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Patrick Desprez, Arthur Tirat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

À une unité près, cela fait 100 jours pile-poil en ce dimanche que les Toulousains sont fanny… On le répète à chaque match, en l’occurrence journée de championnat pour rester sur la L1 : la dernière fois que le club de la Ville rose a fait marcher son compte-tours, remonte au 19 octobre 2019. C’était une victoire, au Stadium, face à Lille (2-1), lors de la 10e joute et à l’occasion de la Première d’Antoine Kombouaré à la tête du Tef.

Une éternité, qu’on vous dit !

Car, depuis, les Garonnais ont enchaîné – désolé peuple violet, on le ressasse aussi – 10 défaites d’affilée (9 à mettre au débit du technicien kanak et une pour son successeur, Denis Zanko, intronisé en date du 5 janvier). Battant record sur record dans l’histoire du Téfécé : rappelons que la dernière série infernale de revers consécutifs en Ligue 1 se chiffrait à 8 (entre avril et mai 2005, sous érick Mombaerts). Oui " mais ça, c’était avant" pour reprendre le slogan d’un célèbre opticien.

Le Toulouse FC made in Zanko se refuse, justement, à voir loin. "Quitte à vous surprendre, sourit le nouvel homme fort de l’île du Ramier, mon cerveau s’est câblé afin de fonctionner au jour le jour. Cette semaine je me suis vraiment concentré sur la préparation de Lyon ; l’échéance d’Amiens, samedi prochain, est à des années-lumière ; alors Strasbourg, le mercredi suivant, vous imaginez…" L’ancien directeur technique du Centre de formation Gérard-Rabier a raison : le contraire – tirer des plans sur la comète ou sortir la calculette, du pareil au même – ne ferait pas avancer plus vite le Schmilblick. Zanko se dit lucide et réaliste ; froids, secs et sans saveur mais d’autant implacables, les chiffres parlent d’eux-mêmes. à preuve.


Il reste 54 points en jeu

Bonnet d’âne avec la pire défense de l’Hexagone (44 buts contre), voilà où en est l’équipe dont il a héritée alors que 18 rencontres restent à disputer. Soit, c’est vrai, 54 points à glaner. Plus qu’il n’en faut, lapalissade, pour combler son retard : avant le coup d’envoi du week-end, il était de 6 longueurs sur le 18e barragiste (… l’ASC), 8 sur le 17e et premier sauvé. Rien de comparable avec la ligne droite de Longchamp. Et c’est ce qui permet au staff téféciste [où le préparateur physique Guillaume Ravé, avec qui Zanko a des "affinités et sensibilités", vient de remplacer Michel Dufour, homme de Kombouaré] de se lever chaque matin avec en quelque sorte la foi du ressuscité. "Aller chercher la petite flamme qui peut encore nous permettre d’exister, tel est mon travail quotidien. Auprès de footballeurs qui sont avant tout des êtres humains. Je les ai en face de moi, mon but est d’extraire le meilleur de chacun. Parce qu’ils en ont besoin et qu’il n’y a pas d’autres solutions, selon moi, que de positiver. Se donner tous les jours les moyens de croire au maintien. Même si je conçois, qu’à l’extérieur, énormément de personnes puissent en douter."


Valises souvent pleines !

Sans jeu de mots, avec rebond sur le propos de l’entraîneur : le TFC c’est en effet extérieur nuit. Depuis plus d’an, carrément. Puisque le dernier succès de Toulouse en dehors de ses bases date du 19 janvier 2019, à Nîmes 1-0, où Sanogo avait vaincu les Crocos. S’ensuivra le funeste bilan de 13 défaites et 5 nuls (respectivement 7 et 3 concernant l’exercice en cours).

"Je ne suis pas superstitieux, répond ’’DZ’’, ça porte malheur paraît-il…"


Remember 2013…

En attendant, dans l’enceinte olympique qui ne sourit plus aux Violets depuis… 1966 (1-0 sur un but de Wojciak), leur dernière perf’ se situe sur l’échelle du temps à 2013, le jeudi 5 décembre très précisément. Les Toulousains avaient signé un match nul grâce à Braithwaite (83e) ripostant à Lacazette (25e). Nul doute qu’en début d’après-midi ils signeraient des deux mains et des deux pieds.

"Lorsque je vous dis être pragmatique et empreint d’objectivité, conclut Denis Zanko, évidemment que les débats, sur le papier, paraissent un brin déséquilibrés. L’idée sera de trouver la formule adaptée aux circonstances du moment pour proposer à l’OL l’organisation et l’animation les plus cohérentes et consistantes possibles."

Sans oublier de miser sur la roue de la fortune. Et qui sait, le foot est tellement irrationnel…

 

Reynet pas convoqué, Amian finalement forfait

Attendu (avec les retours à l’entraînement de Goncalves, non-retenu, et de Saïd,présent lui), le deuxième groupe des "18" – enfin, 19 avec l’amateur Sam Sanna – de Denis Zanko ne recense pas le gardien Baptiste Reynet. Sous réserve de la mise en place à huis clos programmée hier après-midi, l’ancien Dijonnais qui s’était entraîné normalement vendredi, a certainement été jugé dans un état psychologique pas à même de s’asseoir sur le banc. Autre absent notable : le latéral droit Kelvin Amian (coup). Résultat : Moreira prendra le couloir et, par-là même, pourrait se voir confier le brassard.

 

Gros combats au Groupama

Le match d’aujourd’hui sera l’occasion de suivre plusieurs mano a mano sur la pelouse du Parc-OL. Outre la première apparition avec le maillot violet du nouveau gardien toulousain, la bataille s’annonce rude en défense et au milieu du terrain.

l Kalinic face à l’armada lyonnaise, baptême du feu.- On a connu plus facile comme entame. Pour son premier match dans le championnat de France, le tout nouveau goal téféciste, Lovre Kalinic, n’a pas vraiment droit à une période d’adaptation. Et pour cause, il devra faire face à l’impressionnant arsenal lyonnais, troisième attaque de Ligue 1. Avec 31 buts inscrits en vingt rencontres, les Gones en imposent. 11 buts pour Dembélé, 9 pour Depay, 3 pour Cornet… Les attaquants rhodaniens se régalent depuis le début de saison mais face à ces statistiques qui donnent la boule au ventre, il y a quand même un point positif pour Kalinic. Memphis Depay, bourreau des Violets lors du match aller (il avait inscrit un doublé), ne sera pas de la partie. L’attaquant hollandais s’est gravement blessé en décembre (rupture du ligament croisé antérieur genou gauche) et est en phase de rééducation. Une (faible) consolation pour le Croate qui aura tout de même fort à faire avec les Aouar, Traoré, Terrier, Dembélé. Sans oublier le jeune prodige Rayan Cherki.

Gabrielsen – Dembélé, duel de géants.- L’un mesure 1m86 pour 86kg, l’autre 1m83 pour 74kg. Le premier est défenseur du TFC, le second est l’attaquant de pointe de l’Olympique Lyonnais. Et la bagarre que vont se livrer ces deux colosses pendant 90 minutes a de quoi faire saliver. Si de la tête, le Norvégien du 31 dispose de l’avantage de la taille, c’est avant tout lors des duels balle au pied au cœur de la surface que Gabrielsen devra répondre présent. Très adroit dans l’exercice (il a inscrit 7 de ses 11 buts dans cette position), Dembélé ne se fera pas prier pour sanctionner les Garonnais si ces derniers lui laissent le moindre centimètre…

Sangaré – Aouar, l’Ivoirien n’a pas le choix.- Loin, très loin de son meilleur niveau depuis son retour de blessure (déchirure d’un tendon à un orteil) il y a un an, Ibrahim Sangaré déçoit. À tel point qu’une partie des supporters l’ont pris en grippe souhaitant même qu’il rejoigne le banc des remplaçants. Un point de vue compréhensible au vu de ses performances depuis le début de saison, mais difficile à mettre en place pour Denis Zanko quand on connaît le potentiel du Pitchoun de 22 ans. Tout à l’heure, face au client qu’il aura face à lui, Sangaré sera obligé de hausser son niveau de jeu. Le manque de dynamisme dont il a fait preuve jusqu’ici ne pardonnera pas face à la vivacité du prodige lyonnais, Houssem Aouar. Ce dernier (17 matchs, 2 buts et 2 passes décisives en L1) a encore régalé cette semaine en Coupe de la Ligue en inscrivant le deuxième but des Lyonnais. Contrairement à Sangaré, Aouar est en forme. Le Toulousain est prévenu !

 

La manita de mars dernier

De mémoire, considérant l’ère moderne, l’expression prend racine dans un Clasico, celui de novembre 2010 au Bernabéu où le Barça de Guardiola humilie le Real de Mourinho : 5-0, donc. La forme (2-0 après 20min, 4-0 à l’heure de jeu) et le fond (pour José…) ce jour-là béni des Dieux du ballon rond eu égard au récital délivré par les Blaugranas…

Mais revenons à nos moutons de France : tout ça pour exhumer la raclée reçue en pleine figure par Toulouse, pas plus tard que l’année passée au Parc Olympique Lyonnais (pour les puristes, la véritable et dernière appellation est Groupama Stadium). Real-TFC, même combat – sans âme. à la différence près que les coéquipiers de Gradel scorèrent à une reprise. Ce qui rendit la pilule un tantinet moins amère. Mieux, laissa le Tef espérer étant donné que la réalisation pleine de sang-froid de Dossevi portait le score à un partout (Depay 1-0, 10e ; 1-1, 15e). Espérer un quart d’heure avant que Traoré d’un centre-tir flottant et rebondissant, devant un Reynet aux cheveux peroxydés, ne permette aux Lyonnais de repasser devant (2-1, 30e). éternellement, serait-on tenté d’ajouter.


Dembélé voit double Cahuzac rouge

Parce que derrière le break ne tardera pas : Fekir sur penalty (3-1, 35e). Tandis qu’en seconde période, la formation de Genesio manœuvra la proie téféciste un peu-beaucoup à sa guise : ce Diable de Dembélé y allant de son doublé en 5 minutes chrono (4-1, 67e ; 5-1, 71e). Et pour boire le calice jusqu’à la lie, Yannick Cahuzac sera expulsé dans la foulée pour un deuxième jaune (83e). En deux mots : la Bérézina, quoi.

Secoués [27eJ, 03/03/19], les Toulousains vont enchaîner (pas dans l’ordre) 2 victoires, 1 nul et 1 petite défaite face au PSG. Une "dynamique" qui leur fera entrouvrir les portes du maintien.

à bons entendeurs…

 

 

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