expliquez-vous cette terrible baisse de régime et ses quatre buts encaissés en treize minutes ?

Il était très compliqué de maintenir cette pression pendant 90 minutes. On y a laissé de l’énergie et on a reculé en deuxième mi-temps ; on s’est liquéfié. On a pris des buts venus d’ailleurs. On avait l’impression que chaque fois qu’ils frappaient, il y avait but. Les gars ont accusé le coup mentalement et c’est devenu très compliqué.

Comment continuer d’y croire encore malgré ces fameux "vents contraires" dont vous parlez ?

Mon rôle va être de redynamiser le groupe avec des éléments positifs. S’appuyer sur la première période et aussi mettre le doigt sur toutes nos imperfections de la deuxième. La montagne paraît bien haute à gravir pour le moment mais il faut rester solidaire car le club traverse une période très difficile. On a quinze jours pour préparer un match difficile à Lyon.

Un mot sur votre choix de confier le brassard de capitaine à Baptiste Reynet ?

C’est un choix qui me semblait évident. Ça a été compliqué pour lui ce soir (hier, NDLR) mais c’est un garçon à l’état d’esprit irréprochable. Je sais qu’il va l’assumer.

Un dernier mot sur le mercato. Attendez-vous des renforts ?

Je vous avoue que pendant cette semaine j’ai eu d’autres chats à fouetter que de me pencher sur le mercato. Il va falloir poser tous les éléments pour que l’on soit plus fort, c’est une évidence.

 

 

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