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Théo Faugère, J.Ca., Arthur Tirat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

En battant sèchement le RAF (3-0), le TFC a confirmé qu’il allait mieux, et que gagner au Stadium ne l’effrayait plus. Côté ruthénois, la situation devient inquiétante.

En ces temps de couvre-feu et de passage à l’heure d’hiver, mieux vaut se sentir bien chez soi. Les Toulousains l’ont bien compris. Après avoir mis fin à une année presque complète sans s’imposer à domicile (face à Auxerre fin septembre, 3-1), les Violets ont confirmé qu’ils reprenaient leurs marques à la maison en l’emportant sur le voisin ruthénois, gracieusement hébergé au Stadium en début de saison dernière durant les travaux de mise aux normes de leur propre enceinte, Paul-Lignon.

Les réserves de Garande

Pour remettre de l’ordre dans la maison violette, Patrice Garande a notamment pu compter sur deux nouveaux venus, et un des plus anciens du groupe toulousain, qui a traversé le désert avant de renaître. C’est d’abord Brecht Dejaegere, « le chasseur », qui a montré l’exemple, par son abattage au milieu de terrain et en scorant son premier but sous ses nouvelles couleurs. Et si Stijn Spierings a enfoncé le clou dans le cercueil ruthénois en fin de match, inscrivant son deuxième but pour son deuxième match avec le TFC, encore sur penalty, c’est bien de Kelvin Amian qu’est venue la surprise.

Surprise d’abord de le voir se placer autour du ballon pour frapper un coup franc, surprise surtout de le voir enrouler un ballon au ras du poteau de Théo Guivarc’h pour donner de l’air aux Violets. À la fin du match, c’est un score sans appel qui s’affiche sur les écrans du Stadium – dommage que les supporters, partis en cours de jeu pour respecter le couvre-feu, n’aient pas été là pour le voir. Patrice Garande y était bien, mais ne semble pourtant pas avoir vraiment apprécié le spectacle. « C’est un de nos plus mauvais matchs », a lâché le technicien. On a eu beaucoup de déchets, on a manqué de rythme… À 2-0 on a subi, reculé sur notre but ; Ce n’est pas normal. »


Retrouver l’amour

À 2-0, déjà à l’abri, le TFC a effectivement subi, dans une phase qui a coïncidé avec les entrées d’Ugo Bonnet et Ayoub Ouhafsa sur le front de l’attaque aveyronnaise. C’est ce dernier qui a obligé Maxime Dupé à deux parades (77, 86) permettant aux Violets de ne pas douter.

L’entrée de sa nouvelle paire d’attaquants aura d’ailleurs été le seul motif de satisfaction de Laurent Peyrelade, l’entraîneur des « sang et or ». Et lorsqu’on lui demande ce qui a changé entre la saison dernière et l’équipe conquérante qui évoluait au Stadium et celle d’aujourd’hui, la mine se fait triste : « L’an dernier, nous nous battions chaque week-end pour rester en Ligue 2. On doit retrouver ça. Il nous manque un supplément d’amour entre nous. » L’amour, un mot que l’on avait depuis longtemps oublié côté toulousain.


Réactions

Patrice Garande (TFC) : « J’aurais voulu plus de rythme dans les transmissions. À 1-0, on n’est pas à l’abri. J’ai vu trop peu de jeu vers l’avant. L’équipe dans son ensemble a manqué de technicité. On avait fait une semaine moins intense à l’entraînement ; il nous a peut-être manqué quelque chose sur le plan physique. Mais il existe toujours cette cohésion, cette envie de ne pas prendre de buts, les efforts sont faits pour les copains.
Les joueurs sont bien conscients que ce n’est pas leur meilleur match. Mais ils engrangent de la confiance. »

Brecht Dejaegere (TFC) : « Il y a des choses à améliorer. Quand on a accéléré le jeu on s’est créé des occasions, mais parfois on a trop gardé la balle. Il faut améliorer ça.
Pareil que le coach. Mais c’est une qualité de gagner même sans jouer son meilleur football. On a fait quelques bonnes actions tout de même. J’espère que la dynamique est lancée, la confiance et la tête, c’est important ans le foot. »

Laurent Peyrelade (RAF) : « Chaque fois qu’on joue un gros, on se fait fesser. Il va falloir remettre de l’exigence dans nos matchs, plus de connexion et qu’on soit capables de faire mieux à tous les postes, entraîneur compris. On fait trop de grosses erreurs dans ce style de match. Cette inefficacité dans les deux surfaces, ce n’est pas possible dans un championnat professionnel. La première mi-temps, c’était un peu une bouillie. Il ne faut pas se disperser, ce championnat sera très dur, très long, on doit être capables de rebondir. Je n’ai peut-être pas fait la bonne équipe ce soir. »

Défense de fer et série rose

C’est plus facile de gagner un match quand on ne prend pas de but paraît-il. C’est ce que les Toulousains s’évertuent à prouver eux qui ont enchaîné, hier face à Rodez (3-0), une troisième rencontre consécutive en ayant gardé leur cage inviolée.

Et devinez quoi ? Ils ont gagné deux de ces trois matchs. Exactement le même bilan que la dernière fois qu’ils avaient réussi pareille série : il y a trois ans, entre le 14 et le 29 octobre 2017 pour être précis (victoires 1-0 contre Amiens et Angers ; nul face à Saint-Étienne).

Invaincus depuis six matchs (3 nuls et 3 victoires), les Toulousains possèdent la meilleure défense de L2 sur les six dernières journées, avec deux buts encaissés, comme Clermont. Une solidité qui permet aux hommes de Patrice Garande (9e) de poursuivre leur remontée avec deux points seulement de moins que Troyes, le deuxième.

Si l’on excepte la soirée portes ouvertes à Grenoble lors de la deuxième journée (3-5), le TFC n’a jamais pris plus d’un but par match lors des sept autres rencontres disputées jusque-là.


Amian buteur sur coup franc…

Une réussite qu’explique sans doute le système en 3-5-2 installé par le coach toulousain et dans lequel ses hommes sont de plus en plus à l’aise. "Oui, la défense c’est le gros point de satisfaction, on sent une farouche volonté de ne pas prendre de but" s’est réjoui Garande.

Et peu importent les hommes d’ailleurs puisqu’entre les suspensions (Gabrielsen la semaine dernière à Ajaccio) et la blessure au bras de Bafodé Diakité, le trio de derrière a plusieurs fois changé avec l’apparition notamment du jeune Anthony Rouault. À 19 ans, celui qui occupe l’axe gauche du triumvirat est épatant depuis deux matchs.

Hier, il n’a pas concédé la moindre occasion, même s’il faut bien avouer que les Ruthénois n’en n’ont pas eu beaucoup. Deux exactement. Et les deux fois c’est Maxime Dupé qui s’est chargé avec autorité de prolonger la fameuse série sur deux tentatives d’Ayoub Ouhafsa (77e et 83e). Le gardien toulousain n’a pas toujours beaucoup de choses à faire mais il le fait bien à chaque fois et cela rejaillit sur tout le monde.

À l’image du capitaine Ruben Gabrielsen qui retrouve petit à petit son costume de patron ans l’axe de cette défense à trois. Et le troisième vous demandez-vous ? Pas toujours irréprochable depuis la saison dernière, Kelvin Amian va lui aussi beaucoup mieux. Hier soir, il s’est même offert le luxe d’inscrire son deuxième but chez les professionnels d’un coup franc somptueux à l’entrée de la surface. Si en plus ils se mettent à marquer…

Les milieux violets étaient supérieurs, Amian surprend

Manu Koné. (Toulouse). - Ça devient une habitude mais il est impossible de s’en lasser. Hier soir encore, Manu Koné s’est régalé dans le cœur du jeu, rappelant aux supporters les éclats du redoutable Moussa Sissoko des années 2010. Ses prises de balle ont, à chaque fois, créé des différences. C’est notamment lui qui provoque la faute sur laquelle Kelvin Amian a inscrit le deuxième but toulousain. Servi sur le côté droit, Koné a pris de vitesse l’ensemble de la défense ruthénoise par son toucher de balle et ses doubles contacts (55) avant d’être accroché par Roche. Son style de jeu sera forcément décortiqué par les futurs adversaires des Violets… La pépite toulousaine sera attendue.

Brecht Dejaegere (Toulouse).- Le Belge n’a rien lâché pendant 82 minutes avant d’être remplacé par Sam Sanna. À l’image de son acolyte Manu Koné, il a récupéré un nombre de ballons incalculable dans les pieds ruthénois et a été récompensé par un but (13). Une reprise au point de penalty sur un centre de Moreira. Mais son activité, sa hargne et l’énergie qu’il a dégagées tout au long du match semblent donner des ailes à ses coéquipiers. Quel tacle à 70 m de ses buts pour gêner la relance des "sang et or" (41).

Kelvin Amian (Toulouse). - "C’est un top joueur qui s’ignore", déclarait Patrice Garande à son sujet. Hier soir Kelvin Amian ne s’est pas ignoré et a rendu une copie impeccable. Un coup franc de filou inscrit au retour des vestiaires (son deuxième but avec les professionnels) et une solidité en défense à l’image de ce qu’il avait montré à Ajaccio. Il s’est d’ailleurs senti pousser des ailes en se retrouvant en position d’attaquant à deux reprises en deuxième mi-temps. Il aurait même pu inscrire un doublé en reprenant un centre au cordeau d’Adli (74).

et aussi… Maxime Dupé décisif en fin de match face aux assauts des Aveyronnais (77, 86), mais aussi Anthony Rouault qui enchaînait une deuxième titularisation en défense et qui n’a pas perdu un duel de la tête. Spierings a de nouveau marqué sur penalty même s’il s’est montré plus discret que lors de la rencontre à Ajaccio Enfin côté Ruthénois, il convient de noter la bonne entrée de la paire d’attaquants Bonnet et Ouhafsa qui se sont montrés plus dangereux en vingt minutes que les deux attaquants du RAF qui ont débuté le match.
À l’image du RAF, Dembélé n’y était pas

Malaly Dembélé (Rodez). – Son alter ego de la ligne d’attaque, Alexis Alegue a au moins eu le mérite d’essayer. Pour Malaly Dembélé, cette soirée au Stadium se résumait à un véritable cauchemar. L’attaquant n’a pas été trouvé une seule fois en position de frappe et a traversé la rencontre comme un fantôme. Il a été mangé par Rouault et Gabrielsen dans les duels aériens et a dégagé une drôle de sensation d’impuissance.

Nassim Ouammou (Rodez). – Le piston gauche n’a joué qu’une trentaine de minutes, hier à Toulouse mais cela a été suffisant pour avoir une place parmi les flops de la rencontre. C’est de son côté que sont venues la plupart des offensives des Toulousains, à commencer par le but de Dejaegere. Il a été dépassé par la vitesse d’Adli et les débordements de Moreira et son apport offensif a été très insuffisant. Il est sorti sur blessure à la demi-heure de jeu, écopant au passage d’un carton jaune après un quiproquo sur sa prise en charge par les médecins du RAF… Une soirée à oublier.

Joris Chougrani (Rodez). - Il n’a pas vraiment dégagé la sérénité de l’année passée. À l’image de ses compères de la défense, Joris Chougrani a manqué d’agressivité face aux attaquants toulousains. À la limite de la nonchalance, c’est même lui qui se rend coupable de la perte de balle dans la surface au profit de Rhys Healey en toute fin de match, provoquant le penalty du 3-0 (90+4).

et aussi… - à en croire l’entraîneur de Rodez, Laurent Peyrelade, c’est toute l’équipe ruthénoise qui pourrait figurer dans les flops du soir, bien que le pauvre gardien de but, Théo Guivarch ne soit pas pour grand-chose sur les trois buts toulousains. Côté violet, le piston gauche Deiver Maachado a été plus en retrait par rapport à ses récentes performances.

Koulouris avait quant à lui l’occasion de mettre le doute dans l’esprit de son entraîneur… Il n’a malheureusement pas eu une occasion.

 

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