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Ligue1

Annus horribilis. Affreuse, la cuvée 2019-2020 ne restera pas dans les mémoires du TFC puisque soldée par une rétrogradation sur le pré comme émaillée par un nombre conséquent d’épisodes en coulisses. Récit.

Vivement le 22 août. C’est la date prévue de la reprise de la L2 où le Toulouse Football-Club devrait s’avancer en favori à la remontée. Un nouveau livre à entamer, une histoire à construire, des chapitres à écrire, pages à noircir et feuilles de match à remplir. En attendant, nous vous proposons un ultime voyage dans le trouble passé du dernier exercice. Drôle de trame en 7 instantanés.


Casanova, touché-coulé par le derby

"Noir, c’est noir" avions-nous titré le lendemain. Menés 0-2 après 20 minutes sur l’île du Ramier, les Violets ne feront pas honneur le soir de la commémoration à Brice Taton (1-3). Submergés d’entrée donc [ouverture du score bordelaise après 55 secondes de jeu, but le plus rapide concédé par Toulouse cette saison], les protégés d’Alain Casanova sombreront corps et âme dans ce Garonico de triste souvenir. à preuve : seuls deux joueurs (Gradel et Koulouris) obtiendront – jus-te – la moyenne dans nos colonnes. "Il s’agit de vite redresser la barre" commente Coach Casa à la tête d’une équipe à la dérive. Marqué par les mauvais résultats en cours (3 défaites, 2 nuls), renfermé sur lui-même (il nous avait dit attendre la prochaine échéance, post-trêve, et la réception de Lille pour se confier), menacé de mort même sur la Toile par un adolescent. Cinq jours plus tard, jeudi 10 octobre, le communiqué du club tombe à 10h51 précisément : " Olivier Sadran et Alain Casanova ont décidé d’un commun accord de mettre un terme à leur collaboration." Président et entraîneur ont discuté, ils se séparent pour la seconde fois après 2015. Exit l’Auvergnat, place au Kanak.


Kombouaré, la Coupe jusqu’à la lie

Le soufflé retombera aussi sec… Un unique succès en L1, au premier match (2-1 face à Lille à domicile), puis une effroyable série qui va nous obliger à farfouiller dans nos archives et le club à repenser son Histoire – dans le pire des sens, si on peut dire. Avec 10 revers consécutifs toutes compétitions confondues (8 en championnat, 1 en Coupe de la Ligue et 1 en Coupe de France), Antoine Kombouaré détient désormais le pompon du Toulouse FC depuis ainsi sa création en 1937. La greffe n’aura jamais pris et l’intéressé sera resté incompris. Jusqu’à son limogeage qui est assez surréaliste : la nuit de l’élimination au 1er tour de Dame Coupe, dans le Loiret, chez les amateurs (N2) de Saint-Pryvé/Saint-Hilaire (0-1, 90+4) ; sur le chemin entre les vestiaires d’où les joueurs sortent avec des cartons de Domino’s Pizza (sponsor de la L2 à l’époque) et l’aéroport. Le sort d’"AK" est acté, il ne sera pas présent au Centre technique le lendemain matin dimanche 5 janvier pour la causerie du Président qui a convié tout son monde. Le "zéro" (0,3 point de moyenne) est remplacé au pied levé par Zorro Zanko, nouveau pompier de service !


Zanko, donné en sacrifice

"Je n’ai pas de baguette magique, mais j’y crois !" Nous aussi, on reconnaît. Et le directeur technique du Centre de formation réussit presque sa première mission commando. Samedi 11 janvier, toujours à la maison, les Haut-Garonnais vont mener 2-1 jusqu’à la 71e minute pour finalement s’incliner… 2-5 devant Brest ! Coup de tonnerre, forcément. Ou encore : on appelle ça un crash. S’il ne remportera aucune des 9 rencontres qu’il dirige, on doit à Denis Zanko le mérite d’avoir évité le ridicule au Tef. Clairement. En obtenant le nul à Amiens, il stoppe le nombre de défaites des siens à 11. Soit à une unité près du record absolu en première division, dites 12 pour la propriété du Cercle Athlétique de Paris en 1933-34. Ouf. Sinon, le troisième technicien de l’exercice en cours est également celui qui à notre sens aura su redonner le plus de cohérence au jeu toulousain. Pas une mince affaire…


La fracture avec les supporters

Ce jour-là, même si les heurts feront tout sauf rire, on peut avancer sans trop prendre de risques que le plus beau débordement eut lieu dans les travées du Stadium, à la 75e. Avec l’invasion par une dizaine d’ultras des gradins officiels (tribune Nord, contrebas des loges) – là où la direction du club, prise à partie, suit ce triste Toulouse-Reims (0-1, 18eJ ; 14 décembre). Sadran descendra dans la mêlée avant de longuement se confier à La Dépêche. "La violence n’est jamais une solution. Ceux qui ont de l’aigreur et/ou du mal-vécu ne doivent pas venir au stade. Dès lundi, les gens qui ne veulent plus nous soutenir pourront se voir rembourser leur abonnement sur la phase retour. Après, question résultats et en amont recrutement, on a des torts. Nous proposons un spectacle qui n’est pas, justement, digne du prix payé. On est coupables, conscients de nos erreurs et de nos fautes à 100%. Je m’interroge sur ma direction au sein du club, les joueurs aussi doivent se poser des questions." Trois semaines plus tard, le patron des Violets donnera une conférence de presse à l’occasion de l’éviction de l’ancien coach du Paris-SG… et dira ouvertement qu’il n’est pas fermé à une vente de son "bébé".


Et le "smartphone-gate" !

Entretemps, le mercredi suivant les débordements au Stadium, les coéquipiers d’Isimat-Mirin se déplacent dans l’antre de l’Olympique Lyonnais pour le compte des 8es de finale de la Coupe de la Ligue. L’élimination (1-4) est attendue, l’affaire du Clasico beaucoup moins. Captée par un supporter rhodanien puis diffusée sur Twitter, une vidéo montre distinctement le banc téféciste où deux remplaçants, en plein match, matent Barça-Real sur un téléphone portable !! Pris en flag’, Matthieu Dossevi le… dernier capitaine en date. Et Aaron Leya Iseka qui regarde plus discrètement certes le sommet de la Liga. "Guardiola, à Manchester City, utilise un brouilleur", rit jaune Antoine Kombouaré. Devant la presse, il ne peut que déclarer : "J’ai pris des sanctions à l’encontre des fautifs." Un entraîneur dépité mais pas interloqué, finalement : "Vous savez, dans ma carrière j’ai même déjà été récupéré des joueurs au commissariat de police à 3h du matin…"


Les Chinois entrent dans la danse

On l’écrivait ci-avant car le proprio l’avait dit de manière explicite : "Je serais ravi de trouver quelqu’un capable de racheter le TFC ou en tout cas susceptible d’en partager la stratégie et les risques économiques." Le mercredi 4 mars, en début de soirée, nos confrères de RMC annoncent que des négociations seraient en cours entre l’homme fort toulousain et un consortium sino-américain représenté par Chien Lee (ex-propriétaire de Nice) pour la cession du club de la Ville rose. Ce dernier répond par un communiqué dans lequel il dément formellement les informations, tout en prenant le soin de préciser "à ce jour". La suite, nonobstant l’épisode Létang (intérêt appuyé de l’ex-président du Stade Rennais), c’est l’officialisation le 21 mai, jeudi de l’Ascension, des négociations exclusives, pour le rachat de 85% du Toulouse Football-Club, entre Olivier Sadran et le fonds d’investissement américain RedBird Capital Partners. Fin échelonnée de l’opération : 15 juillet.


Coronavirus, relégation, conseil d’État…

D’un coup d’un seul, le virus met toute la France du foot sous cloche. La saison est suspendue le 13 mars, l’arrêt du championnat et son classement actés le 30 avril ; par là-même à 10 journées du terme des débats, "bon" dernier, le TFC est prié de prendre l’ascenseur direction L2. Avec Amiens, l’autre relégué, il conteste au Tribunal administratif qui renvoie tous les protagonistes devant la plus haute juridiction administrative. Le 9 juin, le Conseil d’état ouvre la porte à un hypothétique maintien sur tapis vert, ordonnant à la Ligue de revoir le format de la L1 pour l’imaginer à 22 clubs et, de facto, repêcher le TFC et l’ASC. Las, ce vendredi, la LFP persiste et signe : jouer à 22 est pour elle impossible. Cette satanée saison est-elle – enfin – terminée ?

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