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Arthur Tirat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Le jeune défenseur toulousain est revenu de blessure de la plus belle des manières. Il a inscrit un doublé lors du dernier match face à Brest. Entretien.

En claquette, dans le froid après l’entraînement de mardi, Bafodé Diakité a souhaité réaliser cet entretien avant même de passer au vestiaire. La séance d’entraînement venait de durer 2 heures… « Il est midi et demi, je préfère qu’on discute maintenant parce que j’ai déjà faim », sourit-il pour se justifier.

De retour de blessure, le Pitchoun de 19 ans (8 matchs de L1 cette saison) vient d’inscrire un doublé pour son retour au Stadium début janvier. C’était face à Brest, et cela n’a pas empêché le TFC de sombrer en fin de match (2-5). Son début de saison galère, les changements d’entraîneur, sa vie en dehors des terrains… Le natif du Mirail a pris le temps de se livrer.

Vous venez de vivre une première moitié de saison compliquée… Vous commencez en tant que titulaire, puis vous êtes suspendu trois matchs et à votre retour vous vous blessez pendant trois mois. On a connu plus facile pour un début de carrière n’est-ce pas ?

(Il sourit) Oui c’est sûr. J’espère que maintenant ma saison est lancée. C’était une période compliquée pour moi, j’essayais de revenir de blessure le plus vite possible pour aider pour le maintien mais ça a mis du temps…

Vous vous blessez à l’ischio lors du match contre Lille (le 19 octobre) et c’est à partir de là que commence l’interminable série de défaites du TFC… Comment l’avez-vous vécu ?

Quand on est blessé on ne peut rien faire pour aider et c’est très difficile à vivre. Ça donne encore plus envie de revenir. Quand j’étais sur le terrain, notre début de saison était plutôt correct. On se disait « ça va, on commence plutôt bien » et le fait de commencer à perdre au moment où j’ai abandonné mes partenaires… C’était très difficile. Quand une chaîne est lancée et qu’on enlève un maillon de cette chaîne, même si ce maillon n’a rien de particulier, eh bien ça dérègle. Ça peut – être cassé une dynamique.

C’était frustrant pour vous ?

Oui très. À ce moment-là, j’essaye de savoir au plus vite ce que j’ai. Si c’était une simple déchirure ou un décollement… Puis tu cogites, tu vois tes copains perdre, tu gamberges dans ta tête et tu vois que la série noire continue et ne veut pas s’arrêter. C’est dur.

En tant que joueur, comment vit-on le fait d’avoir trois entraîneurs différents en moins de six mois ?

C’est forcément compliqué car chaque coach à ses méthodes. Quand on est passé du coach Casanova à Kombouaré, ça m’a fait bizarre. Moi j’avais pris l’habitude de jouer de la façon dont voulait Alain Casanova car au centre de formation on utilisait le même schéma. Puis d’un coup tout change donc forcément c’est étrange. Avec Monsieur Zanko c’est plus simple maintenant car je le connaissais bien. Il était au centre de formation à l’époque où Alain Casanova était là donc on retrouve les mêmes repères. Mais c’est vrai que de façon générale, c’est compliqué de changer d’entraîneur souvent. Il faut s’adapter en sachant qu’on n’a pas beaucoup de temps par rapport aux matchs qui arrivent, d’autant plus quand les résultats ne suivent pas.

Dans quel état d’esprit est le groupe aujourd’hui ? Vous croyez toujours au maintien ?

Bien sûr, on y croit à fond. On ne peut pas ne pas y croire de toute façon, pour nous c’est impossible. Si on arrête d’y croire on arrête de jouer au foot.

Que représente le TFC pour vous ?

Toulouse c’est ma ville, j’adore cet endroit et j’espère redonner le sourire à ses habitants grâce à nos résultats.

Vous avez toujours supporté les Violets ?

Oui on peut dire ça. Je me souviens quand je jouais dans mon ancien club (le Toulouse Athlétic Club), Moussa Sissoko et Franck Tabanou étaient passés nous voir après un entraînement. Je me souviens à la fin de la séance le coach nous avait dit qu’il y avait une surprise pour nous. Nous, on pensait que ça allait être de quoi manger (il rigole). Puis on est allé dans le club house et c’est là qu’on les a vus. Depuis ce moment je me suis mis à suivre le TFC et ses résultats.

Vous avez été formé au TFC et vous avez signé un contrat professionnel (jusqu’en 2023). Aujourd’hui vous vivez toujours au centre de formation ?

Non pas du tout, j’ai déménagé avec ma famille dans le sud de Toulouse. Et j'en suis très content.

Que faites-vous lorsque vous n’êtes pas sur un terrain de foot ?

J’ai ma console mais c’est plus pour le soir. De façon générale je reste beaucoup avec mes amis d’enfance à Toulouse, au Mirail. C’est là que j’ai grandi. Il arrive aussi qu’on passe du temps ensemble avec les copains du centre de formation. Si l’un d’entre nous a envie de faire quelque chose on l’accompagne mais sinon je suis avec mes potes d’enfance. En plus c’est juste à côté du centre d’entraînement. Ce sont des potes que j’ai gardés depuis tout petit, ceux avec qui je jouais au TAC.

Une équipe vous a fait rêver lorsque vous étiez jeune ?

Honnêtement pas trop. Je n’étais pas trop passionné par le foot comme d’autres peuvent l’être. Moi je jouais, j’aimais être sur le terrain mais je ne suivais pas trop. Des fois quand on parle de foot, ou des grands joueurs avec mes collègues du TFC, il arrive qu’ils se moquent de moi parce que bon… Ma culture football, on va dire que c’est compliqué (il rigole).

Vous ne regardez même pas les grands matchs de Ligue de champions par exemple ?

Maintenant si, parce qu’aujourd’hui je m’intéresse au haut niveau. Mais en ce qui concerne les anciennes équipes, je ne pourrais pas dire beaucoup de choses à ce sujet.

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