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Arthur Tirat, Florent Larios, Julien Carrere pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Les rencontres se suivent et se ressemblent pour les Toulousains qui enchaînent un 15e match sans victoire en championnat. Le TFC se retrouve à 13 points du barragiste, Dijon et peut commencer à préparer ses valises.

Le Stadium y a cru. Les 12 900 spectateurs qui ont suivi ce triste match dans un silence de cathédrale, hier soir, ont pensé que les Toulousains allaient arracher le match nul dans les arrêts de jeu. À 9 contre 11, face à des Niçois qui n’avaient pas grand-chose à proposer. Malheureusement Leya Iseka n’a pas été en mesure de convertir le penalty obtenu par son capitaine, Max-Alain Gradel. L’attaquant belge restera de longues secondes, seul dans la surface, à réaliser ce qu’il venait de gâcher. Au même moment, les supporters se rendaient à l’évidence : rien, absolument rien ne leur sera épargné cette saison.

C’est d’autant plus rageant que ce penalty, s’il avait été transformé, aurait sauvé une nouvelle soirée plus que cauchemardesque pour les joueurs de Denis Zanko. Réduits à dix avant la demi-heure de jeu (Gabrielsen, 28), puis à neuf à un quart d’heure de la fin du match (Moreira, 74), les Violets ont néanmoins réussi à bouger les Niçois de Patick Vieira. 19 tirs à 14 pour les locaux et une domination globale des débats que les Toulousains n’ont pas réussi à conclure. Un pléonasme.


Affligeante faiblesse technique

Dans cette rencontre remarquable par son affligeante faiblesse technique, c’est Matthieu Dossevi qui a eu l’occasion de mettre à l’abri d’entrée ses coéquipiers qui étaient bien rentrés dans leur match. Seul au second poteau, il rate l’immanquable en frappant au-dessus, expédiant le ballon dans la Garonne (6). Comme c’est le cas depuis trois rencontres désormais, le TFC s’est ensuite fait punir de son déchet offensif par Pierre Lees-Melou qui lui, ne gâchait pas son opportunité (12). Contraints comme à leur habitude de courir après le score, les Violets sont parvenus à se montrer dangereux mais ni Leya (45, 54, 65), ni Saïd (37), ni Makengo (9), ni personne n’inquiétera véritablement Benitez… Jusqu’à ce que le capitaine Max-Alain Gradel fasse son retour. Une première depuis début décembre. Bien servi dans la surface, il est à l’origine du penalty qui aurait pu sauver la soirée (90+2). Mais n’ayant pas été désigné tireur n°1 par Denis Zanko, l’homme fort du TFC a préféré s’écarter. On connaît la suite.

Hier soir encore, la réussite a fui le club garonnais qui continue de suivre cet interminable chemin qui le mènera en Ligue 2 lors du prochain exercice. Et après le scénario de la soirée d’hier, le Stadium n’avait qu’une idée en tête : vivement que ça la saison se termine.

 

Gabrielsen perd la tête

Reynet (3,5/10).- Kalinic absent, il retrouvait sa place de titulaire dans les buts. Il perd son face-à-face avec Lees-Melou sur le premier but niçois et couvre mal son premier poteau sur le second.

Moreira (3).- Pourquoi ce mauvais geste sur Ounas ? Éliminé par le Niçois, le latéral violet a laissé traîner son pied sur le ventre de l’Algérien. Carton rouge logique après utilisation du VAR (74). Sinon, sa prestation était vraiment convaincante, en défense comme en attaque. Auteur d’une bonne interception qui aurait pu amener un but toulousain (57).

Gabrielsen (1).- Tout se passait plutôt bien pour lui. Jusqu’à ce que Benitez exécute une longue relance en profondeur vers Dolberg. Pris de vitesse, le central toulousain n’a pu s’empêcher de tenir son adversaire et le faire tomber. Exclusion plus que méritée (28) et une balle tirée dans le pied de son équipe.

Diakité (5,5).- Le Pitchoun a fait son match. Il a répondu présent dans le duel avec Dolberg et sorti quelques ballons chauds (10).

Sylla (5).- Après avoir récupéré le ballon dans les pieds d’Ounas, il distribue un centre-caviar à Dossevi dans la surface. Sans succès. Toujours présent sur le front de l’attaque, il libère des espaces dans son dos, qui ont offert des boulevards aux Niçois, comme sur le but de Lees-Melou.

Vainqueur (4).- Nonchalant et quasi systématiquement en retard pendant 45 minutes. Il s’est réveillé au retour des vestiaires mettant plus d’impact et de justesse dans son jeu. Auteur d’un très bon retour en toute fin de match sur Wagué qui se présentait seul devant Reynet (90+6).

Sangaré (3,5).- C’est lui qui perd le ballon à l’origine de l’ouverture du score. Volontaire, il a signé de bons retours défensifs (9, 53) mais le déchet dans ses passes a coûté trop de munitions à son équipe (62).

Makengo (non noté).- Il aura au moins eu le mérite de tenter en se montrant percutant (10). Mais son temps de jeu ne lui a pas permis plus… Remplacé par Rogel (5), après le rouge de Gabrielsen, trop loin de Hérelle pour pouvoir contrer sa frappe. Un marquage serré sur Dolberg qui a plutôt bien fonctionné.

Dossevi (3).- De son match, on ne retiendra que son raté devant le but. Idéalement servi par Sylla, l’ancien Valenciennois a envoyé le ballon au-dessus du but azuréen (6). Sinon, il a manqué de percussion offensivement mais n’a pas lésiné sur le pressing. Cède sa place à Max-Alain Gradel (68) très en jambe et qui a même obtenu un penalty, loupé par Leya Iseka.

Saïd (4).- Très discret en première mi-temps, il a élevé son niveau de jeu après la pause. Beaucoup plus actif sur son côté gauche, des appels plus tranchants amenant plus de danger. Mais cela reste insuffisant au vu des attentes placées en lui. Remplacé par Amian (79).

Leya Iseka (2).- Il a eu la balle du 1-1. Mais son penalty, mal tiré, a été repoussé par Benitez (90+1). Il rate une grosse occasion à l’entrée de la surface (54). À sa décharge, il a été peu servi et a dû descendre très bas pour venir chercher les ballons.

 

Denis Zanko : "Même pas un petit peu de lumière"

À l’issue de la sixième défaite consécutive de la saison à domicile face à Nice (0-2), hier soir au Stadium, Denis Zanko, l’entraîneur toulousain, n’a pas souhaité accabler ses joueurs pour qui il ressent "de la peine".

Denis, quel est votre sentiment à l’issue de cette rencontre ?

Quand on est vingtième il y a des explications mais ce soir je ne peux pas expliquer l’inexplicable. On joue quarante-cinq minutes à dix (expulsion de Grabrielsen, NDLR), une heure à neuf (expulsion de Moreira, NDLR) et on parvient quand même à continuer d’exister dans ce match. On aurait pu créer l’exploit en revenant à neuf contre onze et mon discours serait alors très différent. Cela ne se joue à rien. Le football est parfois très cruel.

Le même scénario semble inlassablement se répéter toutes les semaines. Comment conserver un minimum d’espoir dans ces conditions ?

C’est très difficile d’avaler ce genre de défaites. C’est très compliqué de reprocher quoi que ce soit aux joueurs sur leurs attitudes ou leurs comportements. On a eu autant d’opportunités que Nice pour obtenir un résultat positif, je pense notamment à cette première occasion (frappe de Dossevi dévissée alors qu’il était seul aux six mètres (6e minute), NDLR) mais ça ne tourne pas dans le bon sens.

Treize points de retard sur le barragiste à treize journées de la fin, cela semble mission impossible…

J’ai vraiment du mal à avaler la pilule après ce match. Après Marseille (0-1 le week-end dernier, NDLR) on méritait déjà beaucoup mieux. On est dans la position de la lanterne rouge décrochée à qui rien ne réussit. C’est dommage car on n’entrevoit même pas un petit peu de lumière.

Comment faire pour ne pas lâcher ?

Je suis peiné pour les joueurs. On était tout près de faire un exploit, je le répète. Il y avait beaucoup de tristesse à la fin du match et cela ne sert à rien de tirer sur l’ambulance. Je ne pense pas qu’il puisse nous arriver pire dans un match de football que de jouer à neuf et rater un penalty dans les arrêts de jeu. On a énormément de vents contraires.

 

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