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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Les Violets ont concédé une nouvelle défaite au terme d’une rencontre où les hommes de Denis Zanko ont montré de bonnes choses. Mais comme depuis le début de saison, la réussite n’est pas de leur côté.

On entendait une mouche voler dans le vestiaire toulousain après le match. "C’était le silence, il n’y avait pas un bruit, tout le monde avait la tête baissée…", racontait hier Bafodé Diakité, avant de monter dans le bus. Et quoi de plus normal. Les Violets pourtant dangereux et bien en place ont subi une nouvelle défaite face à Marseille.

Une défaite cruelle et particulièrement difficile à encaisser tant les joueurs de Zanko ont gêné les Olympiens. "On n’a pas vu une différence énorme entre le dernier et le deuxième du championnat", a fait remarquer un journaliste à Denis Zanko lors de la conférence d’après-match. "Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu la presse me donner une bonne nouvelle", lui a répondu le coach téféciste avant d’acquiescer.


Performance la plus aboutie de l’ère Zanko

Et pour cause, la performance qu’a livrée le TFC hier en fin d’après-midi est sans conteste la plus aboutie de l’ère Zanko. Une solidité défensive qui se confirme et un secteur offensif qui a enfin réussi à se montrer dangereux. Il a d’ailleurs fallu moins d’une minute à Aaron Leya Iseka (préféré à Koulouris), pour faire trembler le poteau de Steve Mandanda (1). Le Belge était à deux doigts de doucher un Vélodrome surchauffé. C’est peut-être cette ambiance unique qui a donné un coup de boost aux coéquipiers de Sangaré, une nouvelle fois impérial au milieu.

Quelques minutes après cette première banderille de Leya, c’est Boisgard qui oblige le gardien marseillais à s’employer (6). Grâce à un Saïd enfin à son niveau, les Violets vont faire frémir les Olympiens pendant le premier acte. Le but inscrit par Makengo (29) aurait pu confirmer cette bonne entrée en matière. Mais il a justement été refusé par l’arbitre.

Sans scorer, le TFC s’expose forcément à une sanction de la part des locaux. Et c’est le maître à jouer de l’équipe, Dimitri Payet, qui va se charger de punir les Toulousains. Une frappe flottante des 25 mètres qui trompera la vigilance de Baptiste Reynet (51), entré en cours de jeu à la place de Kalinic (lire ci-contre).

Faire le siège du but marseillais pendant les 20 dernières minutes du match ne changera pas le résultat. D’autant plus qu’en face, Steve Mandanda était en feu. Son arrêt réflexe sur une reprise de volée de Leya à bout portant (80) est certainement le tournant de la rencontre.

Las, les Violets ne ramènent pas le moindre point d’une rencontre qui, contre toute attente, semblait à leur portée. "Plus la saison avance et plus on a l’impression de progresser, donc on se dit que ce n’est pas le moment de lâcher", confiait Diakité. Certes, si le TFC avait montré ce visage depuis le début, le club ne serait pas lanterne rouge aujourd’hui. Mais avec des si…

 

Le but

51e : Bouna Sarr récupère le ballon dans l’axe à 25 mètres du but garonnais après un mauvais renvoi de la défense violette. Il décale Dimitri Payet lancé ; le maître à jouer olympien ajuste une praline dans la lucarne droite de Baptiste Reynet (1-0).

 

Sangaré, retour vers le futur

Kalinic (non noté).- Le géant croate n’a pas eu un arrêt à effectuer. Deux raisons à cela : l’excellente entame de ses coéquipiers, une blessure à un quadriceps sur un renvoi au pied (35e). Remplacé par REYNET (5/10), dont il faut saluer l’état d’esprit. De suite dans le bain avec une belle horizontale sur un plat du pied de Radonjic (43). Il se couche bien, aussi, pour annihiler une tentative de Khaoui (76). Ne peut rien sur le chef-d’œuvre de Payet (1-0, 51e).

Moreira (5).- Beaucoup d’activité pour l’ancien Lorientais. Parfois, brouillonne… Il aurait pu être passeur décisif grâce à son centre lifté à destination de Leya Iseka qui va buter sur Mandanda (80).

Gabrielsen (4,5).- Quelle impression de solidité, toujours ! Même si trois actions notables ternissent son bilan : mé-sentente sans conséquence avec son goal (5), intervention pas claire sur Germain dans les 16m50 (26) ; interception manquée au-devant de Dimitri Payet, lequel file au but (85).

Diakité (5).- Sobre et efficace. Le Pitchoun s’est notamment manifesté par une bonne lecture du jeu pour couper le numéro 10 adverse (31).

Sylla (4).- De l’énergie à revendre, mais le Guinéen, justement, a eu du mal à terminer le match. En atteste son dernier centre, ultime action dans le temps additionnel, dans les tribunes du Vél’ (90+3).

Sangaré (7).- Zanko a eu le nez creux, l’éléphant continue de signer des prestations pleines en sentinelle où le technicien téféciste l’a installé depuis Lyon. Sa présence sécurisante devant la charnière, son abattage en gare de triage, ses orientations bien senties : toute la palette y est passée hier après-midi. Sans oublier des gestes défensifs d’importance : tacle glissé sur Payet pleine surface de vérité (13).

Boisgard (5).- Lui aussi a énormément travaillé sur son côté, pour le verrouiller puis – ce fut plus dur, c’est vrai – l’animer. à l’image de Leya Iseka, l’ex-Palois aurait pu ouvrir le score en tout début de rencontre si le portier de l’OM n’avait opposé son pied droit sur une frappe à angle fermé (6). Remplacé par ADLI, qui a mordu à pleins crampons dans la partie.

Koné (4,5).- Utile de par ses simplicité et rapidité dans les transmissions. Cependant, "MK" n’aura pas été assez influent sur les débats.

Makengo (5).- Plus aligné d’entrée en L1 depuis presque deux mois (à Nice, le 21 décembre), le joueur appartenant au… GYM s’est proposé à qui mieux-mieux. Sans trop peser sur la physionomie.

Saïd (5,5).- Après des débuts virevoltants pour sa 1re titularisation à Saint-étienne (15 septembre), il s’agit assurément de la meilleure copie rendue par la recrue-star de l’été. Son ouverture axiale pour Leya après 17 secondes de jeu est délicieuse… Remplacé par TAOUI, bourré d’envie.

Leya Iseka (6).- Cette fois, il a saisi l’opportunité qui lui était offerte de se mettre en évidence. L’attaquant marseillais saison 2016-2017 a eu deux occasions : il frappe le poteau (1), il se heurte au brio du gardien de but international (80). Pas de veine !

Non, les Toulousains ne sont pas vernis

Statistiques et historique, faits de jeu ou points de règlement : ce 30e opus en L1 OM-TFC aura été source de nombre d’interrogations. La Dépêche les lève pour vous.

-> à quand remonte le dernier succès de Toulouse à l’extérieur en championnat ?

Au 19 janvier 2019, dans l’antre des Crocos nîmois, sur un but de renard des surfaces signé Sanogo peu avant les citrons (0-1, 41e). Cela fait donc – à cheval sur 2 saisons – 21 déplacements d’affilée sans victoire (15D, 6N) pour la formation de l’île du Ramier.

-> Le Tef a-t-il l’habitude de toucher du bois ?

Absolument. Il est même recordman en la matière avec, d’après nos comptes, 11 montants trouvés sur le chemin des tentatives téfécistes depuis l’ouverture du bal à Brest à la mi-août – dont un triplé devant Lille (10eJ) ! Un chiffre, un peu, contrebalancé par 6 poteaux et/ou transversales qui ont dans le même temps sauvé les Violets.

-> Pourquoi le but de Makengo a été refusé ?

On joue la 29e minute : Wesley Saïd chipe une munition sur la ligne de fond dans les pieds de Sarr et centre en retrait pour Jean-Victor Makengo qui reprend, du droit, pour tromper Steve Mandanda. Mme Frappart fera appel à l’assistance-vidéo à l’arbitrage afin de se faire confirmer par le VAR que le ballon gratté par l’ailier toulousain était bel et bien hors des limites du terrain. On rappellera que celui-ci doit être complètement sorti ; c’était le cas ici. Après vérification auprès des ralentis télé.

-> Y avait-il penalty sur Germain ?

Oui et non. Mais quand même plutôt oui que non ! Ruben Gabrielsen ne voit pas dans son dos Valère Germain ; l’avant-centre de poche marseillais parvient à placer sa jambe entre le libero norvégien et le cuir alors que l’arrière haut-garonnais va pousser la balle. Il y a contact entre la chaussure droite du défenseur et le mollet gauche de l’attaquant. Même involontaire, la faute peut se siffler. L’arbitre n’interpellera pas le VAR (26e).

-> Payet aime-t-il le club de la Ville rose ?

Un peu-beaucoup-passionnément… Dites 14 pour l’artificier olympien en L1 comme le nombre de buts dans lesquels Dimitri Payet est impliqué contre le TFC (6 buts, 8 passes). Le tout avec ses 4 maillots différents : Nantes, Saint-étienne, Lille et Marseille.

-> Au fait, quel était le dernier buteur des Violets au Vélodrome ?

Un certain Ben Yedder, prénom Wissam, actuelle plus fine gâchette de l’Hexagone avec 16 ré-alisations à son crédit. C’était en date du 6 mars 2016 (1-1), à l’oc-casion – anecdote dans l’anecdote – du premier match du mandat de Pascal Dupraz (victime d’un malaise la veille le coach savoyard n’était pas sur le banc, relayé par Debève).

-> Quarante-neuf buts encaissés, une équipe fait-elle pire ailleurs en Europe ?

Hélas, non. Le Toulouse Football-Club détient la palme de la plus mauvaise défense parmi les 5 championnats majeurs du Vieux-Continent (avec la Fran-ce : Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie).

-> Quels sont les dégâts au classement pour le TFC ?

Conséquents. Car si Amiens a perdu, Nîmes s’est encore imposé (3e victoire consécutive). Ce matin, les Violets pointent toujours à 7 points du 19e picard mais désormais à 11 unités du 18e et barragiste gardois.

 

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