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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Revenu à un très bon niveau depuis qu'il est aligné à son poste, le défenseur central du TFC s'exprime sur les critiques violentes que peuvent subir les footballeurs sur les réseaux sociaux, et sur les liens forts qu'il a tissés au centre de formation du club.

 

On vous sent renaître depuis que vous êtes aligné en défense centrale…

Forcément, je préfère jouer à mon poste. C’est là où je performe le plus. Le coach sait que je suis polyvalent, donc j’ai aussi joué à gauche. Je suis moins à l’aise, mais si c’est pour le collectif, je peux le faire. Mais il fallait saisir la chance qu’on me donnait, à mon poste.

Vous avez le sentiment de l’avoir saisie le 31 août face au PSG, match au cours duquel vous avez remporté la totalité de vos duels ?

Paris, c’était mon premier match à mon poste. Je pense même que certains me découvraient à cette place. Donc j’avais à cœur de montrer ce que je valais. Oui, j’ai saisi ma chance, mais le plus important va être de reproduire ce genre de performance.

Ce match a-t-il été un déclic ?

Je ne pense pas. Parce que la confiance, je l’avais, bien que certains doutaient de moi quand je n’étais pas à mon poste. Je pense que le regard de certains va changer, mais moi, je continue à faire ce que je sais faire.

Museler Lionel Messi ne donne pas un supplément de confiance ?

(Il réfléchit). Je pense que la confiance, elle vient en jouant les matchs. Mais sur le terrain, on n’a pas le temps de penser à qui on a en face. J’ai un immense respect pour Messi, mais si on commence à se dire qu’on joue contre lui, je pense qu’on commence à être un peu crispé. Ce n’est pas en gagnant mes duels contre Messi que je vais prendre de la confiance, mais enchaînant les matchs.

Les réseaux sociaux sont parfois durs. Les commentaires vous affectent ?

C’est bien que vous posiez cette question. J’ai été décrié sur les réseaux sociaux, alors que je ne jouais pas à mon poste. C’est quelque chose qui m’a touché, mais qui m’a aussi forgé. Maintenant, ça ne me fait plus rien. On parlait du match face à Paris, de mes duels gagnés. Je vais vous dire, ça ne me fait ni chaud ni froid. Parce que je suis dans ma bulle. Les critiques m’ont presque servi finalement, elles m’ont endurci. Je veux faire passer un message à tous les jeunes joueurs : concentrez-vous, restez dans votre bulle, bossez. Si on est là, c’est qu’on a des qualités.

Vous n’êtes pas revanchard ?

Pas du tout. Je ne fais pas attention à ça. Tu n’as pas le temps d’être dans ce genre de calcul. Tu as un match toutes les semaines, les situations peuvent basculer dans un sens ou dans l’autre. Si tu commences à te focaliser sur les critiques, tu perds ton football.

Samedi à Lille, vous retrouverez Bafodé Diakité, avec qui vous avez été formé et avez tissé des liens très forts…

On a une relation qui dépasse le cadre du foot. Quand «Bafo» est à Paris, il va voir mon frère, même si je ne suis pas là. Moi, c’est pareil ici, je vois ses frères et sœurs. Amine (Adli), Nathan (Ngoumou), Kouadio (Koné), c’est pareil. On a un groupe Snapchat (réseau social), on parle tous les jours, de tout. Sauf de foot...

Comment s’est créée cette relation ?

Ça a débuté ici à Toulouse. C’est différent avec chacun. Amine, j’étais dans sa classe, Bafo, c’est plus sur le terrain. Ça part des valeurs que l’on partage, tous. On n’a pas besoin de se parler pour se comprendre. On aime passer du temps ensemble. Que ce soit dans le foot ou dans la vie en général. On part en vacances ensemble, on mange ensemble, on fait notre vie ensemble.

Ces valeurs, elles viennent de votre éducation, où le club vous les a inculquées ?

On a un noyau dur : nos fréquentations, nos familles, qui nous ont transmis ça. Quand on arrive en centre de formation, on est seuls. On peut dévier facilement. Là, le club nous a aidés. Il nous a proposé des valeurs que l’on a su saisir.

La réussite de ce groupe s’explique-t-elle aussi par cette amitié ?

Nos liens sont très forts. On se tire vers le haut, quand un de nous n’est pas bien, on l’aide, on se soutient. D’ailleurs, j’envoie un message à Amine qui est blessé. Force à lui!

Qu’est-ce que cela représente d’être un Pitchoun ?

Je viens de Paris, mais j’ai l’impression de venir de Toulouse. Je suis venu ici en ayant des objectifs,et j’ai réussi à les atteindre. Chaque fois que je rentre sur le terrain, je représente le centre de formation. C’est une responsabilité, et je suis content de l’avoir.

 

 

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