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Arthur Tirat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Face à Marseille, samedi, les Toulousains ont confirmé les améliorations affichées dans le jeu depuis le début de l’année. Mais sur le plan comptable, rien ne bouge.

"Je suis très satisfait, personne ne m’a souhaité ’’bon courage’’, ça faisait longtemps", plaisantait Denis Zanko, samedi à l’issue de la conférence de presse au Vélodrome. Les observateurs de la Ligue 1 considèrent-ils déjà que le TFC est relégué ? Probable. Bons derniers du championnat, les Violets ne cessent de prendre du retard sur leurs concurrents directs. Nîmes que l’on annonçait condamné il y a quelques semaines vient d’enchaîner trois victoires consécutives. Les Gardois se retrouvent barragistes (18es), et ne comptent plus qu’un point de retard sur Dijon, premier non-relégable. Preuve que tout peut aller très vite.

Si le TFC se retrouve à la traîne avec 11 points de retard sur ces mêmes Nîmois, les joueurs eux, semblent convaincus que le destin des Crocos pourrait aussi s’appliquer à eux. "La Ligue 2 ? Non, il reste 14 matchs. Nous gardons espoir, le destin est entre nos mains", jurait Jean-Victor Makengo après le match. Quentin Boisgard l’a imité quelques instants plus tard : "Ça fait deux ou trois matchs que l’on est bien dans l’intensité, dans la qualité de notre jeu donc ça va finir par payer. On y croit, on va revenir sur le 18e, il y a encore la place."

Il est vrai que l’équipe de Zanko a fait de nets progrès en ce début d’année 2020. Et si la réussite avait daigné filer un coup de main aux Violets, le TFC aurait à coup sûr quelques unités supplémentaires dans la musette.


Faire preuve de résilience, la clé est là

Mais, sur le plan comptable, cette semaine à trois matchs est manquée (1 point pris sur 9 possibles). Et les joueurs pourraient légitimement débarquer avec le moral dans les chaussettes, ce matin, sur l’île du Ramier.

Si l’on en croit le coach des Violets, la motivation de son groupe reste intacte. "Vous seriez très surpris, non pas par l’ambiance qui règne dans le vestiaire mais par la manière dont les joueurs appréhendent cette situation, expliquait-il à l’issue du match à Marseille. Mon rôle c’est de ressortir tous les points positifs sur lesquels on peut s’appuyer et aujourd’hui ils émergent. Les joueurs, eux, ont envie d’adhérer ; la clé se situe là. Ils se rendent compte qu’on est très proche de basculer dans le bon sens et c’est ce qui les incite à faire preuve de résilience."

Et Denis Zanko conclut : "Nos premiers efforts ne sont pas complètement récompensés, il faut dire qu’on part de très loin. Mais j’espère qu’à force de travail ça va basculer dans le bon sens, vraiment, parce que les joueurs le méritent."

Réponse samedi prochain contre Nice au Stadium.


Makengo , souviens-toi l'été dernier

Il était l'un des hommes forts du mois d'août. Deux buts lors de ses deux premiers matchs au Stadium, Jean-Victor Makengo ne pouvait imaginer meilleur début de saison. Mais cette période d'euphorie va finalement tourner court lorsqu'Alain Casanova sera prié d'évacuer les lieux. Après avoir disputé huit des neuf premières rencontres de Ligue 1, «JV» va peu à peu disparaître des radars. L'ancien protégé du coach Casa doit repartir de zéro. Et avec Antoine Kombouaré l'histoire est un peu plus compliquée. Makengo doit se contenter de bouts de matchs (à peine 140 minutes de jeu). L'entraîneur kanak n'était pas satisfait du rendement du jeune milieu prêté par Nice.


«Un match clé pour lui» dixit Zanko

Pourtant, sur la pelouse du Vélodrome, ce dernier a rappelé qu'il fallait compter sur lui. D'un naturel plus offensif que William Vainqueur, Makengo n'a pas hésité à se projeter en soutien de Leya Iseka. C'est d'ailleurs en position d'attaquant qu'il réussit à tromper Mandanda (29e)… avant que son but ne soit finalement refusé. Il n'empêche, le natif d'étampes a rappelé qu'il était prêt à participer à l'opération commando de cette fin de saison. Et sa prestation n'a pas laissé de marbre son entraîneur : «C'était un match clé pour lui. Il était dans les starting-blocks, très déçu de ne pas pouvoir participer au dernier match. Aujourd'hui (samedi) il a démontré qu'il était un vrai candidat au poste de milieu de terrain parce qu'il a réalisé une performance de haut niveau.»
De la à rebattre les cartes et bouleverser la hiérarchie ?
Rien n'est moins sûr.

Gabrielsen : « Je ne suis pas habitué à perdre »

Son arrivée au TFC lors du mercato hivernal a fait un bien fou. Grand artisan de la solidité défensive affichée par les Violets depuis trois rencontres, Ruben Gabrielsen a accepté de livrer ses impressions sur la situation du club haut-garonnais.

Quel est votre sentiment après cette cruelle défaite ?

C’est rageant et triste mais dans notre situation nous devons retirer du positif de ce match afin de s’en servir pour les prochaines rencontres. J’espère que les gens ont vu que nous ne nous montrons pas abattus, nous nous battons. On est venus à Marseille et on s’est battus, on n’a pas eu peur. La situation est difficile pour nous mais nous avons l’attitude et la mentalité qu’il faut.

Vous parlez énormément avec vos coéquipiers sur le terrain, avez-vous l’impression que c’est à vous de prendre le leadership ?

Pour moi ce n’est pas une responsabilité, c’est ma façon d’être. J’ai toujours agi de cette façon sur le terrain et je ne peux pas le changer. Il y a d’autres leaders dans l’équipe. Mais j’ai la chance de jouer avec Bafodé (Diakité) qui est un joueur très talentueux. Il sera un grand joueur et de mon côté j’essaie juste de lui apprendre quelques trucs […] mais lui aussi me parle sur le terrain et est un leader pour moi.

Quel a été votre sentiment lorsque vous avez appris que l’équipe qui était lanterne rouge du championnat de France voulait vous engager ?

Rappelez-vous que je jouais en Norvège, donc même si l’équipe est dernière du championnat de France ça restait extrêmement positif pour moi. Énormément de jeunes joueurs aimeraient jouer pour Toulouse, même si on est derniers. Moi j’étais fier qu’ils s’intéressent à moi et je suis aujourd’hui fier de porter ce maillot. Je suis là pour me battre pour ces couleurs. Évidemment c’est un challenge très compliqué à relever mais je ne vais pas me contenter de perdre et d’abandonner. Comme je l’ai répété plusieurs fois, je suis là pour me battre. Aujourd’hui (samedi), nous n’avons pas été loin de ramener un excellent résultat. Ça n’a pas marché cette fois mais je pense qu’on méritait mieux. La chance va revenir.

Vous avez réalisé de très bonnes performances depuis votre arrivée, comment avez-vous fait pour prendre vos marques aussi rapidement ?

Je ne peux pas être satisfait de mes performances parce que je ne suis pas habitué à perdre. Mais en même temps c’est encourageant car nous jouons de mieux en mieux. Je déteste perdre, c’est nouveau pour moi et quand je vous en parle ça m’énerve.

En Norvège vous aviez l’habitude de gagner*, vous essayez de transmettre cette culture de la gagne à vos coéquipiers ?

Après le match je leur ai dit que lorsque je suis arrivé, il y a un mois, nous n’étions pas très bons mais l’équipe qui a joué contre Marseille était bonne. Jouer à l’extérieur face au deuxième du championnat dans ce stade… On est venus ici avec des « cojones » et je suis très fier de mes coéquipiers après ce match. Si on continue de se battre les choses vont changer, j’y crois. Marseille a gagné samedi mais nous jouons contre Nice la semaine prochaine, donc on verra…

*Il vient de remporter le championnat de Norvège.

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